Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 Des nerfs malmenés. (Libre)

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Constantin Nicolaevitch

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MessageSujet: Des nerfs malmenés. (Libre)   Des nerfs malmenés. (Libre) EmptyDim 13 Juil - 1:08

Constantin, petit oisillon sorti de son nid d’un coup d’ail trop vif, baillait d’une façon assez semblable à celle d’un hippopotame depuis au moins… Au Dieu, depuis déjà vingt minutes ! Et qu’est ce donc que ces coups qui raisonnaient dans sa chambre ? Bon Dieu, les gens ne dormaient ils pas à midi passé ? Le jeune homme se leva enfin d’un bon pied gauche, failli s’écraser puis s’étaler lourdement sur le tapis persan qui ornait le parquet, ou plutôt, il failli s’écraser contre le sol dur et froid quand il se rendit compte qu’il n’y avait vraiment pas de tapis persan. Bon sang, où est ce foutu tapis ? Mais, je suis pourtant sûr que… Constantin colla son oreille contre le mur et s’écrasa enfin et pour de bon sur ce sol dur et aussi froid que vos pieds en hiver. En effet, c’était la porte, Constantin. Et… Mais ce visage me dit quelque chose ! Qu’est ce donc que ce grain de beauté aux… un, deux, trois, quatre, cinq, SIX antennes ? Soudain, l’oisillon émerge ; évidemment que son visage me dit quelque chose, c’est Marie, ah cette bonne vieille Marie. Le jeune homme ouvre lourdement sa bouche pâteuse une dernière fois, puis les yeux hagards, passe sa main dans sa chevelure blonde. Instinctivement, il baisse ses mains vers les poches de son pantalon pour les faire pénétrer au chaud mais point de poche, déçu, il regarde Marie d’un air… D’arrivé sur Terre depuis vingt minutes. Ben Marie, qu’est ce que t’as Marie ? Comment ça va Marie ? Tu sais que c’est un bon nom que tu as là, M-A-R-I-E ? D’ailleurs, MARIE, tu n’aurais pas l’obligeance de me dire où est cette foutu salle de bain ? Après quelques minutes d’intenses regards et de longs silences, tout aussi intense aux yeux de cette oisillon, la dite Marie régurgita quelques mots.

« Monsieur Constantin, votre mère vous attends depuis une bonne heure dans le petit salon, elle vous prie de la rejoindre avec un pas plus pressé qu’à votre habitude et je cite : c'est-à-dire, mon fils, je te prie de ne pas longer les murs et de me clamer ensuite que tu as de la colle sur le dos que tu sens la colle et autres fantaisie. »

Non, décidément, ce pauvre oisillon ne cessait de se frotter les yeux de poings maladroits… Ma mère ? Oh. Le mot « mère » fut le déclic du petit, et il sauta du nid comme s'il l'avait fait toute sa vie, enfin… Il trébucha une dernière fois, sur le vrai tapis, cette fois – bon sang, ce tapis est maléfique, qu’on lui coupe la tête, il veut me nuire !- puis se dirigea d’un pas pressé vers la salle de bain dont il avait miraculeusement retrouvé le chemin. Constantin s’habilla assez rapidement, redoutant assez les nerfs prit à vif de sa mère, néanmoins, il prit le temps de ne pas choisir le meilleur sac poubelle bleue, et se vêtu d’un pantalon noir en coupe cigarette, d’un pull en col V gris sous lequel se trouvait un tee-shirt blanc. Il s’arrêta enfin devant une chaise sur laquelle gisait une veste noire… Puis la prit. La Marie le délaissa de sa présence, et sans qu’il s’en rende compte une autre domestique avait fait son apparition. Pour être franc, il ne se souvenait plus exactement de son nom, cela devait être… « O »… Ça devait commencer par un « O », oui, c’est ça. Rappellez-moi-son-nom s’avança vers lui, un air peureux noyant son visage, elle lui tendit quelque chose qu’il reconnu tout de suite : la clé de l’entrée –et donc de la sortie- des domestiques.

« Ce que vous m’aviez demandé, monsieur… »

Surprit, il prit pourtant la clé dans la seconde qui suivit : il ne se souvenait absolument pas lui avoir quémandé une quelconque clé, qu’était il censé en faire ? Il la glissa dans une des poches de son pantalon, puis posa sa main dans la nuque de la jeune enfant apeurée, déposant un « merci » murmuré dans le coin de l’oreille. D’un pas rapide, il quitta la pièce, laissant l’enfant rougissante qui ne cessait de ramener des mèches de cheveux imaginaires derrière ses oreilles.
Il longea les murs, comme à son habitude, puis se souvint de sa mère… Diantre, dans quel état était ses nerfs, à présent ? Oh, il ne préférait pas le savoir. Comme par réflexe, il pénétra ses mains dans les poches de son pantalon et… Oh, Rappellez-moi-son-nom, sois tu béni, mon enfant ! La minute suivante, il était dehors, respirant l’air frais comme jamais ; qu’allait il faire à présent ? Il regarda derrière lui… Bon sang, était il poursuivi ? Il entendait nettement des pas menaçants derrière lui. Calme, il se dit que s’il marchait d’une façon posé, il n’allait rien se passer : pas d’énorme gorille qui allait lui défoncer sa belle figure, et compagnie. C’est donc exactement ce qu’il fit pendant… Environ cinq minutes. Hilare, il se mit soudain à courir tout en criant « Au voleur ! A moi ! On me poursuit ! On en veut à ma vie ! Mes gens, sauvez moi ! » N’étant pas habitué aux efforts physiques trop spontanés, le jeune homme eut au bout de vingt minutes un bon poing de côté, soudain, il s’affaissa, ralentissant sa course pour s’appuyer contre un mur. Il se tenait le ventre, le visage maquillé de douleur. Ils m’ont eut, ces gredins, ces vilains !Mais pas vivant, non, ils ne m’auront pas vivant ! Il regarda autour de lui, et aperçu une librairie, intérieurement, il jubilait. Bon, Harry, dis-moi que tu peux tenir, Harry. En effet, à présent, il était Harry j’ai-pas-de-nom-de-famille de New York. Il aspira un bon coup d’air, serra la main qu’il avait posée sur son ventre plus fort, puis reprit une posture digne, droite, pour pénétrer dans la librairie.
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MessageSujet: Re: Des nerfs malmenés. (Libre)   Des nerfs malmenés. (Libre) EmptyLun 14 Juil - 19:38

Encore une merveilleuse journée qui s’annonçait pour la délicieuse Masha Tweden, il est vrai qu’elle n’avait pas eu la chance de voir Damian mais le soleil était au rendez-vous. Eternelle optimiste, il était rare de voir la jeune femme en pleine crise existentielle et maussade. Vêtue d’une nuisette à pois multicolore, Masha venait tout juste de mettre le pied hors du lit et s’était dirigée, tel un parasite affamé, vers la cuisine de son petit appartement. Assise sur une chaise en bois, l’unique chaise de la pièce, la jeune femme battait du pied en mangeant un bol de céréales arrosées de lait tout en écoutant les Beach Boys réveiller le reste de l’immeuble.
Elle aimait les Beach Boys, à ses yeux ou plutôt à ses oreilles, c’était le groupe qui pouvait vous tirer du lit en deux secondes. Evidemment, elle ne se tenait pas responsable des cernes, des chutes et de la gêne occasionnées. Se trémoussant sur sa chaise, Masha observa de la minuscule fenêtre le ciel étonnamment bleu qui dominait Londres tout en se rappelant les diverses tâches qu’elle devait accomplir dans la journée. Se laver et s’habiller dans un premier temps pensa-t-elle en regardant la porte de son réfrigérateur, customisé par ses soins. On pouvait ainsi y lire un énorme et très voyant « Salute Your Solution » accompagné d’une vingtaine de stickers représentants les protagonistes du dessin animé Babar et Tom & Jerry. Sans oublier les murs de la pièce qui s’adaptaient très bien à l’esprit bon enfant de Masha. Ils étaient rouge cerise, la jeune femme y avait peint une fresque représentant un grand choix de pâtisseries.

Son bol déposé dans l’évier, l’anglaise regagna sa chambre afin d’y prendre ses vêtements, notamment un a-do-ra-ble t-shirt à l’effigie de Pinky and the Brain, son dessin animé préféré soit dit en passant. La nuit dernière, elle avait rêvé du dit t-shirt et à présent, elle se sentait obligée de le mettre. D’un geste brusque, elle s’empara de sa boîte à barrettes, dont elle se servirait après s’être lavé, séché et lissé les cheveux. Une préparation qui prendrait plus d’une heure dans la salle de bain.

Elle émergea finalement, toute propre, se pavanant dans tout l’appartement habillée de Pinky and the Brain, d’une jupe en jean relativement courte et d’une paire de bottines noires, trouvés dans un magasin vintage à Camden Town une semaine auparavant. Masha s’effondra dans le sofa, essayant de retrouver ses esprits et de concocter son futur emploi du temps pour les heures à venir. Faute de cours, la jeune femme envisageait sérieusement de passer la journée à faire les boutiques. Ca lui donnait un petit air superficiel, là dans le métro, à regarder ses ongles peinturler tout en énonçant les boutiques qu'elle comptait faire. Camden Town, évidemment, c'était son quartier de prédilection et elle était ravie d'y vivre à deux pas.

Montant les escaliers afin de revenir à la surface, Masha tomba directement sur l’artère principale du quartier, elle s’éloigna rapidement de la station de métro, tournant à gauche et s’engouffrant dans une ruelle adjacente afin d’arriver devant l’entrée du minuscule et rustique Talking Bookshop, tenu par Carl, un ami de la famille Tweden. D’ailleurs, la jeune femme avait travaillé plusieurs mois dans la boutique, afin de gagner un peu d’argent pour subvenir à ses besoins. D’un geste mécanique, elle poussa la porte et ne fut pas surprise par le petit tintement venant de la minuscule clochette. Comme souvent, la librairie était vide, si on oubliait les habitués habituels, c'est-à-dire Walter et Hugo. Masha se dirigea vers le comptoir et salua rapidement le gérant de la boutique. Comme à l’accoutumée, l’anglaise déposa ses affaires dans un coin et s’aventura dans les rayons poussiéreux. Le tintement de l’entrée se fit une nouvelle fois entendre. Masha ne fit guère attention, préférant chercher un ancien numéro du NME qu’elle pourrait bouquiner quelques secondes. Elle aimait faire quelques découvertes musicales, via ce magazine avec dix ans de retard. Mieux vaut tard que jamais. Une touffe châtain clair tirant sur le blond foncé fit irruption dans son champ de vision. Suspicieuse, la jeune femme plissa les yeux et l’examina de haut en bas. Puis de bas en haut. Ding dong. Masha bondit presque le nouvel arrivant, grand sourire.

_ Je peux t’aider ? Tu cherches quelque chose ? Enfin je ne travaille pas ici hein, enfin ça dépend, je donne un coup de main occasionnellement et puisque tu as une bonne tête, enfin je le ferai même si ton visage n’avait rien de sympathique hein, je suis là si tu as besoin d’aide, je m’appelle Marie-Chaneiz au fait, mais tu peux m’appeler Masha s’exclama-t-elle, d’un ton jovial et d’un air rieur. Difficile de l’arrêter quand elle était partie dans une tirade.
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Constantin Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Des nerfs malmenés. (Libre)   Des nerfs malmenés. (Libre) EmptyMar 15 Juil - 21:04

Un regard angoissé jeté derrière lui à la va vite ; une chose est sûr, Constantin ne sera jamais un agent secret. Premièrement parce qu’il se ferait repérer dans les trois minutes qui suivrait le début de sa mission, deuxièmement parce qu’il s’inventerait des dizaines de trucs absolument faux à propos de sa mission. Hé Constantin, t’as entendu le patron ? Il veut que tu prennes un hélico à St Pétersbourg pour débarquer dans une île du pacifique. Tandis que la seconde suivante, ça serait plutôt… Bordel Harry, tu fous quoi ?! Tu ne vois pas ces types en costume noir derrière ? Ça se voit dans leurs yeux… Qu’ils veulent te zigouiller, pardi ! Il prenait certaine précaution, ne marchait ni trop vite ni trop lentement, il aurait suffit d’un faux pas pour que le libraire le trouve suspecte à faire grincer le parquet ainsi, ou alors à se carapater toutes les secondes aux extrémités différentes de la librairie. Remarquez qu’il pourrait toujours lui dire que c’était un tic, un toc ou encore une simple crampe qui nécessitait qu’il marche de telle façon car c’était scientifiquement démontré… Mais étant donné son état de jubilation, il valait mieux qu’il n’adresse la parole à personne, et si il se risquait à le faire, on pouvait être sûr à quatre-vingt dix pour cent qu’il allait lui rire à la figure, se rouler par terre, le montrer du doigt avec la mine sérieuse, puis repartir dans un rire, un rire si affreux qu’il devrait se tenir les côtes. Côtes qui étaient censées avoir été touchées par une balle de ses poursuivants, ça le ferait donc assez moyennement, si je puis dire.

Et c’est ainsi qu’il ne s’était pas rendu compte qu’il tournait en rond sur le tapis de l’entrée depuis au moins cinq bonnes minutes. A demi honteux, il se retira et fit irruption dans les rayons de telle sorte qu’entre les livres, il pouvait encore guetter la porte d’entrée. L’excitation du moment ayant précédemment atteint son apogée, son enthousiasme chuta à une vitesse phénoménale. Finalement, il finit par se mettre dos à l’étagère, s’appuyant légèrement dessus, mais pas assez pour qu’elle se fracasse et qu’elle indique définitivement sa position à ses agresseurs, de toute façon, il y avait la petite cloche. Ah bénie soit cette petite cloche.

Soudain, et alors que le mal qui étreignait ses côtes se faisait plus léger, une… Bête chevelus fit irruption juste devant lui. Constantin allait se pousser, quand il comprit que cet animal s’adressait à lui et que ce long et rapide débit lui était destiné. Il arqua un sourcil, suspicieux… Non, ça ne pouvait quand même pas être une taupe. Il la jaugea pendant un court instant, faisant attendre sa réponse, la détailla d’une façon qui aurait pu paraître assez inattendu de sa part –si vous voyez ce que je veux dire- puisqu’il s’attarda sur chaque partie de l’animal, mais détrompez vous, c’est de ses yeux innocents d’enfant qu’il la scrutait. Un faux pas, et tout pouvait disparaître, un faux pas, et…

« Jesuispoursuivis,onenveutàmavie ! »

Voilà, il avait fait le grand saut. D’une traite, d’un souffle, il avait tout avoué à la jeune femme. Il jeta un regard à sa droite, puis à sa gauche, pour finalement se re-concentrer sur le curieux animal qui lui faisait face, il n’avait pas l’air de comprendre ce qu’il lui avait dit, et Dieu savait combien il s’était fait violence pour le dire ! Il l’avait presque craché, mais il avait besoin d’aide, n’est ce pas Harry ? La jeune fille arquait les sourcils, provoquant une espèce de grimace assez amusante, seulement, seulement, il était partagé entre la crainte et la jubilation, à vrai dire, il n’était plus sûr lui-même de ne pas être poursuivis ou de l’être. La cloche de la porte retenti, et comme par réflexe, il plaqua l’animal contre une étagère, déposant une main dans sa nuque, il jeta un regard vers la porte ; une vieille avec son caniche, bordel peuvent pas rester chez eux à faire un tricot ceux là ? Remettant son attention sur la jeune fille, il approcha ses lèvres de son oreille avec une intention tout à fait anodine.

« Je suis victime d'un complot, je dois sortir d’ici. »

N’avait elle pas demandé si elle pouvait l’aider ?
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MessageSujet: Re: Des nerfs malmenés. (Libre)   Des nerfs malmenés. (Libre) EmptyLun 28 Juil - 0:04

Voici plus d'un an qu'elle travaillé pour le Talking Bookshop. Masha en avait vu des vertes et des pas mûres durant ce laps de temps mais jamais, au grand jamais, un gus se carapater dans la boutique avec autant d'agilité. Impressionnée, l'anglaise le considéré quelques instants, pensant qu'il fallait des années et des années d'expérimentation pour avoir autant d'adresse et de rapidité. L'air ahuri, la jeune femme considéra un peu plus longtemps le client. A tout casser, il avait dix huit ans. Vingt peut-être, Masha ne lui donnait pas plus. Un sourire serein s'installa sur ses lèvres, persuadée que dégager un aura de tranquillité pourrait être bénéfique à ce pauvre et petit bougre. Se sentant observée de haut en bas, elle croise le regard du blondinet, essayant de deviner son nom.

« Tu... » commença-t-elle, avant d'être injustement interrompus qu'une poussée d'inspiration s'était emparée de son esprit.

« Jesuispoursuivis,onenveutàmavie ! »

« - t'appeleras.. BOURRIQUET ! Non. Non, non, non. Scampy. Oui, c'est immensément cool tu ne trouv- QUOI ? QUI ? HEIN ? NOOOON ? »

Elle ne lâche le magazine qu'elle avait dans les mains, et dieu sait que le NME est sacré. Elle plissa les yeux, examinant à son tour Scampy de haut en bas. Elle arqua un sourcil, toujours le choc, essayant de déterminer s'il la faisait marcher ou non. Puis BADABOUM. Le tintement de la clochette, le gus qui fonce droit vers elle, PLAQUAGE contre une satané étagère et une main pas si inconnue posée sur sa nuque. Masha étouffa un cri, réalisant que le blondinet avait encore frappé. Elle essaye vaguement de se dégager mais l'emprise du gus était bien plus important qu'elle ne l'aurait cru. Quelques dixièmes de secondes plus tard, elle se détendit quand son ravisseur se pencha vers son oreille.

« Je suis victime d'un complot, je dois sortir d’ici. »

L'anglaise resta dubitative quelques secondes mais voyant l'air super sérieux du blondinet elle ne résista pas longtemps à l'envie de l'aider. Masha était comme ça, elle n'aimait pas voir des âmes en peine et faisait de son mieux pour aider quelqu'un quand on lui demandait. Très altruiste la petite. Elle se dégagea tant bien que mal de l'étreinte qui n'en était pas une du garçon, cherchant un plan. Croisant le regard de Carl au loin, elle eut un petit sursaut et pressa ses deux mains sur les épaules du nouveau Scampy. Le forçant à s'accroupir.

« A QUATRE PATTES ! » s'écria-t-elle, dans un souffle. Impossible de dire ce que cette position leur apportait, si ce n'est l'air ridicule. Un client les frôla, les regardant avec surprise maisqu'est-cequ'isfont. Masha connaissait les lieux par cœur et cherchait déjà un plan d'évacuation de la boutique. Passer par la porte de devant était trop risqué, il restait toujours la porte de derrière. Ses yeux devinrent brillants, elle avait toujours rêvé de passer par la porte de la réserve et elle n'avait jamais réalisé ce grand fantasme, frustration oblige.

« Pssssst ! » siffla-t-elle entre ses deux dents, afin de capter l'attention du gus, occupé à bouquiner une revue sur la vie des oiseaux. Masha lui arracha des mains et remit le magazine à sa place, essayant de faire les yeux de lafillepascontente. « Si tu veux avoir une chance de t'échapper, SUIS MOOOOI ! » murmura-t-elle, l'air grave. « On va devoir ramper mec, le long du rayon de littérature étrangère, puis à droite dans les romans et à gauche dans les policiers. Tu es prêêêêt ? »
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MessageSujet: Re: Des nerfs malmenés. (Libre)   Des nerfs malmenés. (Libre) EmptyLun 28 Juil - 15:33

Bon sang, pourquoi personne n’avait eut l’ingéniosité de lui offrir la cape d’invisibilité d’Harry Potter ? Le jeune homme se maudissait encore de ne pas être le héros d’un quelconque livre de qualité et non à l’eau de rose lorsqu’il fut happé par quelque chose qui tirait méchamment sur ses chevilles. Effrayé, il fit un petit bond, relâchant en même temps la jeune fille de ses griffes. Il fronça les sourcils en direction de la chose supposée méchante, vil, sans scrupule et compagnie qui lui avait mordillé la cheville, direction qui s’avéra être celle d’une personne assez âgée. Exactement celle que vous attendez devant une cheminée en compagnie d’un tricot à la couleur rosé et d’un chien aussi fripée qu’elle, elle esquissa un sourire, Constantin s’apprêta à faire de même… Et se stoppa quand il vit une satanée boule de poil à ses pieds à LUI. Il la pointa du doigt, l’effrayant certainement et se retint d’émettre une espèce de petit grognement ; il ne devait pas perdre son but de vue.

De tout ça, on peut retenir que lui-même n’avait absolument pas retenu le stupide surnom que la jeune femme lui avait donné, on peut même se demander s’il l’avait entendu. Mais dans le cas contraire, on pouvait être sûr qu’un rouge vif se serait prit d’affection pour son visage. Constantin suivait toujours du regard la boule de poile – qui, en effet, était exactement, elle et son propriétaire, le pourquoi du ‘je-plaque-quelqu’un-pour-le-bécoter-sans-le-bécoter’- quand deux mains se posèrent sur ses frêles épaules, exerçant une certaine pression – oui, Mimi Cracra sautillait de tout son poids pour exercer cette pression- qui le força à s’accroupir. Constantin haussa un sourcil vers le haut, sans réponse puisque la rebaptisée Mimi Cracra se carapatait déjà de façon assez comique, avouons le, courant comme un chien blessé fuyant un chat vert monstrueusement grand, vers une porte qui avait tout l’air d’être la porte de la sortie.
Il hésitait à avancer, jetant des regards de tous les côtés, guettant le moindre mouvement suspect de ses attaquants. Soudain, il remarqua un homme à moustache assez suspect –c’est la moustache qui fait tout, aucun doute-, ou du moins assez suspect pour attirer l’attention du jeune homme sur le livre qu’il lisait avec attention. Constantin, toujours à quatre pattes rappelons le, se rapprocha de lui d’une façon qu’il aurait jugé discrète et qui aurait été jugée discrète si elle avait concernée un éléphant rose à point vert, puis attira son attention d’un autre côté en criant presque.

« Hé Jo, t’as vu ces supers promotions sur ces satanés bouquins sur les oiseaux ?
- Ouais, à coup sûr Harry, c’est une belle affaire, ça ! »
Termina t’il en changeant le ton de sa voix.

A son plus grand amusement, l’homme à la moustache réagit dans la seconde qui suivit, délaissant le livre pour lequel il portait un grand intérêt la seconde auparavant. Constantin leva donc une main discrète et le faucha vers le bas. En tailleur, il prit soin de vérifier chaque page une par une, évidemment. Enfin, tout ça, c’était sans compter le « psssst » si prononcé de Mimi Cracra, « oui ? » allait il lâcher, de grands yeux ouverts, le bien personnifié, mais il fut devancer par le regard très très trèèèès menaçant de la jeune fille. Ce qu’elle lui dit lui inspira plus un parcours du combattant ou un jeu télévisé débile japonais qu’autre chose, mais il hocha gravement la tête, faisant un signe militaire incompréhensible qui devait signifier quelque chose comme « d’accord, pars devant je te couvre ». Rien n’était moins sûr que la compréhension de son signe, mais la jeune fille se remit à avancer, se carapatant toujours, mais plus lentement. Le jeune homme adopta alors la même façon de courir à quatre pattes, riant et jetant des regards sérieux puis affolé dans la même seconde.
Oh, mais cette boule de poile, je la reconnaitrais entre mille… Dans le mil, mec ! Bernadette, l’infâme boule de poile, revenait à l’attaque, plus déchainée que jamais. Bernadette le Yorkshire le plus dangereux du pays avait en tête de compliquer la tâche à nos deux acolytes ; comme atteint d’une crise d’épilepsie aux dixièmes degrés, le chien fonça maladroitement dans les étagères, déballant au monde entier la force de Bernadette le chien légende. Bien entendu, Bernadette n’avait pas choisis des étagères de livres au hasard, et les livres qui ne demandaient qu’un souffle pour s’effondrer par terre n’était que des livres policiers, des romans étranger et anglais.
Bonjour, je cherche un nouvel itinéraire pour accéder à la porte de sortie… Oh et sinon, vous avez des boucliers en stock ?
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MessageSujet: Re: Des nerfs malmenés. (Libre)   Des nerfs malmenés. (Libre) EmptyJeu 31 Juil - 22:04

Tout était en mesure de chambouler sa journée. De la minuscule céréale avalé de travers, qui l'aurait conduit droit aux urgences. A la boule de poils sur pattes, ce genre de petite chose qui aboit sans cesse et qui montre les dents pour un rien. Aux étagères qui s'écroulent, par la faute de ce maudit chien, répondant pour l'occasion au sobriquet de Bernadette. Original pour un chien me direz-vous, dans les circonstances actuelles, Masha n'en avait rien à faire s'il s'appelait Bernadette, Robert ou Gertrude. Rien ne le rendrait sympathique à ses yeux, depuis qu'il avait littéralement massacré son plan d'action. Son regard croisa celui de la bête folle, elle n'avait jamais été très forte dans la communication animale mais – surprise – Bernadette du sentir sa frustration. Elle lui montra ses dents, le chien commença à glapir. Nulle doute était permis, l'anglaise était prête à lui arracher la tête. La bête continua son cirque, il s'était mis à tourner sur lui même, attirant par la même occasion l'air attendri de sa vieille maîtresse. Moue contrariée, envie de meurtre de plus en plus pressante.
Elle observa le désordre littéraire, les chemins qu'elle avait envisagé se retrouvaient TOUS – sans exception – ensevelis sous une tonne, non deux, de livres. Que c'était injuste. Carl porta un regard accusateur vers elle, sans doute persuadé que son nouvel ami et elle-même étaient responsables de ce désastre. D'un doigt menaçant, elle indiqua le chien, en plus d'être inutile à la société, il avait le pouvoir de pourrir la vie aux bons éléments de ladite société. Injustice vous avez dit ? Finalement, son attention se reporta sur Scampy, également arrêté dans son élan. Elle retrouva son calme, légèrement parti en fumée une minute auparavant et eut la bonne idée de se cacher derrière le présentoir des bandes-dessinées, entrainant son compagnon d'infortune par le bras.

« Nos chemins se séparent ici soldat. » déclara-t-elle sobrement. Elle indiqua la porte de derrière d'un mouvement rapide. « Rendez-vous à l'arrière de la boutique dans deux minutes. Synchronisation des montres... » fit-elle, accompagnant le geste à la parole.

Improvisation totale à partir de maintenant. L'anglaise prit quelques secondes pour étudier le terrain, un peu comme Napoléon Bonaparte, le premier, quand celui-ci été décrit comme Victor Hugo. Elle avait l'impression d'être attendue, que tout se passait au ralenti jusqu'à ce qu'elle se décide à passer à l'attaque. Prenant une nouvelle fois son courage à deux mains, elle se remit à quatre pattes et recommença à avancer, un peu comme si quelqu'un s'était emparé de la télécommande et avait appuyé sur le bouton Play.

La grande aventure pouvait débuter.

Alignant une main et un genou l'un après l'autre, elle buta vite contre un tas de romans, à défaut de contourner, elle prit la voie de droite, longeant ainsi les étagères consacrées à la littérature russe. Elle fit particulièrement attention à Gogol, en plein milieu de l'allée. Masha continua son chemin, tournant à gauche cette fois-ci, et à gauche, encore. Sortie du royaume des mangas d'occasion, il lui fallut – avant de se reposer sur ses lauriers en attendant l'autre gus – franchir la barrière que formait la section poésie. Ce n'était certainement pas le moment de bucher sur T.S Eliot ou Shakespeare, certaines occasions s'y prêtaient, d'autres non, ainsi va la vie.

Après deux minutes de péripéties, plus ou moins saugrenues, la jeune femme jeta enfin un coup d'oeil aux alentours afin de voir la position précise du dit Scampy. Toujours à quatre pattes, et une fois le duo réuni, elle tendit une petite main vers la poignée de la porte et exerça une légère pression sur celle-ci, caressant déjà l'idée de se trouver à l'extιrieur de la boutique.

« Allez soldat, un dernier effort » souffla-t-elle à l'intention du jeune homme. Heureusement, la boule de poils s'était vite lassée de son petit jeu et traînait à présent dans les pattes de sa maîtresse, aussi vieille et peu attirante qu'un tonneau contenant de la vinasse depuis plus de soixante-dix ans. Du coude, Masha poussa finalement la porte, donnant ainsi vue sur une ruelle assez glauque dans son genre – on n'est pas à Camden Town pour rien je vous signale – et en franchit le seuil. Ciel gris, d'accord, odeur suspecte, je vous l'accorde également.
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