Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 a town called malice. (constantin)

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MessageSujet: a town called malice. (constantin)   a town called malice. (constantin) EmptyJeu 31 Juil - 9:57


    Il y avait cette fille. Une blonde. Blonde de chez blonde. Grande, mince, presque élégamment dégingandée. Elle portait des vêtements amples et vaguement miteux, le genre de vêtements dont on se doute qu'ils ont été piochés à l'aveuglette dans un placard sombre - sauf que ces trucs la rendaient éblouissante. Elle ne souriait pas mais affichait une sorte de force tranquille et calme, une nonchalance non feinte, et totalement dépourvue de l'électricité que dégagent souvent les mannequins idiotes. Dana songea que, si elle-même avait été un homme, cette blondinette eût été tout à fait son genre.
    Il y avait aussi un garçon. Qui avait l'air d'un mannequin suédois - il n'y avait donc que des mannequins dans ce foutu pub ? Qui n'était pas mal du tout. Et qui avait l'air paumé. En plus de cela, il rappelait franchement quelqu'un à Dana. Elle savait qu'elle le connaissait, et comme cela la tracassait, elle n'avait de cesse de lui jeter des regards en coin. Lui ne paraissait même pas s'être rendu compte de la présence de la jeune femme. Son expression infiniment absente donnait presque l'illusion qu'il n'était pas là. Un genre d'homme invisible. Il était soit très occupé à réfléchir, soit complètement shooté. Peut-être même excessivement exhausted.
    Et puis, il y avait Dana, accoudée au bar du Ye Olde White Bear, accoudée entre cette fille et ce garçon, accoudée pour boire son diabolo fraise. La grande blonde, plantée à droite de miss Nicolaevitch, regardait fixement vers la droite. Le substitut de mannequin suédois, planté à gauche de miss Nicolaevitch, ne regardait rien. Miss Nicolaevitch, plantée au milieu, laissait son regard errer partout, à droite, à gauche, sur les gens, les choses, et jusque dans les profondeurs de sa mixture rose effervescente.
    Elle n'aurait pas dû venir seule. Elle se faisait chier à mourir.

    Dana Nicolaevitch avait toujours aimé Ye Olde White Bear. Bon, d'une part, ce bar était situé relativement près de l'immense baraque de familiale, ce qui lui avait déjà donné environ six mille occasions d'aller y siroter une bière. Mais ça allait plus loin qu'une simple habitude de détente. Cet endroit avait abrité pas mal de cuites adolescentes - les premières, les vraies, celles dont, malgré la gueule de bois du lendemain, on est vraiment heureux. Et puis cette atmosphère très irish pub donnait l'impression que le lieu était magique. On s'attendait quasiment à tomber sur quelques lutins roux à rouflaquettes traînant dans un coin poussiéreux.
    Cela dit, depuis quelque temps, Dana ne fréquentait plus tellement l'endroit. Trop de choses à faire. De personnes à voir. Toutes ces choses qui font qu'on perd ses habitudes sacrées au profit d'une vie de plus en plus adulte. Berk.

    « Dis. Je t'ai pas déjà vue ? »

    Pas le mannequin suédois, contre toute attente, mais une voix féminine, traînante. Dana se retourna vers sa voisine de droite et la scruta un instant.
    Ce cou immense, ce gilet gris et lâche, cette attitude à la fois pleine d'assurance et de je-m'en-foutisme, miss Nicolaevitch les connaissait. Bien sûr. Il ne pouvait s'agir que d'elle. Et puisque il s'agissait d'elle, Dana jugea plus sage de ne pas répondre. C'était quelque chose qui lui arrivait très rarement, car habituellement, ses bêtises, elle les commettait en connaissance de cause ; mais là, force était de constater que notre petite brune sentait la honte fondre sur elle, et puis la rage aussi. Sa honte à elle pour se battre contre la rage de l'autre.

    « Ah, ça y est, elle se rappelle enfin », fit encore la blonde avec un sourire sans joie.

    Et puis, sans crier gare, elle s'arracha du bar et bouscula "malencontreusement" le diabolo fraise, qui finit sa course sur la chemise de Dana.
    Bien envoyé.
    Ca t'apprendra à piquer le petit-ami des autres, ma vieille.
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Constantin Nicolaevitch

Constantin Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: a town called malice. (constantin)   a town called malice. (constantin) EmptyJeu 31 Juil - 14:45

« I love my English Romaaaaaaance. »

Oui, ce que vous entendez, mesdames et messieurs, c’est bien la voix de Constantin Nicolaevitch. Ce dernier qui était occupé à gesticuler dans tout les sens dans la chambre de sa petite sœur. Pourquoi ? Parce que c’est un gamin absolument puéril, mais rassurez vous, ça lui va bien. En fait, je me dois quand même de préciser qu’il ne s’était pas vêtue des écharpes à plumes, rouge à lèvres et compagnie que sa petite sœur met lorsqu’elle fait la même chose qu’il était entrain de faire en ce moment même, parce qu’une Rock Stars, ça ne fait pas ça. Enfin, du moins, pas celle qu’il était à l’instant même. Parce que celle qu’il était à l’instant même, pour tout vous dire, c’était exactement le genre de gus à porter un perfecto, la cigarette au bec et les cheveux ébouriffés. Perfecto qu’il n’avait malheureusement plus puisqu’une foutue servante l’avait brulé sans le faire EXPRÈS.

Il aimait bien aller dans la chambre de sa sœur, ça sentait toujours bon, voir très bon quand ça sentait la barbe à papa ou un autre truc vachement sucré qu’il appréciait forcément. En fait, quand on y pense, il devait passer plus de temps dans la chambre de sa petite sœur que dans la sienne, bon, en même temps, sa chambre était trop vide, sentait l’anti mite à la lavande à trois cent mètres, donc on pouvait aisément comprendre pourquoi il était tout le temps fourré dans la chambre de sa petite sœur. En fait, quand on y pensait encore plus, on se rendait compte que Constantin n’était presque jamais dans sa chambre. Parce que, pour tout avouer, la nuit, il ne dormait même pas dans sa chambre, en fait, il vagabondait entre chambre d’ami et chambre d’ami. C’était plutôt chouette comme vagabondage, jusqu’à ce qu’une servante s’écrase sur lui, dans son lit, dans sa chambre, à elle. Depuis, il avait décidé d’arrêter ce sports à risque. Enfin, ça, c’était avant la nuit dernière, avant qu’il ne décide qu’il était une Rock Stars et qu’une Rock Stars, c’est forcément un rebelle de chez rebelle qui crache partout et tout. Là, il avait décidé de dormir dans TOUTES les chambres d’amis qui pouvaient exister dans le château, et pour ça, il restait environ une quinzaine de minutes dans la chambre, pas une de plus, pas une de moins. S’en était suivis l’euphorie et l’ivresse de la nuit blanche, d’où, on peut supposer ce gesticulage intensif dans la chambre de sa petite sœur qui aimait bien, même si elle ne l’avouerait jamais, qu’il soit dans sa chambre.

« Bonjour, je te sers quelque chose ? »

Et c’est en bonne Rock Stars que Constantin se retrouva, la cigarette au bec, les cheveux ébouriffés et le perfecto en moins mais I’m a Passenger d’Iggy Pop dans la tête, dans ce pub où la gérante l’avait toujours fasciné. Oui, il préférait les schizophrène aux gens normaux, c’était un foutu fait. Il prenait un certain plaisir à parler avec elle de chose qui ne le concernait absolument pas, de chose qu’il ne connaissait même pas, mais parler avec une schizophrène, ouais, il trouvait ça vachement chouette. Il avait même l’impression d’être un peu plus particulier, et ça, même le capitaine de l’équipe de foot au cerveau d’huître aurait trouvé ça vachement chouette. Il pensait à tout ce qui était plus chouette avec un schizophrène qu’avec une personne normale, tout en tirant abusivement sur sa cigarette sans filtre, le regard dans le vide jusqu’à ce qu’il remarque qu’une fille absolument pas chouette avait fait tomber son verre sur la chemise de sa voisine de table de bar. C’était en partie pour ce genre de mesquinerie qu’il préférait parler avec les schizophrènes, et pour pleins d’autres choses aussi, mais surtout pour ça.

Constantin jeta un regard distrait à la blonde qui n’était absolument pas chouette, qui s’était jetée sur le flipper, puis leva de grands yeux clairs vers la jeune fille à côté de lui. Elle lui disait quelque chose… De très très vague. Honteuse, ça pour l’être, elle avait l’air de beaucoup l’être. Peut être méritait elle se succulent Diabolo sur cette chemise, mais il ne préférait pas le savoir, si c’était possible. Il étira ses lèvres en un sourire affectueux et presque compatissant, pour lui-même s’arracher du bar après avoir demandé une serviette à la gérante du bar. D’un pas qui se voulait… Qui se voulait comment, au juste ? Un peu arrogant, en fait, il se dirigea vers le flipper, et accessoirement vers la blonde qui était tout sauf chouette, enfin, qui aurait pu l’être si elle n’avait pas renversé ce diabolo. Constantin pénétra sa main dans la poche droite de son pantalon, laissant l’autre pendouiller un peu en rythme de la chanson d’Iggy Pop qui lui trottait toujours dans la tête.

« Le café, c’est mieux. » Dit-il en prenant part à la partie, tout en poussant petit à petit la jeune femme du flipper. Elle leva un sourcil, et cracha un « Hein ? »
« Ouais, je veux dire, tu voudrais être la garce de série Z, c’est compréhensible, mais, t’es pas douée pour ça. » Continua t’il tout en poursuivant la partie de flipper de ses mains expertes depuis quelques secondes. La blonde absolument pas chouette fronça les sourcils, il était plutôt adorable… Si vous aimez le genre j’adoooore-te-faire-chier.
« Le café, tu comprends, ça tâche VRAIMENT. Ca sera pas comme ta petite tâche qui partira en deux secondes. Quand on fait quelque chose, il faut bien le faire, tu comprends ? Sinon, on devrait pas le faire. Déjà parce que ça servira à presque rien, et après parce que t’en deviens ridicule… Comme maintenant. » Sur ces mots, il délaissa la blonde pas chouette qui avait l’air assez honteuse pour devenir aussi rouge qu’une tomate dans la seconde qui allait suivre, ainsi que le flipper avec lequel Constantin avait explosé tous les records. Ah, on est une Rock Stars ou on ne l’est pas, hein.
Il alla se rassoir, souriant d’un air assez débile dans le genre rêveur. Son visage disait : pardon ? Je ne sais pas ce que je fais là, venez me chercher s'il vous plait. Punaise, il craignait, il venait de s’en rendre compte, pourquoi il avait ça, en fait ?
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