Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 ouvert à tous - you fucking love it

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Melody Jazz Mac Leold

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MessageSujet: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 4 Oct - 21:01

    "Quelqu'un a un b-b-briquet ?" Il devait être dix ou onze heures du soir. Pour être tout à fait honnête, Jazz avait perdu toute notion du temps depuis qu'elle s'était accoudée au comptoir d'un bar du côté de Camden. Accompagnée d'une simple connaissance, elles avaient été rapidement accostées par deux types, jeunes et bien foutus. A moins que sa vue ne soit déjà troublé par l'alcool à ce moment. De toute manière, le résultat le même, ils étaient tous les quatre imbibés d'alcool, le bar avait fermé trente minutes auparavant parce qu'il n'avait pas de licence et ils se retrouvaient dans les ruelles crades et londoniennes. "Et est-ce que quelqu'un aurait une clope ?" C'était la voix de Sam, un des types du bar. Le blond vénitien, le plus con des deux, le plus lourd aussi. "P-p-p-ersonne aurait à b-b-b-oire ?" Et ça, c'était l'autre, John. Le brun ténébreux, celui qui bégayait, et ça ne lui donnait aucun charme. "Vous pourriez pas la fermer vous deux ?" s'exclama Jazz avec mauvaise humeur en se retournant vers Curly, sa simple connaissance. Les deux filles essayaient de trouver le bon chemin, celui qui les mènerait jusqu'à Regent Street. En effet, Jazz avait entendu parler d'une soirée donnée par un des membres des Nicolaevitch et elle voulait s'y rendre. Ca n'avait rien à voir avec la haine ancestrale entre les deux familles, elle ne comptait pas faire exploser une bombe atomique dans l'appartement convoité, c'était trop bas pour elle. Jazz avait simplement envie de s'amuser et maintenant qu'elle était à moitié saoule, elle voulait profiter correctement de son état d'ébriété avancée. Le groupe s'engagea sur une des artères principales de la capitale.

    "Par là" Simple indication, ce n'est pas comme si elle aimait tout le temps être au commande. "T'es sûre ?" demanda Curly en mettant sa main en visière, essayant de repérer.. un truc. "Ouais t'es sûre Sophia ?" Ha oui, quand John et Sam lui avaient demandé son prénom, elle avait donné Sophia. C'était l'expérience qui parlait : ne jamais donner sa véritable identité. Vous pourriez vous retrouver dans de fâcheuses situations si l'envie d'être honnête vous prenait. "Ouais, parce que si on se perd, on..." Panne d'inspiration ? "On t'emmène dans un coin sombre et tu pourras tester nos deux montures, en même temps" dit l'un "Avec ou sans ton consentement" précisa l'autre. Rires gras. Jazz ne put s'empêcher d'afficher une grimace de dégoût. Pourquoi elle les avait traîné jusqu'ici déjà ? Ah, oui, ils lui avaient payé plusieurs tournées. "Vos gueules vous deux" Le groupe était à présent sur Regent Street, les deux jeunes femmes avaient le nez en l'air, cherchant un appartement encore allumé. Ils marchèrent pendant une minute avant d'apercevoir une demi douzaine de personnes agglutinés au balcon d'un logement situé au troisième ou quatrième étage d'un immeuble. "FAUSSE BLOOOOOOOOOOONDE" cria une fille, au ton de sa voix elle était également bourrée, en direction de Jazz. John, Jazz, Sam et Curly s'arrêtèrent à la première intersection qu'ils rencontrèrent, ils tournèrent, afin de ne pas être à la vue des occupants du balcon.

    "C'est là" fit simplement l'américaine. Aucun doute n'était permis. Du bruit, du monde, et de la lumière, c'était les signes inconditionnels d'une soirée. Le problème, c'était d'entrer sans se faire remarquer, afin de ne pas passer pour des parasites pas invités. "La porte du hall d'entrée était ouverte quand on est passé" indiqua Curly, sous le regard intéressé de Jazz. L'information qu'elle venait de délivrer facilitait tout, TOUT. Elle hocha la tête, laissant l'autre jeune femme expliquer son plan. "On attend quelques minutes ici, on se dirige vers l'immeuble en longeant les murs, histoire de ne pas se faire remarquer... Surtout qu'ils t'ont directement capté Jazz" ajouta-t-elle en pointant un doigt vers ses cheveux blonds. Sam s'approcha dangereusement de Jazz et attrapa une mèche, l'analysant avec attention. "C'est ta couleur naturelle ?" Elle ne prit même pas la peine de répondre et s'écarta de lui. "On s'infiltre dans le hall, on grimpe les escaliers et.. soit la porte de l'appartement est ouverte... soit on frappe et on se précipité sur la première personne venue" C'était raisonnable, foireux, mais raisonnable. "Sur ses sages paroles, Sam, John, on vous quitte, b-b-b-b-b-b-b-bonne soirée" fit-elle, mesquine, en entraînant Curly avec elle, avant qu'un des deux types n'aient eu le temps de réagir.

    La porte était fermée. Jazz prit son courage de fille bourrée à deux mains et frappa. Bien évidemment, une âme charitable et imbibée d'alcool elle aussi ne tarda pas à leur ouvrir. Grand sourire jusqu'aux oreilles, Jazz combattait son insociabilité, elle eut le reflexe de maintenir la porte ouverte jusqu'à ce que le Nicolaevitch s'efface pour la laisser passer. Elles étaient enfin à l'intérieur. Plusieurs visages lui étaient familiers mais elle se dirigea d'abord vers le bar, avec l'attention de se verser un verry de whisky. Mais la bouteille fut kidnappée juste devant son nez, par un vilain et rapide esprit qui voulait aussi se servir. Oh bah zut alors.


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Dernière édition par Melody Jazz Mac Leold le Lun 6 Oct - 22:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 4 Oct - 22:03


    Un bourdonnement résonnait dans ses oreilles mais il s’en fichait, ça ne comptait pas. La musique était tellement forte qu’elle semblait en faire trembler les murs et produisait de petite vague à la surface du verre qu’il tenait dans sa main droite, même s’il était gaucher. Des gens passaient, le bousculaient, pendant qu’il s’amusait à battre l’air de sa main libre, se frayant un chemin au travers de la foule. Au travers des hurlements, de la musique, des bruits de succion et autre fonds sonores suspect, le jeune homme cru entendre distinctement des coups contre la porte d’entrée. A croire qu’ils n’étaient pas encore assez à être serrés dans ce trou à rats. Ses paupières se fermèrent lentement pourtant ses jambes le portaient encore, et une fois qu’ils furent ouvert à nouveau, il vit une fille étendue par terre, l’air endormie, les lèvres entre ouverte, innocemment immobile. La pauvre. Insouciant, le jeune homme enjamba le corps gracieux de l’inconnu, et se dirigea vers le bar pendant que du coin de l’œil, il notait mentalement que la porte d’entrée venait d’être refermée. Il était encore assez lucide pour trouver son chemin à travers la foule, mais pas assez pour ne pas être en train de se demander si les petites bulles dans son verre montaient ou descendaient... Un petit hoquet le secoua, et il balança son verre contre le mur. Quelques regards curieux se tournèrent vers lui, mais ce désintéressa bien vite de son cas alors qu’il riait à gorge déployée, comme un dément. Brusquement, ses yeux furent attiré vers un reflet scintillant qui vue d’ici, semblait être une bouteille d’alcool encore remplie, un miracle, en somme.

    « Ma chère et tendre, ma vie, mon oxygène, mon souffle, ma douce haleine... »

    Ce n’était pas très rassurant qu’il se mette à parler tout seul, mais il s’inquiété rarement de sa santé mentale, ces temps-ci. Vivant, et heureux, pour quelques heures, il empoigna rapidement le goulot de sa muse, apercevant au passage une main aux réflexes encore plus lents que les siens en cette heure tardive de débauche. Hors de question qu’il partage, de toute manière. Après un bref coup d’œil envers la jeune fille qui se tenait là, il but une longue gorgée, tellement longue qu’il s’enfila délicieusement la moitié de la bouteille. Il la recula doucement de sa bouche, toujours penchée, celle-ci déversant quelques rasades de son contenu contre cette chemise neuve qu’il avait payé une fortune quelques semaines auparavant. Les paupières closes, il respirait...

    « Inutile d’attendre, je ne suis pas l’Abbé Pierre. »

    En transe, il ne bougeait pas d’un fil. Du moins, mentalement. Puisque physiquement, il tanguait d’avant en arrière sans s’en apercevoir. Le début de la folie, le début de la fin ? Miraculeusement, ses yeux s’ouvrirent, fixés tout droits sur la demoiselle. Enfin, il baissa la bouteille, presque vide.

    « Tu n’es pas une vraie blonde. »
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 4 Oct - 22:48


    C'était bien la première fois qu'une bouteille de whisky s'envolait juste sous ses yeux, et Jazz était quelque peu contrarié. Surtout quand elle finit par percevoir le frêle adversaire qui lui faisait face. Grand, blond, cheveux en bataille, yeux bleus brillants - à cause de l'alcool, sans aucun doute. L'américaine le dévisagea, alors qu'il buvait à même le goulot. Elle resta quelques instants plongée dans cette contemplation horrifique, avant que la voix du sosie de Johnny Bravo (vous savez, ce nase égocentrique avec une banane jaune) n'arrive à ses oreilles. Elle haussa les épaules, regard perplexe à l'appui.

    "Ça tombe bien, je te demandais pas la charité" Elle tendit alors le bras vers la bouteille, plus rapide que son adversaire de boisson et arriva à la capturer. Dans la seconde qui suivit, elle versait le liquide dans son verre, l'air satisfait. "Mais dans tous les cas, je l'ai eu" fit-elle en reposant le whisky sur la table.

    Jazz tourna les talons, décidée à retrouver Curly parmi la foule. D'ailleurs, elle se demandait comment autant de personnes pouvaient rentrer dans appartement, aussi grand soit-il. Avant de disparaître complètement dans la masse d'invités, elle fit volte-face vers Johnny Bravo et leva un pousse.
    "Bien vu au fait. L'alcool n'a pas encore altéré ta vue" Elle avala une gorgée du contenu de son verre et reprit la parole. "T'inquiète pas Johnny, fais moi signe quand l'envie de vomir te prend, je te tiendrai les cheveux, adieu l'ami".

    Pif, paf, boom, elle disparaissait, happée par le flot humain.

    Néanmoins, ses recherches furent sans résultat. Ses yeux avaient beau se transformer en lazer, Curly était introuvable. Elle avait traversé la pièce, dévisageant chaque humanoïde et elle avait beau découvrir des visages familiers (quelques Mac Leold s'étaient également incrustés visiblement), sa camarade de soirée était introuvable. Jazz atterrit finalement au balcon, jouant des coudes pour pouvoir s'accouder à la ballustrade, le regard dans le vague, les cheveux légèrement secoués par le vent. Bref, le cliché de la fille solitaire. Plusieurs fois du whisky descendit dans sa gorge et son verre se vida rapidement. Elle était sur le point de retourner à l'intérieur, quand une fille -toujours la même- s'écria de nouveau "FAUSSE BLOOOOOOOOOOONDE" en la pointant du doigt, c'était presque lourd et chiant. L'américaine balaya la remarque d'un signe de main. "Tu te répètes chérie"

    Ses jambes, qui s'ennuyaient également, la portèrent du côté des chambres, salle de bain et compagnie. Autant faire un tour du propriétaire. Elle ouvrit une des pièces, celle des toilettes à priori, à en juger par la rousse qui vomissait tripes et boyaux dans la cuvette. Une affreuse et ignoble odeur arriva jusqu'au nez de Jazz qui s'éloigna d'un bond, claquant la porte derrière elle. La jeune femme retenta l'expérience quelques mètres plus loin, cette fois-ci, pas de relents sordides. Mais dans la pénombre, elle pouvait distinguer deux ou peut être trois silhouettes s'activaient, dans des soufflements rauques. Jazz plissa les yeux et se retourna... pour tomber nez à nez avec Johnny Bravo, débiteur de boissons. "Tu vas les rejoindre ?" demanda-t-elle avec indécence. "J'ai toujours eu envie de participer à une orgie" Jazz, impudique ? Mais où va le monde ?


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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 4 Oct - 23:18


    Après réflexion, elle n’était pas si lente. Et son état semblait bien moins critique que le sien. Elle se servait un verre, tranquille, silencieuse, comme si de rien n’était. Chancelant, le jeune homme n’avait même plus le courage de faire un pas en avant pour récupérer son bien, rien n’indiquait qu’il ne se rendait pas disponible pour une chute mémorable. Il s’imaginait parfaitement s’emmêlant les pieds, trébuchant, se raccrochant péniblement aux vêtements de la demoiselle en face de lui qui pousserait des cris puissants tant elle était outrée. Immobile, il la suivit du regard alors qu’elle changeait de direction, elle semblait chercher quelqu’un et Alexei aurait parié que cette fille n’était pas une Nicolaevitch. Il clignait lentement des yeux alors qu’elle disparaissait, happée, et toujours aussi mystérieuse. Un coup violent dans son épaule le fit sursauté alors qu’une bande de jeunes qui s’agrippaient partait dans une danse sordide qu’il semblait venir d’inventer. Pris de nausées incontrôlables face à ce spectacle qu’il n’avait pas demandé à voir, il fit quelques pas en arrière, se souvenant tout à coup des dernières paroles de l’inconnue. Johnny ? L’avait-elle réellement affublé de ce prénom ringard ? Il se souvenait distinctement l’entendre dire ce nom, et ajoutait qu’elle lui tiendrait les cheveux s’il vomissait. Etrange personnage que cette demoiselle... Soudainement animé d’une force qu’il pensait inexistante, il monta les escaliers menant aux chambres et aux nombreuses salles d’eau, puis s’engagea dans un couloir plutôt sombre. Certaines portes étaient entre ouvertes, d’autres fermée complètement à clé cachant de noir secrets... Quand d’autre encore était grande ouverte, dévoilant des actions qui pourtant devaient se faire dans une totale intimité, selon le jeune homme. Pressé de défaire cette image de ses rétines, et après un vif secouement de tête, le jeune homme fit volte face, immédiatement remis en situation initiale. Encore une fois cette fille. L’avait-elle suivit ou étais-ce un pur hasard, peu importait, il l’écoutait attentivement, tâchant de comprendre le moindre de ses mots, puisqu’il n’était plus très frais à cette heure tardive.

    « J’aime pas ça à plusieurs. »

    Puisqu’elle semblait franche, tant qu’à faire, il pouvait très bien l’être aussi. Du moins, il ne savait pas tellement si elle plaisantait, mais une chose était sure, il ne rejoindrait jamais ce groupe de personne, même contre une somme non négligeable d’argent. De petites tâches sombres, et d’autres, lumineuses, se formèrent devant ses yeux, il commençait à voir trouble. Ses jambes tremblaient, et il sentait la fièvre venir. S’était il contenté de boire, ce soir ? Il ne se souvenait pas. Prit d’une migraine, le jeune homme s’assit contre le mur, ses paroi résonnant encore et toujours d’une centaine de bruit bien distincts. Il posa l’une de ses mains contre son crâne, comme pour en apaiser les bourdonnements. Puis il regarda la jeune fille... Grande, et apaisante, dans un sens.

    « Tu as vraiment envie de ça ? »
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Dim 5 Oct - 0:09

    Était-ce une coïncidence, ou un simple hasard ? Ces deux là étaient-ils destinés à se tomber dessus dès qu'un vice se profilait à l'horizon ? Après l'alcool, la baise était à l'honneur. D'ailleurs, aux yeux de Jazz, la situation se révélait assez amusante. Quelques uns la trouvaient rabat-joie et cul coincé. Les autres voyaient en elle une dingue rejetée par la société, bien trop dévergondée, sans avenir, vivant aux crochets de la société. D'accord, rien à voir avec Johnny et les orgies voisines, mais l'esprit de l'américaine venait de s'échapper, pendant deux secondes. Elle occupait ses mains avec son verre, vide à présent, le regard fixé vers un coin sombre du couloir. Son attention se reposa finalement sur le grand blond, qui se laissait tomber contre le mur, visiblement fatigué, ou bien malade par l'alcool. Les mots qu'il venait de prononcer flottaient encore dans les airs. Jazz pencha la tête en arrière, avant d'articuler "C'est ce qu'ils disent tous, et pourtant ça ne les empêche pas de..."

    Elle laissa sa phrase en suspens, n'ayant aucune attention de la finir. Ne vous y méprenez pas, elle n'avait jamais épousé la carrière de prostituée, ni celle de fille de joie, ou bien celle de péripatéticienne. Elle avait un passé, d'accord, assez rocambolesque, qu'elle n'assumait pas entièrement. Elle regrettait certaines choses amèrement, dont ces fameuses parties à trois ou quatre, auxquelles elle avait participé de plein gré et totalement défoncée. Totalement défoncée, voilà le problème. L'alcool lui avait délié la langue mais elle réalisait qu'elle en avait déjà trop dit et préféra ne pas s'étaler sur le sujet.

    La jeune femme imita le blond et, à son tour, elle se laissa glisser sur le sol. Elle posa son verre à ses côtés et observa un instant son voisin de couloir, cherchant une réponse adaptée à sa dernière question. "Pour qui me prends-tu Johnny ?" fit-elle en affichant une expression de jeune vierge naïve outrée alors qu'elle jouait avec ses bracelets. Une manie chez elle, ses doigts devaient toujours faire quelque chose, être occupés. "On ne se donne pas avant le mariage, on doit se préserver pour l'homme de sa vie" ajouta Jazz en battant frénétiquement du pied. Elle se mit à scruter le visage du jeune homme, intrigué par sa position et par la douleur toute entière qui ressortait de lui. Avenante, pour une fois me direz-vous, l'américaine se soucia d'autrui. "Hé, ça va ? J'étais pas sérieuse en disant que je te tiendrai les cheveux si tu vomissais, je ne me suis engagée dans rien"

    Un moment d'hésitation. Elle tendit finalement une main timide vers le maigre bras du blond et le tapota légèrement, asseyant de capter un signe de vie. Elle soupira, non seulement elle venait d'être sociable, mais en plus elle allait devoir jouer à l'infirmière. Oh non. Cette idée l'effrayait, elle n'aimait pas que les autres dépendent d'elle. D'un bond, elle se leva, décidée à se tirer d'ici au plus vite et de ne pas avoir un mort ou un coma éthylique sur les bras.

    Jazz était arrivée en bas des escaliers quand une crise d'humanité aiguë s'empara d'elle. "Bordel de merde, c'est pas le moment" grinça-t-elle entre ses dents, tournant les talons et revenant sur ses pas. Ce n'était pas une surprise, le gus était toujours assis par terre, et n'avait visiblement pas envie de bouger. "Tu te rends compte qu'une vague de remords vient de me submerger alors que je te connais même pas et que tu as bu du whisky comme du jus d'orange ? Profanateur"


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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Dim 5 Oct - 22:10


    Presque absent mais d’une oreille qui se voulait attentive, le jeune homme captait tant bien que mal les sons qui lui parvenaient aux oreilles. Il prit conscience que cette fille était en quelque sorte en train de lui avouer son penchant pour les partouzes, mais c’était ravisé juste à temps. Il ne la jugeait pas, c’était inutile, et il n’était vraiment pas en position. La jeune fille s’assit à coté de lui et une violente sensation de vertige lui offrit un nouveau flot de migraine. Les yeux mis clos, il entendit bien plus fort le bruit du verre touchant le sol qu’il n’aurait du l’entendre. Il se passa péniblement une main dans les cheveux, sonné, déçu de lui-même. Il tourna un instant son visage fatigué vers elle, cette fille qui finalement jouait l’innocente, ou tout du moins, la fausse innocente. Elle touchait nerveusement les bracelets qui ornaient l’un de ses bras, comme une droguée en manque. Le jeune homme émit un soupire, et cala sa tête entre ses épaules frêle, la posant délicatement contre le mur juste derrière. Il comprenait, dans des moments comme celui-ci, pourquoi il évitait d’ordinaire ce genre de fête comme la peste. Il ne savait pas « en faire peu », il fallait toujours qu’il enchaîne les verres, et qu’il se réveille en ne sachant plus vraiment ou il se trouvait. Généralement, une fois qu’il avait bien bu, il ne se rendait même plus compte de ce qu’il ingurgitait, ne regardait même plus, ne s’en souciait pas grandement. La demoiselle le regardait, semblant prendre conscience de son état pitoyable, du fait qu’il semblait malade à en crever, sans savoir que le lendemain matin, il aurait pourtant toujours la même tronche, même s’il cachait ses souffrances derrière des lunettes de soleil et un sourire hypocrite. Il ne répondit pas, ne sourit même pas, et se contenta de refermer les yeux. Elle ne lui devait rien, ni gentillesse, ni méchanceté, mais lui, n’arrivait pas à être sociable, c’était dans ses gênes. Perdant presque la notion de ce qu’il était en train de vivre, il sursauta légèrement en sentant quelques petites choses froides, qui s’avéraient être seulement les doigts de la jeune fille, lui frôlant timidement le bras. Mais un bruit de vêtement froissé juste après lui fit ouvrir les yeux brusquement. Elle venait de se levée, elle partait, et le pire était qu’il comprenait. Ils avaient l’air...pareils. Il repensait à tout à l’heure, lorsqu’il avait enjambé le corps de cette fille, en plein coma, baignant dans un liquide non identifié, la bouche ouverte, à la merci de n’importe qui et n’importe quoi. Il en était à présent de même pour lui... Le fil de ses pensées le conduisit à s’endormir, mais pendant seulement quelques petites secondes. Des secondes qui pourtant semblèrent longues... Il en émergea comme d’une plongée en eau profonde, le souffle court, le cœur battant. Durant quelques instants il parcourut la pièce des yeux, on n’y voyait pas grand-chose, il se sentait désorienté. Un plafond haut, des moulures à chaque angle... une porte fenêtre dont les volets découpaient les lueurs de la pénombre en tranche pâle sur le plancher. Quand ses yeux tombèrent sur le haut des escaliers, il reprit ses esprits. Il reconnu cette fille, la revoyant pour la troisième fois, elle revenait vers lui. Il tenta de la regarder directement dans les yeux alors qu’elle lui faisait en quelque sorte, des reproches... Mais un petit rire qui se transforma en petite toux le prit. Il ne se souvenait pas vraiment d’avoir fait une chose pareille, mais elle était plus lucide que lui, si elle le disait, c’était sans doute véridique.

    « Je suppose que je dois me sentir honoré de cette vague de remords ?


    Il n’arrivait pas à être gentil, ou alors rarement, c’était maladif. Certes, il avait fait quelques progrès au fils des années, mais ce n’était pas encore ça. Généralement, quand on arrivait à s’apprécier soit même, on arrivait aussi à apprécier les autres. Chez lui, c’était carrément le contraire. Il avait finit par n’aimer que lui, et personne d’autre. Il tendit sa main vers la jeune fille, reprenant un petit peu contenance.

    « Aide-moi à me relever. »
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Lun 6 Oct - 14:42


    "Pas vraiment" grogna la jeune femme. Ouais, on faisait plus sympathique, mais pas chez Jazz. Inconsciemment, elle jalousait ce type, il venait de lui piquer son rôle. D'habitude, c'était elle et elle seule qu'on qualifiait de loque humaine ivre morte totalement paumée. Ou bien la fille qui ne savait pas quoi faire de sa vie et qui se consolait dans l'alcool. Pile ou face. "En fait, tu devrais carrément être assailli de remords, vu que tu es sur le point de me gâcher la soirée" ajouta-t-elle d'un ton totalement neutre, donnant l'impression qu'elle ne pensait pas un traître mot de ce qu'elle venait de dire. On venait de mettre le doigt sur la complexité du caractère de l'américaine : elle avait la facilité de se détacher de tout, et par conséquent non seulement rien ne pouvait l'atteindre, mais elle se foutait réellement de tout. Pour de vrai. Sauf dans le cas actuel, et comme ça s'est déjà produit plusieurs fois auparavant. Si le gus lui était totalement insignifiant, elle se serait déjà tirée. D'accord, techniquement, elle s'était déjà tirée mais elle était revenue. "Et je n'ai jamais été une baby-sitter sympa" Autant le prévenir tout de suite.

    La jeune femme lorgna la main qu'il tendait vers elle, d'un mauvaise œil. "Sois mignon mon grand, évite de me prendre pour ton larbin" fit-elle alors qu'elle plissait les yeux, réalisant à quel point ce 'coup de main' était symbolique d'une relation dominant-dominé et par conséquent, pouvait lui porter préjudice. A croire que les cours de psychologie qu'elle suivait en parallèle avec ses études d'histoire de l'art lui montaient très vite à la tête. Elle mordilla nerveusement sa lèvre, essayant de faire abstraction de ce qu'elle avait appris.

    "Bon, d'accord, mais je sais qui tu es, et je peux transformer ta maison en gigantesque feu de bois" Et le pire, c'est qu'elle affichait un air vraiment sérieux. Jazz, psychopathe pyromane à ses heures perdues ? Possible. Après tout, personne n'était au courant de ses antécédents psychiatriques, judiciaires et scolaires. Son arrivée en Angleterre quatre ans auparavant n'était peut-être pas si anodine qu'elle en avait l'air. Sa main attrapa celle du blond, durant une seconde ou peut-être deux, le remettant ainsi sur pieds. Rapidement, Jazz rompu tout contact physique, presque embarrassée. Elle prit sur elle, scrutant les alentours le temps que ses joues reprennent leur teinte habituelle. Même s'il faisait sombre.

    Elle aperçut alors une chambre vide, ou peut-être était-ce une salle de bain. Quoi qu'il en soit, elle reprit le contrôle de sa personne et se retourna vers le jeune homme, toujours aussi blanc qu'un cachet d'aspirine. Il lui faisait presque peur, l'allure cadavérique ne lui allait pas. L'aspirine... Son esprit de junkie tourmentée percuta directement. D'un mouvement rapide, sa peau reprenait contact avec celle du grand blond, l'entraînant vers la pièce vide, de l'autre côté du couloir. Elle le plaqua avec délicatesse (tout est relatif..) contre le mur et prit soin de refermer la porte. Afin d'éclaircir tout ça, elle jugea bon de préciser "
    Fais moi confiance, tu ne vas pas avoir besoin de crier au viol. Ton corps ne m'intéresse pas pour le moment." La délicatesse incarnée vous dis-je.

    Son sac atterrit sur lit, et Jazz ne tarda pas à s'installer juste à côté, cherchant frénétiquement quelque chose. Victorieuse, elle en sortit une petit boîte en plastique orangé et légèrement transparent, un flacon de médicaments, ou plutôt des gellules obtenues de façon plus ou moins illicite, qu'elle prenait pour se couper la faim. Elle en versa quelques unes dans sa main, en avala une et s'approcha du jeune homme. "
    Tu te sentiras mieux si tu avales ça" expliqua Jazz en lui fourrant une pilule dans la bouche. Euphorie et bien-être, dans un seul comprimé, ça ne pouvait pas se refuser.


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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Lun 6 Oct - 20:21


    Pensait-elle réellement les phrases qu’elle articulait ? Le jeune homme renonçait rarement à sortir une bonne réplique, mais dans des moments comme celui-ci, il ne savait que dire. Il fallait avouer, également, que ces situations se présentaient occasionnellement. Toujours la main tendue, il scrutait les réactions de la jeune femme qui semblait indécise concernant l’aide qu’elle allait lui porter ou non. Presque impatient, et prêt à se mettre de debout de lui-même, il écouta les derniers mots qu’elle avait prononcé en arquant les sourcils. Elle prétendait le connaître et pourtant le prénommait Johnny ? C’était assez contradictoire, mais sans doute étais-ce encore l’une de ses petites plaisanteries incompréhensible. Enfin, elle tendait sa main vers celle du jeune homme. Il ne se rendit même pas compte que ce contact avait provoqué une réaction de gêne chez la demoiselle, il était plutôt concentré à épousseter ses vêtements, tentant difficilement de ne pas chuter. Il se rendait compte qu’il voyait légèrement trouble, que ses pensées étaient encore embuées, et que ses mouvements n’étaient pas toujours coordonnés, mais cette migraine qu’il ressentait était pire que toutes ces choses. Il grimaça tout en plaçant une main sur son front légèrement humide. La jeune femme semblait s’affairée juste à coté de lui, et alors qu’il tournait son visage vers elle, il n’eut le temps d’apercevoir qu’une ombre mouvante. Elle l’avait agrippé, presque fermement, le forçant à la suivre sans qu’il ne puisse répliquer quoi que ce soit. Pas même un refus, pas même une petite pointe de mécontentement. Plutôt contrait, il s’était laissé faire, et avait atterrit dans une chambre, plaqué contre le mur. La vitesse, accumulée à cette brusque rencontre avec une surface très dure lui fit un mal de chien, mais il gardait la tête haute, n’affichant aucune douleur. Il se demandait ce qu’elle allait lui faire, et préférait paraître en bon état. Comme souvent, ses pensées s’emballaient trop vite, et ce qu’il avait précocement imaginé fut directement avorté. Elle venait d’explicitement lui dire qu’elle n’avait pas l’intention de faire l’amour avec lui, et dans un sens, il en était soulagé, parce qu’il n’aurait prit aucune réclamation concernant ses performances, dans son état. Elle s’assit sur le lit, et farfouillait dans son sac, visiblement à la recherche de quelque chose de précis. Le jeune homme restait à une distance raisonnable, sonné, et perplexe, quand à ce qu’elle sortait finalement de son sac, l’air joyeuse. Il ferma légèrement les paupières, essayant de lire ce qui était écrit sur la petite boite en plastique orange qu’elle tenait dans la main, mais il ne parvenait à déchiffrer seulement quelques lettres sans aucune signification. Tout de même, il se rendit facilement compte que c’était un flacon de médicaments. Des médicaments qui sans doute ne lui avaient pas réellement étaient prescrits, mais qu’elle avait obtenu, d’une manière ou d’une autre. Elle versa quelques petites gélules dans la paume de l’une de ses mains, et s’approcha de lui, d’un pas décidé. Immobile, le jeune homme la laissa faire alors qu’elle lui enfournait une dans la bouche. La texture sur la langue était pâteuse, d’un goût ignoble, de plus, il n’avait pas d’eau pour avaler le cachet. Comme prit au dépourvu, le jeune homme recracha le cachet au sol, juste à coté de la demoiselle, droguée, vraisemblablement.

    « Saleté. »

    Lança-t-il, alors qu’il s’essuyait la bouche d’un revers de la main. Sa philosophie avait toujours était de ne jamais toucher à ses conneries, quoi qu’il arrive. Il était d’une nature persévérante, et ne lâchait prise qu’en de rares occasions. Il gardait en mémoire le souvenir de ses loques humaines qu’il avait côtoyées à une période, et faisait toujours tout pour ne pas être comme eux. Il n’en avait pas besoin, il ne le méritait pas, cet état n’était pas pour lui. Ce n’était pas parce que parfois, de temps en temps, il buvait et se fumait quelques substances illicites, qu’il allait mal. Il était très bien dans sa vie, quoi que les autres pouvoir en penser. Son aspect maigre et squelettique n’avait de rapport avec aucun prétendu mal-être, c’était seulement sa constitution, et rien ne pouvait y changer. Sa migraine allait passer, inutile de croire à une sensation artificielle... Il se décolla du mur, et fit quelques pas dans la pièce en dégageant des mèches de ses cheveux collées à son front. Il faisait plutôt chaud dans cette pièce, puisque la porte était fermée, que les fenêtres aussi, et qu’ils étaient deux à l’intérieur à respirer le même air depuis quelques minutes. Soufflant légèrement, le jeune homme s’assit sur le rebord du lit, qui s’affaissa légèrement sous son poids. Il leva finalement les yeux au ciel, scrutant le plafond, se divertissant comme il le pouvait. Il était enfermé dans une pièce avec une fille complètement frappée, aussi asociale que lui, et droguée, de surcroît. De plus, il avait une migraine d’enfer et avait bu comme un alcoolique. Dans quelques heures, il se sentirait mieux, et des souvenirs sans doute pas très catholique de cette soirée lui reviendrait en mémoire, pour l’instant, il ne s’en souvenait pas, l’esprit embrumé par les différentes choses qu’il avait prise, et qu’il refusait de prendre à présent presque lucide.

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Heidi Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Mar 7 Oct - 19:17

    "Bruyant. Bondé. Boisson". Heidi avait un don tout particulier pour résumer les choses de manière simpliste. Quoi qu'en ce qui concernait cette soirée, elle n'était pas très loin du compte. Lorsque ses chères colocataires lui avaient parlé de la fameuse soirée donnée par un certain Nicolaevitch dont elle ne se rappelait plus le nom (il y en avait tellement), elle s'était montrée quelque peu hésitante. La perspective de devoir décommander sa soirée pop-corn/Johnny Depp l'avait un peu ennuyée au début puis elle avait finit par opter pour la débauche. C'était un choix qu'elle faisait régulièrement, trop même pour que cela soit raisonnable. "Raisonnable", ce mot existait-il seulement dans le dictionnaire ? Exubérante par nature, la jeune femme avait enfilé un micro short à paillettes sous une petite tunique type matelot des années cinquante puis avait rejoint ses deux colocataires préférées, prête à passer une nuit de folie. Ou une nuit de déconnexion neuronale au choix.

    Voilà comment elle s'était retrouvée dans cet appartement un brin guindé, plantée dans l'entrée, scrutant la multitude d'invités nicolaevitchiens et mac leoldiens. Heidi savait par expérience que le mélange des deux n'était pas forcément une excellente idée. Le propriétaire des lieux ne devait pas craindre l'incendie ... Quoi qu'il en soit, la jeune femme s'en fichait eperduemment. Pour l'heure, elle cherchait le bar le plus proche en quête de quelque grenadine ou orangeade. Ouais ouais. La petite brune se fraya un chemin parmis la foule, attirant quelques regards amusés ou choqués. Mais d'où venait cette petite pétasse mal coiffée et sappée comme une parépathéticienne ? Heidi pouvait presque les entendre penser. Elle adressa un sourire radieux à chacune des petites bourgeoises abonnées aux cocktails délicats et passa son chemin pour rendre visite, elle, à la vodka et aux whisky pur malt. Profitant de l'absence de l'éventuel barman, elle se glissa discrètement derrière le comptoir et subtilisa une jolie bouteille dont la couleur verte émeraude l'attira. N'ayant que moyennement envie de se fondre dans la masse pour le moment, elle se contenta de rester cachée là et fit preuve une nouvelle fois de sa descente légendaire. Lorsqu'elle se releva enfin, elle avait changé de dimension et ses yeux brillaient de mille feux. N'y voyez rien de romantique, ivre point barre.

    Elle s'alluma une gauloise avec son super nouveau briquet orange "Burn me baby", sa bouteille toujours dans une main. Maintenant, il était temps de s'amuser. Il y avait une foule de gens entamés dans cette pièce mais aucun visage attrayant. Heidi jeta un bref coup d'oeil vers le fond de la salle. Les escaliers c'était peut-être une bonne idée. La probabilité que les gens soient plus intéressants à l'étage était infime mais peut-être trouverait-elle une salle de bain et une boite de médicaments psychotropes. Elle avala une autre gorgée de ce truc vert immonde mais efficace et se dirigea vers les escaliers. En passant devant le porte-manteau, elle attrappa une sorte de manteau de fourrure gris argenté particulièrement sayant et l'enfila avant d'entamer l'ascension vers le premier étage. Dans le couloir, l'ambiance était toute autre. Les jeunes donzelles un peu "pompettes" avaient fait place aux loques humaines, aux jupes déchirées et aux bruits suspects. Tout était réuni pour qu'elle passe une bonne soirée mais Heidi se sentait horriblement seule. Même l'un de ses jeux favoris alias "Oops ! J'ai ouvert cette porte en pensant ne pas déranger mais visiblement c'est le cas. Bon et bien, faites comme si vous ne m'aviez pas vue. Je m'en vais hein ? Oh pendant que vous êtes là, vous ne trouvez pas que j'ai pris du ventre ?" se révelait un peu monotone.

    Alors qu'elle ouvrait nonchallament la dernière porte du couloir, le sourire de la petite dévergondée s'élargit. Enfin un visage connu et apprécié ! Sa camarade Jazz était visiblement en train de porter secours à sa manière à une pauvre âme perdue. Heidi fit donc irruption dans la pièce sans autre forme de cérémonie et s'affalla sur le lit. Il ne lui serait jamais venu à l'esprit qu'elle pouvait déranger. De toutes manières, déranger, c'était son activité favorite.

    - Mon antipathique préférée ! dit-elle d'une petite voix enjouée en souriant à la jolie blonde. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que cette soirée est un véritable désastre. J'avais l'intention de mettre un peu d'ambiance en bas en attachant les chaussures de plusieurs types entre elles mais ils n'ont pas trouvé ça marrant.

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Mallory Mac Leod

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Mer 8 Oct - 22:26

    "Allez viens, ça va être marrant !" Mallory avait passé la journée avec une de ses "amies". Le père de Tracy dirigeait une banque en Suisse et était richissime. Et bien que l'argent ne fusse en aucun cas un problème pour Mallory (doit-on préciser pourquoi ?) cela l'amusait de profiter de son amie, incroyablement naïve. Mallory était ce qu'elle était, elle ne faillirai pas à sa réputation de grande manipulatrice, aussi elle était sortie avec sa nouvelle "amie" faire un peu de shopping. Elles avaient mangé dans un grand restaurant dont le nom échappait à Mallory, étaient allée au cinéma, tout cela sans que notre jeune Mac Leod n'eusse besoin de débourser un seul sou. En rentrant de cette journée, Mallory était exténuée. Quand elle passa la porte du manoir des Mac Leod, elle se dirigea directement vers sa chambre. Sa nouvelle camarade la suivait, toujours fidèle au poste, poussant des "hooo" et des "haaa" à la moindre peinture ou tapisserie qu'elle voyait. Mallory n'avait même plus la force, ni l'envie de lui raconter toutes les histoires de ses oeuvres d'art, chose qu'elle faisait généralement pour embêter ses invités. Elle ouvrit la porte de sa chambre, non sans un regard vers celle d'Eddie qui la fit quelque peu sourire et entra. Elle alla s'affaler sur son lit et n'en bougea plus. Elle fixait le plafond d'un air morne pendant que Tracy parlait dans le vide. En effet, Mallory n'écoutait pas un mot de ce que disait la jeune héritière, elle était perdue dans ses pensées, dans un autre monde...

    Tracy avait presque crié sa question, cela eu le don de tirer Mallory de sa torpeur. Elle tourna la tête vers son interlocutrice ne comprenant pas. Cela t'apprendra à ne pas écouter !!

    "Quoi ? De quoi tu parles ?"

    Tracy avait un air désespéré. Elle n'avait pourtant pas l'air de s'être rendue compte que Mallory ne l'avait pas écoutée et répéta son plaidoyer sans broncher. Cela concernait vaguement une fête dont Tracy avait entendu parler et à laquelle elle avait bien envie d'aller. Elle ne cessait de répéter que cette fête serait fabuleuse et qu'il fallait absolument qu'elles s'y rendent. Quoi ? Comment ça "Elles" ? Mallory devait aussi y participer ? Elle se redressa et se mit en tailleur sur son lit.

    "C'est quoi ta fête ?"

    "Ben je sais pas moi, une fête. Je crois qu'elle est organisée par un mec qui s'appelle.. heu, je sais plus qui Nico quelque chose."


    Nico quelque chose ? Mallory voyait très bien ce que le "quelque chose" cachait. Il voulait dire, Nicolaevitch. Il était clair qu'elle n'allait pas aller à une fête organisée par un Nicolaevitch. Elle n'allait pas elle même se jeter dans la gueule du loup, aller en territoire ennemi. Elle se laissa retomber lourdement sur son lit.

    "Je n'ai pas envie d'y aller."

    "Quoi ? Mais ce serait génial pour terminer cette journée en beauté !"


    Mallory ne répondit pas, Elle supposait que son silence serait explicite et que Tracy comprendrait. En effet, celle-ci comprit. Mais elle ne bougea pas d'un pouce. Elle restait plantée là et affichait une mine plus que triste. Mallory la vit et elle ne pu résister une seconde de plus. Sa pitié l'emporta sur sa hantise des Nicolaevitch et elle se releva. De plus, elle avait peur de fâcher sa nouvelle victime, celle-ci risquait de lui couper les vivres et de se retirer. Elle se dirigea vers sa penderie, en tira quelques affaires et se dirigea vers la salle de bain. elle ne sortit quelques minutes plus tard, habillée d'une petite robe noire courte à paillettes et de collants jaune poussin qui faisaient un très beau contraste. Tracy se retourna et sauta sur ses pieds.

    "Alors tu veux bien venir finalement ?!"

    "Mhmm..."

    "C'est géniaal !"


    Après une série de remerciements de la part de Tracy, elles se dirigèrent vers l'endroit où se passait la fête. Les talons de leur escarpins résonnaient sur les dalles sombres et humides des rues vides qu'elles traversaient. Elles ne mirent pas longtemps avant de trouver le l'appartement transformé en lieu de débauche. Les rythmes sourds se faisaient déjà entendre du bas de la rue et elle entreprirent de monter les étages quatre à quatre. Quand elles débarquèrent devant la porte, elles frappèrent. Un beau blond leur ouvrit la porte, faisant une petite révérence au passage Mallory ne releva pas et entra. Quand à son amie, elle gloussa et suivi Mallory. Elles se déplacèrent jusqu'au bar où Mallory se glissa derrière le comptoir et tenta de trouver les ingrédients nécessaires à faire un cocktail dont elle avait le secret. Les cocktails, la spécialité de Mallory. Elle finit par trouver et commença sa préparation. Une fois terminée, elle l'engloutit d'une traite, repensant à sa soirée passée en compagnie d'Heidi. Soirée inoubliable. Elle se retourna et s'appercu soudain qu'elle était seule. Tracy l'avait emmenée à cette soirée et l'avait laissée là, toute seule. Elle s'en souviendrait. En attendant, elle se dirigea vers un endroit qui lui semblait un peu plus tranquille. En haut des escaliers s'était souvent plus tranquille, sauf dans certaine chambres. Au moment où elle entra dans le couloir, elle vit un petit short à paillettes s'engouffrer dans la dernière salle. Curieuse, elle s'avança et franchit elle aussi la porte. Sa soirée venait de s'améliorer considérablement.

    "Heidi ! Quelle bonne surprise ! Et Melody ! Comment vas-tu ? Je te sens quelque peu tendue, tu n'aurais pas quelques problèmes dont tu voudrait me parler par hasard ? dit-elle, ironique. Et... Non, toi je ne te connais pas. Qui est-ce ?"
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Jayden Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Mer 8 Oct - 23:45

Une énorme soirée de débauche parfaite organisée clandestinement par un Nicolaevitch dans l'appartement de l'un des anciens professeurs détestés de celui-ci. Ca sonnait vraiment bien. Et semblait très prometteur. Ce n'était pas tous les jours que Jayden participait à ce genre d'événements, mais une fois de temps en temps, cela ne pouvait pas faire de mal. Bien au contraire. Même s'il avait en général du mal à user de modération dans de telles circonstances. Ce qui était cependant loin d'être un problème ce soir-là car c'était justement ce dont il avait terriblement besoin. Ces derniers temps, seules les occuptions 'études', 'boulot' et 'emménagement' avaient été inscrites à son emploi du temps et il commençait à avoir vraiment du mal à supporter la situation. Il était jeune et plutôt enclin à s'amuser et à faire la fête, comment survivre ainsi? Il n'avait même pratiquement plus eu le temps de voir ses amis ou simplement de prendre de leurs nouvelles. Cette fête était donc l'occasion idéale pour Jayden de se détendre et de rattraper tout le bon temps qu'il n'avait pu avoir récemment.

Une chance, il était invité et n'aurait donc même pas à essayer de s'inscruter discrètement dans la fête -ce qui n'aurait cependant certainement pas posé beaucoup de difficultés après que les participants aient fini les premières bouteilles ou substances moins licites. Il était arrivé en début de soirée mais l'ambiance était déjà là et le chaos le plus total n'avait pas tardé à s'installer. Malgré la taille de l'imposant et luxueux appartement, jamais Jayden n'aurait imaginé qu'il pouvait contenir tant de monde -surtout tant de jeunes aussi déchainés. Si l'organisation de cette soirée en ce lieu était une tentative de vengeance, elle était parfaitement accomplie, il n'osait même pas pensé à l'état de l'appartement le lendemain, après que les derniers occupants l'aient quitté. A en voir les londoniens complètement saoûls ou défoncés qui sautaient en tous sens, se bousculaient et s'affalaient sans la moindre considération sur les meubles de prix, les dégâts seraient sans doute irréparables. Ce carnage sortit cependant bien vite de la tête de Jayden, il était là pour s'amuser, pas pour compatir avec le sort des infortunés propriétaires.

Il avait commencé la soirée 'en douceur', quelques verres, un long moment de quelque chose qui s'approchait de la danse sur la musique assourdissante qui faisait trembler les murs et tinter les lustres en cristal puis quelques tentatives d'approches de demoiselles encore un tant soit peu lucides. Plutôt réussies d'ailleurs, même si Jayden ne prit la peine de s'attarder avec aucune d'entre elles. Il n'était pas encore assez peu conscient pour oublier toute inhibition. Il ne tarda cependant pas à parvenir à cet état lorsqu'il commença à boire directement au goulot des bouteilles qu'il réussissait à intercepter de temps à autres, sans se soucier de leur contenu. En entendant un nom de substance particulièrement intéressant, il sortit sur le balcon où quelques fêtards complètement ivres lui offrirent de l'herbe. Planant complètement, il retourna s'agiter un moment au milieu de l'immense salon, sans cesse percuté sans ménagement. Ce qui ne fit qu'empirer lorsqu'une trentaine de jeunes gens particulièrement éméchés ou autres décidèrent de lancer un pogo plutôt violent.

Quand Jayden finit par ressentir la douleur qui traversait son corps, il eut enfin la présence d'esprit de s'échapper de la pièce, récupérant au passage son sac -miraculeusement épargné car bien dissimulé- dont il était étonnamment parvenu à retrouver la cachette. Il en sortit les bouteilles qu'il avait amenées et abandonna tout bonnement son sac. D'humeur partageuse, il en distribua une, puis deux, à de parfaits inconnus croisés au hasard de la masse humaine avant d'en entamer une nouvelle pour lui seul. Il ne put cependant la garder longtemps en main, on la lui arracha littéralement. Certains n'étaient manifestement plus en état de résister à l'attrait de la Tequila. La suite des événéments se déroula de manière assez floue, ce qui est certain c'est que Jayden bu encore, se fit à nouveau voler son précieux bien, puis se retrouva finalement seul, les mains vides, en pleine forme et de fort bonne humeur -comprendre au stade 'joyeux' de sa très forte ivresse- dans un sombre couloir à l'étage de l'appartement. En fait non, il était loin d'être seul.

Il s'en rendit compte en entendant derrière lui des éclats de voix aigues, des bruits suspects et des rires stridents. Il tourna sur soi-même plusieurs fois, quelque peu hébété. Il s'arrêta brusquement face à l'extrémité du couloir, parcouru les quelques mètres qui l'en séparaient et se dirigea sans hésiter vers la porte qui s'y trouvait, un sourire béat né sans autre raison que l'excès d'alcool aux lèvres. Il s'arrêta juste avant, ayant un minimum de lucidité pour vérifier qu'il n'entendait pas de bruits louches. Ce contrôle effectué et s'avérant négatif, il ouvrit la porte d'un air particulièrement ravi et s'élança d'une démarche titubante dans la pièce. Il la parcouru du regard et éclata de rire lorsqu'il vit comment le hasard avait organisé les choses.

En face de lui se trouvaient en effet plusieurs personnes de sa connaissance. Deux pour être exact. Ce qui était relativement beaucoup, puisqu'il n'y avait apparemment que quatre occupants dans la pièce. Dont Jazz Mac Leold, une simple vague connaissance, pour autant qu'il s'en souvenait, et une autre Mac Leold qu'il connaissait un peu mieux, Mallory. Il leva la main d'un geste à la fois plein d'entrain et quelque peu embrouillé.


"Bonjouuuur!!"

Sans doute aurait-il mieux valu pour lui qu'il ne connaisse personne, cela lui aurait évité de risquer de se ridiculiser au plus haut point. Il arrivait heureusement à se contrôler encore relativement pour le moment bien que toute notion de dignité et de ses équivalents l'ait abandonné depuis un certain temps. Il pouvait aussi espérer que les autres n'étaient pas dans un meilleur état que lui et ne se souviendraient de rien, ce qui semblait cependant assez compromis au regard de leur apparence presque alerte par rapport à l'ensemble de la fête. A l'exception peut-être du jeune homme inconnu qui paraissait plutôt mal en point.

Les capacités d'expression de Jayden étaient considérablement réduites et il se contentait pour l'instant d'afficher un large sourire ravi en attendant une réponse à sa salutation enthousiaste.
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Alexei Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Jeu 9 Oct - 20:57


    S’il avait cru un instant que le reste de la soirée allait rimer avec repos, il savait à présent qu’il s’était lourdement trompé. La jeune fille qui était en sa compagnie n’avait pas eu le temps de répliquer qu’une personne faisait son entrée dans la pièce. Le jeune homme aurait bien qualifié son état de « plus très fraîche », puisqu’elle souriait étrangement sans raison apparente, mais il se rendit compte que les deux filles présentent se connaissaient. Quel heureux hasard. Plongé dans un sérieux état de mélancolie et d’incompréhension, il se passa une main devant les yeux, songeant sérieusement à se les crever. Alors qu’il avait les paupières closes, une nouvelle fois, un mouvement bien distinct se fit ressentir dans son dos, et puisque ce qui se trouvait derrière lui était un lit, il devinait aisément qu’une des deux filles avait prit place dessus. C’était la dernière arrivée, habillée d’une façon qu’il aurait presque trouvé surprenante s’il n’avait pas été si blasé. Elle semblait dire que la soirée était un désastre, peut-être étais-ce parce qu’elle n’avait pas participé au commencement, puisque le jeune homme avait trouvé cette petite sauterie presque amusante jusqu’à ce qu’il soit prit d’un léger malaise. L’ambiance ce faisait sans doute moins bonnes en bas, sans qu’il n’ait pu s’en rendre compte d’une quelconque manière. De toute façon, il ne comptait pas redescendre de ci tôt. La musique c’était faite plus forte, et menaçait de vriller les tympans de quiconque s’approchait trop près de l’objet électronique qui la diffusait. Lorsqu’il réfléchit à la dernière remarque de cette fille aux cheveux longs et décoiffés et au short trop court, il ne pu empêcher un petit sourire de se former sur ses lèvres. Il n’allait rien dire, mais en une fraction de seconde, la porte s’ouvrit de nouveau, et une nouvelle personne entra. Croyaient-ils qu’une fête privée s’organisait dans cette pièce ? Ou alors étais-ce un coup tordus de cette fille qui avait voulu lui faire avaler ces pilules de force ? Il doutait que ce soit la dernière hypothèse, mais la première n’était malheureusement pas plus crédible. Les gens étaient seulement curieux, sans doute... Et les bruits de la pièce à coté devaient y être pour quelque chose. A peine entrée, ce qu’il qualifia comme une crinière blonde avec des jambes hurla un prénom, semblant heureuse de voir l’une des deux filles. Mais étais-ce la droguée, ou alors la psychopathe ? Il ne pouvait pas encore définir, et c’est ainsi qu’il se rendit compte que les quelques personnes dans cette pièce se connaissaient entre elles alors que lui n’en connaissait aucune. Pris au dépourvu, le jeune homme se laissa tomber en arrière, et s’assit sur le bord du lit, tachant d’être à une distance raisonnable de cette fille qui y avait elle aussi prit place. A la différence qu’elle n’avait pas fait la difficile et qu’elle s’était littéralement affalée tout le long de la couette. Lorsqu’il entendit « Non, toi je ne te connais pas, qui est-ce ? », il su immédiatement que cela le concernait. Levant les yeux vers la petite blonde, il eut presque l’envie de se présenter, mais il ne s’en sentait même plus la force, il attendrait que la fausse blonde le prénomme Johnny, et ce serait parfait, même si ce n’était pas son véritable prénom. Une fois encore, la porte s’ouvrait, et si cette fille étrange n’avait pas était juste derrière lui, Alex se serait bien jeté en arrière avec l’espoir de tomber de l’autre coté du lit et se fracasser le crâne sur le parquet. Cela l’empêcherait de vivre plus longtemps ce calvaire, et en même temps, cela apaiserait considérablement ses maux de tête. Ou les intensifierait, tout dépendait du fait qu’il meurt sur le coup, ou non... Cette fois-ci c’était un jeune homme, et brusquement, il se sentit moins seul, jusqu’à ce qu’il se rende compte du degré d’ébriété dans lequel se trouvait ce dernier. Cette voix, cette façon de parler, et ce petit geste de la main n’étaient pas assez masculins pour être qualifié de normaux. Alexei en déduisit donc que ce mec était totalement arraché et qu’il se trouvait dans une pièce entouré de gens bizarre. Ce qu’il ne remarquait pas, c’est qu’il l’était carrément lui aussi. Les autres pourtant, devait s’en être rendu compte.
    Finalement, il offrit un regard soucieux à la première personne qu’il avait rencontrée, cette blonde bizarre n’était peut-être pas si méchante qu’il ne l’avait imaginé au premier abord. Le devoir l’appelait, il s’en rendait de plus en plus compte, il se devait de se présenter, que cela intéresse quelqu’un, ou non...

    « Euh... Je m’appel Alex. »

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Vitaly L. Nicolaevitch
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Jeu 9 Oct - 21:06

    Quelle idée d'organiser une soirée de débauche dans un appartement qui ne vous appartenez pas. Vitaly avait relevé le défi et faisait donc son dépucelage en la matière, c'était la première fois pour lui. De toute manière, toute expérience est bonne à prendre. La soirée battait son plein, difficile de distinguer chacun des invités, étonnamment très nombreux. Difficile également de surveiller les entrées et les sorties, mais de toute façon, le russe s'en moquait : il n'était pas chez lui, mais chez son ancienne professeur de philosophie. Elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs durant ses années lycées, l'occasion de se venger se présentait. Comment s'était-il débrouillé pour obtenir les clés du logement ? Longue histoire, mais elle comprenait un pick-pocket, un serrurier et une ingéniosité extraordinaire - celle de Vitaly bien entendu.

    La plus grande des pièces ressemblaient à un champs de bataille, les bouteilles vides d'alcool auraient été les bombes, les adolescents tombés dans un coma éthylique auraient été les soldats et le jeune homme organisateur apprécié de tous aurait été le Colonel Moutarde. Tout ça pour dire que l'endroit ne ressemblait plus à rien, le sol était jonché de détritus, de flaques de substances suspectes et de jeunes imbéciles endormis dans leurs vomis. Ravissant. De son côté, le russe était plus ou moins sobre, surtout plus défoncé mais moins saoule, il devait garder le contrôle au cas où les événements se gâteraient.

    Pour être tout à fait honnête, il n'avait plus la tête à faire du baby-sitting puisqu'il se trouvait occupé dans une des chambres, à se serrer une hippie totalement ivre morte qui ne lui avait pas laissé le choix. Tiens donc. A croire qu'il possédait une certaine expérience dans le viol, sur sa personne j'entends. Enfin, à présent, il remettait correctement son jean, jetant un coup d'œil dégoûté vers la jeune femme. Alors qu'il se démenait, elle avait hurlé. Non pas de plaisir, mais un strident peaaaaaaaace and looove. Vitaly n'avait pas compris sur le moment et décida d'aller voir ailleurs. C'est pas comme si les hippies super engagés envahissaient la planète.

    Il ressortit, la mine misérable, de la pièce et s'arrêta sur le papier pour reboucler sa ceinture, se mettant ainsi sur le chemin d'une blondinette puis d'une jeune gus visiblement alcoolisé. Il lui fallut quelques secondes pour les reconnaître et s'aperçut finalement qu'ils se rendaient au même endroit. Pulsion soudaine, Vitaly décida qu'il serait de la partie. Les trucs à trois, il n'avait jamais testé, mais d'après certains de ses cousins, c'était sympathique.

    Une fois dans l'encadrement de la porte, il constata que la chambre était bondée - cinq personnes en fait - il plissa alors les yeux, en plein dilemme intérieur : questcequisepassedanslaplace. Son attention se porta d'abord sur Heidi, la plus reconnaissable de toutes. Avant de reconnaître deux de ses cousins. Puis une Mac Leold, Mallory. Et.. au final, une autre Mac Leold. Jazz. Melody Jazz Mac Leold, en chair et en os. Au final, ce n'était pas une bonne idée de les avoir rejoint. Jazz et Vitaly étaient sortis ensemble durant plus d'un an et la rupture était mémorable : Jazz l'avait trompé, en même temps que le russe avait décidé de mettre les voiles sans la prévenir. En gros, ils étaient tous les deux en tort et se méprisaient mutuellement. Le jeune homme sortit rapidement de son mutisme, sourire mauvais à l'appui alors qu'il fixait son ancienne petite amie.

    « Oh, Jazz, quelle heureuse surprise dis-moi » déclara-t-il, avec l'air du parfait hypocrite. Ça allait énerver Jazz, il le savait. « Tommy n'est pas avec toi ? Tu l'as laissé au placard, histoire de pouvoir te serrer un innocent ? » Il leva les yeux au ciel. Petite allusion au gus avec lequel elle l'avait trompé. Pas Tommy mais Tony, ça revenait au même. Il se rendit alors compte qu'il venait tout simplement de se donner en spectacle, tant pis, la face cachée et amère de Vitaly L. Nicolaevitch éclatait au grand jour. « Tu n'as pas l'ait d'être au courant, mais cette soirée est in-ter-di-te aux Mac Leold » fit-il en articulant avec exagération. « Enfin, pas tous, seulement les fouines mesquines de la famille, inutile que je te montre où est la sortie, c'est par la même porte que l'entrée »

    Et bam.

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Melody Jazz Mac Leold

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Jeu 9 Oct - 22:23

    Retrouver Jazz totalement frustrée et furieuse suite au coup de théâtre du blondinet n'aurait pas été étonnant. C'était même la suite logique, mais le Malin Génie ne lui en laissa pas le temps, le traître. Le voir recracher la gélule, c'était comme lui foutre une baffe. Elle venait de sacrifier son bien le plus précieux pour un type qui ne lui serait jamais reconnaissant puisqu'il n'y avait aucun espoir qu'il se tombe à quatre pattes et se mette à lécher le moquette. A présent, il la prenait pour une junkie, sans aucun doute. Il instaura une légère distance entre eux, préférant s'asseoir sur le lit plutôt que de rester debout face à l'américaine, craignant peut-être qu'elle repasse à l'attaque. Entre nous, c'était compréhensible. Pourtant, Jazz n'éprouvait aucun remord, puisque son but n'était pas de le droguer mais de lui rendre service. Les pilules qu'elle tenait dans le creux de sa main, n'avait rien de commun avec de l'ectasy à part la forme. Des amphétamines, rien d'autre. Avec ces machins, il était certain de se sentir mieux, mais vu qu'il ne les avait pas avalé, le problème ne se posait plus. Dans un premier temps, elle ne s'en formalisa pas, son esprit n'ayant pas encore percuté. Elle haussa les épaules, marmonnant un "Tant pis pour toi, c'était dans ton intérêt". Ça y est, son air blasé refit surface au moment même où la porte de la chambre s'ouvrait. Elle était incapable de dire si ça la rassurait de ne plus être seule avec le gus ou non. Après tout, il aurait peut-être envie de la couper en petits morceaux à présent. Mais d'un autre côté, sa misanthropie la poussait à haïr la nouvelle arrivante. Heidi ou pas. Qui s'affale ou non sur le lit.

    Jazz resta impassible devant la jeune femme, soupirant légèrement - peut-être bien de soulagement d'ailleurs. Voir une tête connue et apprécié ne pouvait lui faire de mal après tout.
    "Sers toi, si ça te permet de t'éclater un peu plus" déclara-t-elle en lui lançant le flacon de médoc, en jetant un regard sournois vers l'autre occupant de la pièce. S'il la prenait pour une droguée, autant agraver son cas. "D'ailleurs, tu sais qui l'organise ?" demanda Jazz, à propos de la soirée à l'adresse d'Heidi. C'était toujours bizarre de tomber sur une soirée bondée, avec des personnes qui lui étaient familières.

    A peine eut-elle le temps de poser sa question qu'une véritable raz-de-marée humain submergea dans la chambre. Par pur reflexe, l'américaine se cala contre le mur, dévisageant la deuxième arrivante, puis le troisième. Mallory et Jayden, bein voyons. Elle se demandait ce qu'ils foutaient ici, elle ne les avait jamais imaginé participer à ce genre de soirée de débauche, d'alcool, de drogue et d'activités pas vraiment catholiques. Elle jeta un rapide coup d'oeil à la blondinette après son hurlement d'hystérique, ne prenant même pas la peine de lui répondre. Pour une fois, elle n'était pas d'humeur à se faire harceler, surtout quand elle reconnut le nouveau visiteur. Elle ne pouvait espérer mieux. Vitaly, en personne. Ou son ex, ce bel enfoiré qui avait envisagé de la planter et de se tirer d'Angleterre sans même le lui dire.

    Elle leva les yeux au ciel, déjà exaspérée par sa présence alors qu'il n'avait même pas encore dit un mot.

    Mais comme d'habitude, il n'eut pas l'idée de tenir sa langue. Genre elle voulait vraiment que leur rancœur commune soit divulguée au grand public. Non mais, quel crétin. Elle faillit suffoquer quand il évoqua un faux souvenir de leur passé.

    "Il m'a lâchée. A sa décharge j'étais fringuée comme l'as de pique" répondit-elle, du tac au tac avant qu'il lui fasse comprendre explicitement qu'elle n'était pas invitée et figurait même sur la liste des indésirables. Sauf si elle ne se considérait pas comme une fouine. Mais, sa répugnance devant le russe fut plus forte que sa fierté. "C'est bon, garde ta salive, je me tire"

    Son attention se reporta sur l'ex Johnny, nouveau Alexei. Ainsi, il ne s'appelait pas Johnny Bravo mais Alexei. Intéressant. Une lueur de malice illumina son regard pendant un quart de seconde.
    "De toute façon, mon copain et moi, on a des trucs à faire" fit-elle, avec un grand sourire hypocrite en saisissant la main d'Alexei pour le tirer vers elle - peut-être avec l'espoir de rendre Vitaly jaloux. Après tout, ce n'était un secret pour personne : il avait beau baisé tout ce qui bouge, sortir avec une de ses cousines et se comporer comme un enfoiré avec elle, il l'aimait toujours. Telle la diva accompagné de son chevalier servant, elle sortit de la pièce.


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Heidi Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Ven 10 Oct - 14:11

    Heidi s'installa confortablement sur le lit, juste derrière l'inconnu qui tenait compagnie à sa chère amie. Elle attrapa au vol le flacon de pilules que celle-ci venait de lui envoyer. L'idée de vérifier de quoi il s'agissait ou même de lire l'étiquette ne lui vint pas à l'esprit. Elle l'ouvrit et avala deux cachets. Au moins, elle aurait la surprise plus tard. Elle reporta ensuite son attention sur Jazz, qui comme souvent, avait un air si chaleureux et accueillant. Heidi en était persuadée : même si elle ne le montrait pas, elle était ravie qu'elle ai fait son entrée. Ou pas, au choix. La porte ne tarda pas à s'ouvrir de nouveau, faisant place à Mallory, sa copine de beuverie ainsi qu'à une personne qu'elle ne connaissait pas. Elle adressa un sourire complice à la petite blonde et les regarda entrer. Décidément, tout l'arbre généalogique des deux familles s'étaient réuni ce soir. Enfin, les vieilles branches n'étaient pas de la partie. Heidi imaginait mal grand-mère Nicolaevitch s'enfiler une chope de bière et crier des immondices tout en se frottant contre un bel inconnu. Quoi que.

    - Je crois avoir ma petite idée sur la question ... finit-elle par répondre à Jazz, à propos de son interrogation sur l'instigateur de cette petite sauterie.

    Elle se rendit compte rapidement qu'elle avait une fois de plus raison lorsque la porte s'ouvrit à nouveau. A croire qu'ils se trouvaient dans le carré VIP ! Le nouvel arrivant n'était autre que Vitaly Nicolaevitch, forcément présent dans ce genre de réjouissances. Il lança quelques coups d'oeil sur l'ensemble des débauchés dans la pièce mais son regard s'arrêta sur la jolie blonde blasée. Ca sentait le roussi. Pour avoir écouté ses interminables plaintes et pleurnicheries en tous genres, elle savait pertinemment qu'entre les deux jeunes gens, l'ambiance était électrique. D'ailleurs, le russe ne tarda pas à la fustiger de répliques acides et vexantes. Ne souhaitant visiblement pas perdre son temps, Jazz attrappa l'illustre inconnu qui s'était présenté quelques secondes auparavant par la main et déserta les lieux.

    - Enchantée Alex' ! cria t-elle, pour lui montrer qu'au moins une personne dans cette pièce portait un minimum d'interet à son identité.

    Elle se leva à son tour, non sans difficulté, un peu sonnée par les deux cachets mystères qu'elle avait gobé. Il était temps de sortir de là et de remettre de l'ambiance en bas. Elle ne pouvait pas tolérer que des loques ou des personnes sobres investissent la grande salle. Elle ne savait pas encore comment, mais elle se débrouillerait pour les réveiller. Peut-être une partie de cache-cache géante avec roulages de pelles dans les petits placards sombres ? Réajustant sa superbe fourrure, elle passa devant son cousin et lui adressa un petit sourire.

    - Je suppose que c'est toi l'auteur de toute cette masquarade, dit-elle en faisant référence à l'orgie ambiante. Tiens ta chemise est à l'envers. Curieux n'est-ce pas ?

    Surtout curieux qu'elle se permette de trouver sa tenue bizarre, étant donné qu'elle portait tout de même un short à paillettes. Mais ce n'est qu'un détail. Alors qu'elle s'apprêtait à s'engager dans le couloir, quelque peu chancelante (c'était en fait devenu sa démarche attitrée), elle se retourna une dernière fois et lui adressa un clin d'oeil.

    - Au fait chou, recommence pas ce genre de scène. Ca fait petit personnage frustré. Ca te ressemble pas, dit-elle sur un ton naturel, avant de s'éclipser.

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Mallory Mac Leod

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Ven 10 Oct - 17:49

    A son arrivée, Mallory avait tout de suite reconnu Heidi, fidèle à elle-même, en micro short à paillette. Elle se rappela avec bonheur la soirée où elles s'étaient rencontrées. Cela avait été une soirée mémorable pendant laquelle elles avaient beaucoup bu, arborant chacune une descente plus qu'assurée et où elles avaient fini debout sur un comptoir à danser, applaudies par tous. Elles s'étaient même fait dragué par un vieux pervers que Heidi avait facilement roulé et à qui elle avait sucré 100 ou 200 livres. Quand elle avança dans la pièce après avoir fait une entrée remarquée de part ses hurlement hystériques, elle rendit son sourire à sa camarade de débauche et alla s'installer dans un vieux fauteuil décrépi placé juste à côté du lit. Elle jeta un oeil du côté de Jazz qui ne semblait pas spécialement ravie de voir tout ce monde débarquer. Elle qui avait toujours considéré Mallory comme une gentille petite fille trop naïve et vulnérable allait devoir se faire une raison, Mallory avait grandi et elle adorait ce genre de sauterie.

    A peine eut-elle été assise qu'elle vit la porte s'ouvrir de nouveau. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit le visage de la personne qui venait d'entrer. Jayden, le seul et l'unique. Celui qui était la victime de toutes ses tentatives (souvent vaines) de séduction. Il ne comprenait jamais rien... Apparemment, Jazz aussi l'avait reconnu et elle arborait une mine des plus tragiques.
    Mallory n'avait toujours pas eu de réponse à sa question concernant le beau jeune homme qui était assit sur le lit. Il faisait apparemment très attention à la distance qu'il mettait entre lui et les deux jeunes filles affalées sur le lit. Elle se leva et fit le tour du lit pour s'installer juste devant le jeune homme en question. C'est alors qu'elle vit la pilule tombée à terre. Elle sourit.

    "Ca passe mieux avec du beurre de cacahuète."

    Elle sourit de nouveau devant la tête que faisait son interlocuteur. Celui-ci n'avait toujours pas daigné parler et Mallory attendait avec impatience la réponse à sa question. Le bel inconnu avait l'air plus détendu depuis l'arrivé de Jayden mais pas assez au goût de Mallory. Tout à coup, elle vit ses lèvres bouger. Il avait enfin eu un éclair de lucidité et s'était décidé à parler. Alors comme ça, il s'appelait Alex. Mallory avait connu un Alex et elle n'en gardait pas un très bon souvenir d'ailleurs. Mais il était tout à fait impossible que ce fusse la même personne. En tout cas, elle était heureuse de savoir son nom et espérait le connaître un peu mieux. Après tout, la curiosité maladive de Mallory ne c'était pas diluée avec les boissons qu'elle s'était enfilé.

    Comme si il n'y avait pas assez de monde entassé dans cette salle, la porte vint à s'ouvrir de nouveau. Et une nouvelle fois tout le monde retint son souffle pour voir la tête du nouvel arrivé. Cette fois-ci, un nouveau garçon entra, et ce n'était pas le moins dérangé de tous. En effet, Vitaly Nicolaevitch venait de pénétré dans l'antre de débauche de notre cher petit groupe. Cela complétait à merveille l'assemblée qui se tenait dans la pièce. Mallory eu un nouveau flash back (hé oui elle en a souvent). Elle se revoyait encore, devant l'entrée du Wolrd's end, mineure, quémandant une petite faveur à toutes les personnes qu'elle voyait. Vitaly avait alors prit la jeune Mallory sous son aile et s'était porté garant d'elle. Ils avaient fini la soirée, ivres et drogués, divaguant dans les rues de la ville et pouffant comme des chihuahuas hystériques. Elle avait aussi appris qu'il était un Nicolaevitch et à l'époque, elle n'était pas aussi tolérante que maintenant et avait nourrit une certaine haine envers Vitaly. Elle voulait à présent s'expliquer avec lui. Jazz aussi avait l'air très énervée conte lui. Mallory comprit pourquoi quand elle entendit la petite histoire qui fut racontée.
    Après toutes ces petites mondanités, Heidi se releva du lit et sortit de la pièce de sa démarche nonchalante qui faisait tout son style. elle lança une réplique à Vitaly que Mallory ne pu entendre puis disparut de la vue de la jeune fille. Quelques secondes plus tard, Jazz prit Alex par la main et le tira vers elle. Mallory ne comprit pas si elle voulait partir ou non mais elle avait en tout cas l'air décidé à rendre Vitaly plus que jaloux. Et en voyant la tête de celui-ci, elle s'aperçut que cela marchait plutôt bien. Si Jazz et Alex s'en allaient, Mallory allait se retrouver seule avec Vitaly et Jayden.

    "Merde"
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Adam Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 11 Oct - 15:41

C'était la fête à ne pas louper. Un certain Nicolaevtich organisant une soirée dans l'appartement d'une ancienne professeur, connu sous le nom de Mrs Johnson, où encore de tyran. Durant ses années lycée, Adam fut persécuté par cette sorcière, qui le répugnait. Non pas qu'elle soit horriblement laide ou autre, mais rien que le fait de prendre tous ses élèves de haut (où juste Adam) avait durant ces années intensifier sa haine envers elle. Ayant été répertorié comme "mauvais" dans son lycée, à la moindre réflexion, cette prof n'en loupait pas une pour coller notre chère Adam, qui passa la plupart de ses mercredi après-midi en colle à travailler, ou pire, était résigné à faire les corvées de ménage. Bref, vous avez compris que s'il y avait une personne à tuer en Angleterre, se serait bien elle. Alors comment ne pas assister à la soirée clandestine qui se passait justement chez cette femme ? Je pense que vous avez la réponse...

Il devait être près d'onze heure du soir, et Adam passait son début de soirée en centre ville, avec un mec qui lui avait proposé un joint, qui finalement en se termina par quatre puisque l'autre idiot avait sortie toutes ses réserves. Adam s'était empressé de prendre d'en prendre de côté. Il avait prêter serment à ce type qu'il les lui rendrait dès qu'il se reverai...en d'autre terme, jamais. A présent défoncé, Adam souhaitait s'en aller, mais l'autre gus l'arrêta et lui demanda s'il était au courant de la soirée prévu, organisé par un Nicolaevtich. Adam lança un regard noir à ce type, il avait complètement oublié. Il lui lança un "T'aurai pas pu le dire plus tôt... bien sûr que je suis au courant. J'y vais, toi tu restes là. Salut." Le jeune homme prit le dernier joint qu'il restait et le planqua au fond de sa poche, puis s'en alla direction l'appartement de son ancienne professeur, laissant derrière lui cette espèce de cassos, à l'air ahuri de s'être fait planter là. Adam savait logiquement où se trouvait le lieu de débauche, mais étant complètement défoncé il mit un bout de temps avant d'y parvenir, puis il entendit des cris et de la musique à un balcon..Bingo!

Il s'avança lentement vers l'immeuble puis y entra. Il monta les escaliers puis arrivé au troisième étage, il vit une fille brune allongé une bouteille à la main (en d'autre terme, une épave), c'était en plus une bouteille de whisky, parfait. Il lui la prit des mains et commença à boire une gorgée au goulot, et deception, la bouteille était terminée, il la laissa finalement tombé à terre. Adam poussa la porte et vit le chaos sous ses yeux...il aurait voulu détruire l'appartement de ses propres mains, mais les autres jeunes avait déjà commencé à s'en charger, puisque les murs étaient déjà munis de taches marron, noir..il y avait des personnes qui semblaient mortes, étant pour la plupart affalé par terre, tête dans leur vomis. D'autre dansaient, d'autre faisaient des choses suspectes...et Adam marcha, un sourire sur son visage. Il parcourut la pièce et fit tomber quelque lampe encore intact sur le sol, ainsi que des verres après les avoir généreusement terminé. Il ne voyait personne de connus pour le moment, il continua sa marche, et se dirigea vers un couloir, puis aperçut Heidi sortir d'une pièce. Il se pencha vers la porte et l'ouvrit puis...surprise. Vitaly était dans la pièce, ainsi que Jayden et Mallory, deux personnes qu'il ne connaissait pas particulièrement,il savait seulement que cette fille était une Mac Leold et que Jayden faisait partit d'un de ses nombreux cousins. N'ayant pas les idées totalement clair, Adam se fit tout de suite un film. Il leur fit un grand sourire hypocrite, puis il se tourna vers Vitaly.

-Tu as enfin accompli ton plus grand fantasme à ce que je vois ? J'aurai seulement pensé que tu aurais épargner un membre Nicolaevitch pour l'occasion...

Oh tiens une bouteille, Adam versa de ce liquide (aussi suspect soit-il) dans un verre, puis en but une gorgée. Décidément, elle avait l'air chouette cette soirée.
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Vitaly L. Nicolaevitch
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Dim 12 Oct - 14:01


    Sa réaction était peut-être exagérée par rapport à Jazz. Non, en fait, elle était exagérée. L'alcool déliait la langue, il venait d'en avoir la confirmation. En temps normal, il serait simplement passé devant sa garce d'ex insensible en la fusillant du regard. Tant pis, au moins elle l'éviterait pour le reste de la soirée à présent, et heureusement. Étrangement, la situation lui rappelait la période où ils étaient encore ensemble, traversant une crise : remarques acerbes, claquements de porte, Jazz quittait leur appartement furieuse, aucune nouvelle pendant deux ou trois semaines et retrouvailles sauvages au lit pour finalement se disputer le lendemain à cause d'une boîte de conserve restée sur la table ou d'une assiette mal lavée. Ils étaient de grands dramaturges, qui ne pouvaient s'empêcher de vivre et s'enfoncer dans leur propre tragédie. Une fois encore, et même s'ils étaient séparés, c'était l'impression que Jazz et Vitaly donnaient certainement aux autres occupants de la pièce, suite à la sortie théâtrale de la jeune femme avec son supposé amant. Intérieurement, le russe se promit d'avoir une conversation avec Alexei - un de ses cousins rencontrés par le biais de Sienna si ses souvenirs étaient bons.

    La mine légèrement renfrognée, il éprouvait déjà quelques remords mais il se ressaisit. Il n'était pas du genre à se laisser abattre en public, surtout devant des membres de sa famille. Oh, et surtout devant Heidi. Vitaly retrouva le sourire suite à la remarque de cette dernière, ressentant une once de fierté d'être à la direction de cette soirée clandestine - rien de tel pour se faire un nom et être reconnu par tous. « Tu supposes bien ma cochonne » répondit-il avec un expression tout à fait lubrique, parfaitement imitée, en posant son regard sur le short à paillettes de sa cousine, histoire de renforcer le sous-entendu. « C'est un signe de reconnaissance voyons » répliqua Vitaly en constatant les dégâts causées par l'empressement de la hippie en chaleur. Il dissimula sa surprise, inutile d'empirer son image d'enfoiré drogué qui baise tout ce qui bouge, même les filles qui ne s'épilent pas en signe de soutien à la cause féministe.

    Hippie ou non, Heidi la fille à paillettes décida de se tirer, histoire de profiter du reste de l'orgie, non sans ajouter son grain de sel à l'acte I, scène 1 auquel elle venait d'assister. Le jeune homme hocha la tête, simulant un soupir d'exaspération alors qu'il remuait frénétiquement la main, pour lui faire signe de déguerpir d'ici. Il se détourna légèrement de la porte, constant qu'ils n'étaient plus que trois dans la pièce : Mallory, Jayden et lui. Allez savoir pourquoi, mais il se sentait mal à l'aise. Il ne connaissait pas réellement le garçon mais il avait aidé la fille à s'incruster dans un bar alors qu'elle n'avait pas l'âge autorisé. S'en était suivi beuverie et drogue, vous voyez le genre. Il fit un pas vers la porte, bien décidé à sortir de la pièce et ne pas recroiser Jazz mais Adam Nicolaevitch - ou le type le plus frustré de tous les temps - apparut dans l'encadrement.

    Affichant, pour la première fois depuis des lustres, un air blasé, il bouscula son cousin légèrement afin de passer et d'arriver dans le couloir. Sans aucun doute, il avait forcé sur la défonce, en tant que gros rebelle de la vie. Vitaly resta inexpressif suite à sa remarque et le regarda sans ciller. « Tu m'en diras tant... » répondit-il d'une voix traînante avant de se détourner et de reprendre son chemin en direction du rez-de-chaussée.

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Chiara Mac Leold

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Dim 12 Oct - 17:31

    Chiara avait entendu qu'une fête se déroulerait ici, et même si elle connaissait peu de gens, vu qu'elle demeurait souvent avec les mêmes et qu'elle n'était pas ici depuis longtemps, elle décida de s'My rendre. Après tout, Mallory serait là, ce pourrait lui faire quelqu'un avec qui jaser...! L'ennui, c'était qu'avant cette jolie fête, elle était sortie, un peu hein, juste un peu... Et qu'elle n'était plus parfaitement sobre, disons-le comme ça. Au moins, elle marchait droit. Vêtue d'un jeans plutôt pale ainsi que d'un joli débardeur rouge orangé, ses cheveux étaient détachés, légèrement bouclés et quelque peu en désordre d'avoir trop dansé, ce qui lui donnait un charme, certainement. Elle avait passé la soirée avec des amis à se déhancher et à danser, mais si, évidemment, elle s'était écoutée, c'était clair qu'elle rentrait chez elle pour cause de fatigue intense... Pourtant, elle n'en avait que très peu envie. Manquer une fête, qu'elle qu'elle soit, n'était pas toujours plaisant...! Elle entra donc en poussant la porte d'entrée qui menait aux escaliers, une bière à la main, et quelle ne fut pas sa surprise de croiser Vitaly, seul, au rez-de-chaussée. Contente de tomber sur lui plutôt que sur un autre imbécile de taré qu'elle ne connaissait pas, même si Vitaly pouvait, parfois, se classer dans cette catégorie, elle se dirigea vers lui. Au moins, elle le connaissait celui-là...! Arrivée à sa hauteur, elle s'appuya dos contre le mur et dit en rigolant légèrement:

    "Comme ça, tu t'éclipses de la fête? Y'a quelqu'un qui t'attend?"

    Chiara espérait qu'il reste un peu, ils pourraient s'amuser au moins... L'alcool lui ferait-il oublier qu'ele et Vitaly ne se parlaient plus, qu'il y avait un froid étrange entre eux depuis leur dispute? Pourtant, ils s'étaient, disons-le comme ça, réconciliés avant qu'elle ne monte dans le taxi, mais elle l'avait évité depuis. L'alcool déliait les langues par contre et pouvait nous aider à renouer nos liens, non? Elle ne connaissait pas le gars qui organisait la fête, mais ce n'était pas bien graves. Elle imaginait tout juste ce qui devait se passer en haut et elle avait une fort grande envie de s'y rendre aussi...! Avalant une gorgée de sa bière encore froide vu qu'elle l'avait à peine entamée, elle la glissa finalement devant les yeux de Vitaly.

    "T'en veux?" demanda-t-elle alors que la bière chancelait légèrement. "Prends-en ça te fera du bien..." fit-elle en abaissant les yeux, comme si de rien n'était, comme si boire de l'alcool pouvait réellement faire du bien. Franchement, c'était un peu stupide, à croire que Chiara n'avait plus toute sa tête...En plus, elle n'arrêtait pas de dire à Vitaly qu'il buvait trop donc...! Pourquoi lui offrir la chance de poursuivre dans son alcoolisme? Elle aurait bien envie, pour une fois, d'une cigarette ou de n'importe quoi d'autre qui se fume. C'était rare, mais elle avait l'impression que ce soir, ce serait tout simplement parfait! Fumer, monter rejoindre la gang qui semblait bien s'amuser en haut, si on écoutait la musique plutôt forte qui parvenait à leurs oreilles pour le moins écorchées. Se glissant jusqu'au sol, elle parvint à s'asseoir, laissant son dos contre le mur alors que ses cheveux venaient dans ses yeux. Elle les remit en arrière d'un léger coup de tête alors qu'elle demandait à Vitaly, ramenant son regard vers lui:

    "C'est qui l'organisateur de la fête? Tu le connais?"
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Jayden Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Lun 13 Oct - 0:39

Le décor de la pièce, y compris les gens qui s'y trouvaient, sembla soudain danser devant les yeux de Jayden. Il cligna à plusieurs reprises des paupières, essayant d'obtenir une vision plus nette, en vain. S'avisant que cela pouvait venir de son esprit embrumé par l'alcool, il s'appuya contre un mur et essaya tant bien que mal de suivre ce qui se déroulait dans la chambre. Un certain nombre de personnes -il avait du mal à déterminer précisément combien- firent successivement leur entrée et, pour quelques uns, leur sortie. Manifestement, une grande partie des gens présents dans la pièce se connaissaient les uns les autres et quelques uns avaient des différends. Différends qui menèrent à un échange relativement agressif entre un Nicolaevitch et une Mac Leold, Jazz. Ce ne fut qu'à ce moment-là que Jayden réalisa que la fête organisée par un Nicolaevitch abritait aussi un certain nombre de Mac Leold qui n'étaient manifestement pas tous les bienvenus. Et le Nicolaevitch organisateur en question se révéla être celui qui s'en était pris à Jazz un peu plus tôt, un dénommé Vitaly. Jazz partit avec l'un des premiers arrivants, suivie par une fille portant un étrange short à paillettes puis le fameux Nicolaevitch. Ou peut-être l'inverse, Jayden ne savait plus trop. Entre temps un autre Nicolaevitch inconnu arriva, adressant au passage une remarque sarcastique à l'organisateur de la fête. Et finalement, il ne restait plus dans la pièce que Mallory et le nouvel arrivant inconnu sur le seuil.

Jayden promena un regard hébété autour de lui, déstabilisé par la rapidité auxquels tous les événements avaient semblé se dérouler. Il lâcha finalement le mur qui lui permettait jusque là de rester debout et s'avança d'une démarche hésitante, pour ne pas dire en titubant, vers la porte avant de s'adresser d'une voix pâteuse aux deux seules personnes qui étaient encore dans les parages.


"Apparemment la fête est finie ici..."

Il attendit que sa tête arrête de tourner pour arborer un sourire ravi et reprendre avec entrain:

"On... On a plus qu'à retourner s'éclater en bas!"

Il était définitivement saoûl. Suffisamment pour ne plus être conscient de ce qu'il disait ou même de ce qu'il faisait mais pas assez pour renoncer à s'amuser. Après tout il était là uniquement pour ça. Il ressortit dans le couloir, ne s'inquiètant aucunement de savoir si les autres avaient l'intention de le suivre ou si qui que ce soit se préoccupait de lui. Dans l'état actuel des choses, il n'en ressentait pas le moindre besoin. Et il s'avança d'un pas vacillant dans le couloir sombre et occupé par des créatures des plus étranges.
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Vitaly L. Nicolaevitch
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Ven 17 Oct - 19:40

    Vitaly L. Nicolaevitch, ou certainement le type le plus blasé de la soirée. Il venait de croiser deux des personnes qui lui étaient tout bonnement insupportables : son ex et son cousin. Charmant. Décidé à quitter l'étage des chambres, il n'attendit pas une seule seconde de plus pour s'élancer dans les escaliers. Dans le pire des cas, Adam le prenait en chasse et il apercevait Jazz en plein échanges buccaux avec son petit ami.

    Rien de tout cela n'arriva, à croire qu'un dieu de la déprave veillait sur lui, et sa bonne étoile camée brillait au dessus de sa tête. Rassuré, plus rien avait d'importance pour lui. Il allait ainsi pouvoir s'aventurer dans les méandres de l'alcool pour quelques heures encore. Il était arrivé en bas, entier, en un seul morceau et errait dans le rez-de-chaussée, évitant les comateux alcooliques avec succès - avant de perdre tous ses moyens quand une voix féminine l'interpella. Il se retourna, alarmé. Angoissé d'avance à l'idée de se retrouver nez à nez avec la hippie mal rasée des bras qu'il venait tout juste d'abandonner dans la chambre.

    Le visage de la jeune femme lui était familier, et il ne fallut que quelques secondes à Vitaly pour reconnaître la jolie et délicieuse Chiara. D'abord apeuré, puis totalement effrayé et enfin perplexe. Pourquoi l'italienne était-elle ici ? Ou mieux, pourquoi venait-elle de l'appeler ? Après tout, la dernière fois qu'ils s'étaient vu, on ne pouvait pas qualifier l'atmosphère de chaleureuse. Rappelons le, Chiara avait sexuellement abusé du russe, et ce dernier était d'accord mais torturé par des remords. Au final, la solution s'était imposée d'elle-même : ils ne devaient plus se voir. Néanmoins, le jeune homme souria timidement en direction de Chiara. Elle l'avait toujours impressionné, relation tendue ou non, ça ne changeait rien.

    « Bein, en fait, c'est presque ça. Une hippie folle et mal épilée est certainement en train de m'attendre pour que je la saute.. Ou peut-être qu'elle passe au peigne fin l'étage, histoire de me botter le cul en hurlant "peaaaace and looove". Il y a aussi mon abruti de cousin, un psychopathe né pour me pourrir la vie. Après avoir passé toute une nuit avec lui, enfermé dans un foutu cinéma, je peux t'assurer que, si je suis encore vivant, c'est un coup de chance incroyable. Oh, il y a aussi ma tarée d'ex, qui aimerait me voir torturé puis crucifié, parce que je me suis comporté comme un véritable enfoiré avec elle - à croire que c'est ma vraie nature. Donc, ouais, il y a du monde qui m'attend, mais si c'est pour me faire lyncher, il vaut mieux que je déguerpisse au plus vite d'ici. »

    C'est qu'il devenait bavard le petit. Il tendit le bras en direction de la bière que lui proposait Chiara, puis la remercia d'un sourire. Il pencha légèrement la bouteille et avala quelques gorgées avant de le redonner à sa propriétaire, qui lui demandait à présent s'il connaissait l'organisateur de la soirée. Il hocha alors la tête.

    « Ouais, il est assez cool, carrément immature et ne sait pas se tenir en société, principalement devant le gente féminine. En fait, tu l'as devant toi... Qui d'autre aurait pu avoir l'idée totalement loufoque de ravager l'appartement de son ancienne prof ? »

    Ses yeux roulèrent. Au moins, l'alcool avait un effet positif sur lui : il était enfin lucide. Il savait pertinemment que cette soirée clandestine ne pourrait lui réserver que des mauvaises surprises. D'ailleurs, il avait un pressentiment. Ce même pressentiment qui vous poussait à vous tirer d'une soirée, quand les ennuis étaient sur le point d'arriver. Il tendit sa main en direction de Chiara, pour l'aider à se relever.

    « En tant qu'expert de soirée qui tourne mal, je te demande de te lever et de me suivre »

    Sa voix était sèche, il aurait même compris que l'italienne veuille rester à sa place. L'attention du russe se posa sur une tête brune, qui traversait le hall en direction d'une des salles adjacentes au salon. Sa cousine en fait.

    « Ma chère cousine, il serait peut-être sage de se tirer ne crois-tu pas ? » fit-il en plissant les yeux.

    « J'ai la mauvaise impression qu'on va nous tomber dessus... »

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Heidi Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Ven 17 Oct - 20:32

    Heidi fit quelques pas dans le couloir, enjambant les alcooliques trop avancés. Il était temps qu'elle se mêle de cette soirée : l'ambiance devenait trop étrange, dans le mauvais sens du terme bien entendu. La jeune femme dévala les escaliers le plus rapidement possible et fit un tour d'horizon. Ils étaient tous bien trop sages pour qu'elle les laisse tranquilles. Sa bouteille était vide : cela était déjà un problème en soi. Avant toute chose, il fallait qu'elle se resserve. La jeune femme se dirigea vers le bar et attrappa une jolie bouteille de rhum qu'elle entama instantanément en grimaçant. Elle avait beau avoir l'habitude, ça passait toujours un peu difficilement. Son trésor à la main, elle s'approcha de la super sono trop high-tech-dolby-surround-digital et s'autoproclama DJ pour le reste de la soirée, emplissant par la même occasion l'appartement de sonorités electroniques particulièrement efficaces. La petite futée admira son travail récompensé lorsque plusieurs personnes, voir toutes celles qui s'étaient avachies, se redirigeaient vers le bar, plus ou moins gaiement. Délaissant ses platines, elle monta à nouveau à l'étage, en quête d'un quelconque amusement. Heidi ouvrit une porte et son sourire s'élargit lorsqu'elle comprit qu'elle venait d'atterir dans la chambre de la propriétaire des lieux.

    La chambre en question était décorée avec un mauvais gout incroyablement prononcé. Guindée au possible, la pièce aurait pu convenir à sa grand-mère. Même si Mère Grand Nico ne tolérait que les meubles d'époque, et non pas ces vulgaires imitations. En bonne petite cleptomane qu'elle était, elle ouvrit la penderie, les placards, les tiroirs, essaya de forcer deux ou trois coffrets et fureta sous le lit. La bonne femme n'était pas si mauvaise que cela finalement. Elle venait d'offrir à Heidi une collection impressionante de bagues plus immondes les unes que les autres plus une ribambelle d'autre bijoux et breloques en tous genres. La petite brune brillait maintenant de milles feux. Elle fourra le reste de ses trouvailles dans l'une de ses valises Vuitton, subtilisée également, cela va sans dire, et quitta les lieux après avoir salué le portrait de la malheureusement, accroché au dessus de son propre lit. Charmant.

    Trainant sa valise derrière elle, Heidi était maintenant à nouveau en bas, s'envoyant une nouvelle gorgée de dissolvant. Soudain, son attention se reporta sur Vitaly, qui était encore visiblement en train de draguer. Celui-ci l'aperçut et lui fit part de ses inquiétudes. De telles pulsions prévoyantes étaient relativement rares de la part de son cousin. Reste qu'elle se fia à son sixième sens infaillible des ennuis imminents et hôcha la tête.

    - Si tu as peur, je ne peux pas te laisser tout seul. Par contre, je te préviens tout de suite, si l'on doit subir un quelconque interrogatoire, je te dénonces immédiatement. Avec un peu de chance, je serais récompensée pour mon acte de délation et j'aurais assez de liquide pour me barrer au Japon l'été prochain, dit-elle en lui souriant.

    De toutes manières, elle avait plutot gagné sa soirée. Elle l'avait quelque peu passée en solitaire mais peu importe. Heidi se suffisait à elle même après tout.

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Mallory Mac Leod

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Ven 17 Oct - 23:05

    Mallory ressentait une grande impression de gêne. Elle était seule, avec deux Nicolaevith. L'un deux se trouvait être son coup de foudre, et l'autre, celui qui l'avait pris sous son aile de drogué un soir et l'avait entraînée dans sa débauche de boissons et de poudre blanche. Quelques secondes à peine avant d'avoir pu arriver au bout de ses pensées, Vitaly sortit à son tour, laissant entrer une nouvelle personne (décidément tout le monde s'était donné rendez-vous ici). Elle ne le connaissait que de vue mais avait aussi entendu parler de ses exploits. C'était encore un Nicolaevitch: Adam. Elle se leva de son fauteuil pour faire face au nouvel arrivant. Un petit sourire se dessina sur ses traits.

    "Tu as manqué le meilleur, je crois que la fête est finie de ce côté."

    Juste après avoir dit ces mots, elle se précipita vers Jayden qui sortait de la pièce d'un pas quelque peu chancelant et très peu rassurant. Il avait compris, bien que c'eût mis du temps à cause de l'alcool qu'il avait ingéré, qu'il n'y avait plus rien à faire dans les parages et redescendait pour profiter du reste de la fête. Après avoir fait un bref geste de la main en direction de Adam, Mallory se rua sur ses talons et le rattrapa tant bien que mal, sautant par dessus les débris en tout genre, les flaques de vomi séché ou non et des loques humaines qui jonchaient le sol. Elle vint se placer à ses côtés et tenta de le remettre dans le bon chemin. Il tenta de boire une gorgée d'un liquide suspect contenu dans une bouteille qu'il venait de voler des mains d'une brune défoncée mais Mallory s'en saisit avant. "Désolée mon coco, c'est fini pour toi ce soir" Elle bu une gorgée du fameux liquide douteux histoire de se donner du courage et accompagna Jayden jusqu'en bas. Elle aurait bien sur, préféré le retrouver dans des circonstances un peu différentes mais bon, c'était mieux que rien. Elle ne trouvait pas de quoi briser le silence qui venait de s'installer entre eux. Elle réfléchissait pendant qu'ils se dirigeaient vers le salon dévasté. Elle aperçut Tracy, endormie dans les bras d'un homme bien plus vieux qu'elle qui semblait discuter avec un pot de fleurs posé à coté de lui. Elle lâcha Jayden et vint se placer devant lui. Il avait le regard un peu vague.

    "Hého ! Jayden, tu m'entend ? C'est moi, Mallory !"

    De l'autre côté de la salle, Vitaly discutait avec Chiara Mac Leod, une des nombreuses cousines de Mallory, et ils allaient bientôt être dérangés par la jeune Heidi qui se dirigeait vers eux de sa démarche si particulière que Mallory appréciait tant. Elle secoua la tête pour chasser de son esprit ces pensées et tâcha de revenir à Jayden. Il était ivre, presque mort et elle n'était pas sûre qu'il l'entendait. Elle leva ensuite la bouteille qu'elle avait confisquée à Jayden et la finit d'une traite puis elle la jeta par terre, devenant une des nombreuses personnes responsable de ce taudis. Après tout, une de plus ou de moins... Malgré qu'il soit complètement soul, Jayden semblait quand même bien décidé à continuer de faire la fête, et il se dirigea vers la piste de danse, suivit de près par Mallory qui ne voulait pas le lâcher d'une semlle, par crainte qu'il ne s'écroule par terre d'avoir trop bu.
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Chiara Mac Leold

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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 18 Oct - 19:32

[Je suis désolée, j'aurais aimé répondre avant, mais mon internet ne fonctionnait pas... Oo]

Elle croyait que Vitaly était un peu plus courageux que ça, franchement. Se tirer d'une fête dont il est lui-même l'organisateur est une très mauvaise idée et Chiara ne se gêna pas pour le lui rappeler.

" Ah d'accord je vois... Donc tu vas disparaître et si jamais il y a quelque chose qui se produit, je sais pas, moi, une bombe qui explose, il n'y aura certainement personne qui va te défendre... Ils vont tous donner ton nom comme quoi tous les ennuis te retomberont dessus...!" affirma-t-elle avec un grand rire, comme pour se convaincre que la fête ne risquait certainement pas de tourner aussi mal... De toute façon, sûrement que la moitié des jeunes qui étaient là ne se rappelaient même plus le nom de la personne qui avait organisé tout ça alors ils auraient bien du mal à le dévoiler aux policiers si ça venait à la débandade et à l'orgie. Quand même, Chiara fronça les sourcils lorsque, encore une fois, il affirma qu'il se tirerait. Par contre, cette fois-ci, il lui tendit la main en lui ordonnant quasiment de le suivre. Refusant de saisir la main offert, Chiara se releva comme une grande avec un léger soupçon de fureur dans le regard, même si ça ne durerait pas longtemps. " Je t'ai connu avec plus de délicatesse..." affirma-t-elle avec un air qui en disait long sur ses ressentiments. Quoiqu'elle venait juste d'arriver et elle ne voulait pas être au coeur d'une fête qui tourne mal, sûrement pas. Sinon, elle risquait d'être rappatriée en Italie où son père ne la quitterait plus des yeux et essaierait tant bien que mal de la marier à Sebastian. En y repensant bien, cette option ne lui disait rien qui vaille.

En voyant Vitaly se détourner pourtant vers une autre jeune femme, Chiara les laissa discuter avant de s'approcher finalement d'eux deux. "Tu pourrais au moins nous présenter... Chiara." fit-elle simplement en décochant un léger sourire à la cousine de Vitaly. Sa bière toujours à moitié vide, elle en prit une nouvelle gorgée. Se rendant compte, finalement, à quel point elle n'aimait pas vraiment la bière, elle la remit sans vraiment lui laisser le choix, entre les mains de Vitaly. "Je te la donne...!" fit-elle en se disant que finalement, elle ne connaissait pas grand monde ici. En rencontrer ne pourrait jamais lui faire de tord, mais en voyant le jeune homme qui descendit, ayant certainement du mal à se tenir sur ses jambes, un léger sourire lui fit secouer délicatement la tête. Franchement... Elle ne pourrait pas vraiment rencontrer la sobriété ici, à ls voir, tous, ils fêtaient depuis un bout de temps déjà et même si Chiara avait bu un peu, elle tenait encore sur ses jambes et elle était capable de penser, encore, sérieusement, contrairement à certains autres qui semblaient totalement saouls. Marrant tout de même, pensa-t-elle alors que des yeux, elle faisait le tour de l'endroit.

Mallory apparut devant ses yeux et Chiara la regarda un moment s'occuper de l'autre gars avant de ramener son regard sur la cousine et le cousin, devant elle. Croisant les bras, elle attendit un instant avant de dire:

" Comme ça, vous vous poussez?" demanda-t-elle, curieuse de savoir si, oui ou non, ils débarasseraient l'endroit. Vitaly lui avait demandé de la suivre. Où, elle l'ignorait parfaitement et de toute façon, elle ne savait même pas s'il se rappelait ses paroles... Vitaly, c'était Vitaly, quand même, elle ne le changerait pas! Elle conserva donc son attention sur les deux Nicolaevitch tout près.
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Vitaly L. Nicolaevitch
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MessageSujet: Re: ouvert à tous - you fucking love it   Sam 18 Oct - 20:14

    « Super, Chiara, je devrais même t'applaudir pour le sage discours que tu viens de tenir, tu es une fille responsable, c'est bien » maugréa Vitaly après la mise en garde de l'italienne « Les productions américaines pourront compter sur toi s'ils ont besoin de scénario catastrophes. Oh et d'ailleurs, il n'y a aucune putain de bombe qui va exploser » lâcha-t-il en fixant Chiara. Il n'avait pas réellement digéré leur dernière dispute, et l'entendre aligner des reproches plus absurdes les uns que les autres avait le don de l'énerver. « Si ça peut te rassurer, aucun des pré-pubères comateux ici présents ne connaît mon prénom, et ils ne se souviendront même pas de la soirée, si tu veux en faire partie, libre à toi mais ça va te prendre du temps si tu ne bois que de la bière »

    Il s'était alors détourné. Elle avait refusé son aide, tant pis pour elle. Il se contenterait de sauver sa peau, et peut-être celle de Heidi. Après tout, si Chiara ne voulait pas faire confiance à son sixième sens, c'était son problème. Combien de fin de soirées avait-il passé en garde à vue, après avoir refuser de se fier à son instinct ? Trois ou quatre, c'était peu. Ivresse sur la voie publique, il s'en souvenait et aurait pu l'éviter s'il était parti deux ou trois minutes avant. Tout s'était bien terminé, influence de la grande famille Nicolaevitch aidant.

    « Et tu promets qu'on fait un tour de manège après ? » demanda-t-il, à l'adresse de Heidi en prenant un voix fluette d'un gamin avide de bandes-dessinés et de sucettes en forme de nounours. « Fais attention à toi ma petite, je te signale que, suite à notre dernière soirée, tu m'es redevable » fit Vitaly, sourire en coin, pour lui rafraichir la mémoire. « Et la délation, c'est mal d'abord, tu te rap- »

    Pas le temps de finir, Chiara venait de se ramener et de lui couper la parole, lui reprochant de ne pas les avoir présenter. D'accord. Sourire forcé peint sur le visage, il se tourna vers l'italienne mais resta muet, le contemplant d'un oeil mauvais. « Pitié, demande-moi plutôt de me couper un doigt, mais pas ça » déclara-t-il, sitôt que l'italienne se fut présentée en lui fourrant le reste de sa bière dans les mains. Le russe mit quelques instants avant de la poser sur le sol, au pied de l'escalier. « Non merci, je te la laisse, si le coma éthylique te fait de l'oeil, tu devrais la finir. Et je ne prends pas les restes des autres quand c'est si gentiment proposé »

    « On y va ? » demanda-t-il à Heidi pour la relancer, profitant que Chiara parle avec Mallory. Trop tard, elle se retournait déjà vers les deux Nicolaevitch. « Personnellement, oui » repondit-il en lorgnant Heidi pour voir sa réaction, après tout, il ne l'obligeait en rien. « Mais toi, tu peux rester ici, si une bombe explose, tu pourras me dénoncer comme ça » fit-il en levant un pouce alors qu'il souriait de toutes ses dents. « Adieu l'amie » lança-t-il avant de se diriger vers la porte d'entrée.

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