Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 Les sacs virvoltent joyeusement, c'est chose courante >> L i b r e

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Esther Nicolaevitch

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MessageSujet: Les sacs virvoltent joyeusement, c'est chose courante >> L i b r e   Mer 8 Oct - 21:40

    M ais quel mal de crâne. La fille de Migrenia avait frappé cette nuit. Laissez moi vous présenter cette famille : il y avait crâne, le père, Migrenia la mère et Migraine, la fille et sûrement la plus redoutable des 3. Esther avait dormi toute habillée, chose plutôt courante. Elle se réveillait dans une position dont l'appellation "étrange" correspondait tout à fait. Un sommeil agité, de toutes évidences. Elle ne se rappelait pourtant pas avoir particulièrement bu. En fait, plus elle y réfléchissait, plus c'était clair, mais étonnant, elle avait lu. Dans l'après-midi, "Les orphelins Baudelaires - Tome 3" avaient été abandonné se faisant ainsi doubles orphelins sur un banc public. Après une bref remémoration de la chanson de Brassens elle embrassa le livre puis se mit à le lire quelques pages. 10 minutes passèrent, au bout desquelles elle rentra chez elle pour conclure la soirée en sa compagnie. Ils prirent un verre de whisky, mais, le livre ne buvait pas. Ce pauvre livre ne connaissait pas la chance de se trouver devant, à son échelle, un énorme verre de whisky c'était incontestable. Après avoir lu cette affreuse histoire hilarente, elle s'engouffra dans son sommeil qui devenait rare et attendu. Elle rêva d'un chat blanc qui miaulait la mort pour pouvoir manger une pomme sans qu'on la lui coupe en morceaux.

    Elle se leva. Prit garde à bien poser le pied gauche en premier. Secoua ses cheveux. Ingurgita avec dégoût l'aspirine qu'elle venait de se dissoudre. Sa première invention serait un arôme bio permettant de donner à l'aspirine le goût de chocolats aux abricots. Sur sa table de chevet elle trouva un bout de papier où elle avait écrit la veille, la liste des courses. Ce bougre venait de lui annoncer qu'elle sortirait en direction de la boutique bio. Elle enfila rapidement un T-shirt marin dont les manches poursuivaient en trompette, de 10 centimètres ses bras. Une courte jupe, des docs jaunes. Les racines de ses cheveux étaient noires, lui rappelant qu'elle devrait bientôt renouveler sa couleur. Du bleu, ça faisait longtemps. Elle attrapa son long gilet jaune sale et sortît pour quelques minutes après remonter, se rendant compte qu'elle avait oublié sont trop important porte-monnaie.

    Après avoir rempli son sac de divers légumes, fruits, chocolats etc. provenant de sa très chère boutique bio, elle marchât dans la ville. Sa marche ressemblait à une promenade. La randomisation de son mp3 avait joyeusement randomisé sur "Longest Days" Des Sound. Elle ne pourrait jamais rester indifférente à ce morceau. Elle s'arrêta quelques minutes. En tournant la tête à bâbord elle se rendît compte qu'elle se trouvait arrêtée, devant Vinyl Junkies. Elle aimait ce disquaire. C'était indéniable. Pourtant, elle n'avait jamais beaucoup aimé les disquaires. Cet endroit était particulier. Elle entra. Il y avait l'odeur. L'exquise odeur de vieux papier. La boutique semblait miteuse mais cela lui donnait du charme. Le bois était omniprésent, elle aimait beaucoup le bois. Ces objets ronds, noirs, appelés vinyles étaient sublimatoires. Il n'y avait pas de clients. Elle parcourait les caisses en bois où étaient disposés en rangée les vinyles. Elle passait sa main délicatement sur les pochettes. Elle savourait l'ambiance dans laquelle elle se trouvait. Après quelques heures de recherches seraient plutôt une ballade au milieu des disques, elle fût prise par une vague d'émotion démesurée. Elle sortit délicatement l'objet qui venait de produire cet effet : THE SOUND - shock of daylight. Elle contempla la trop magnifique couverture du LP. Elle l'avait déjà vu en pixels, jamais sur papier. Elle fît quelques tours sur elle pendant qu'elle s'avançait à la caisse. Vous vous doutez que cette étrange manière de progresser est plus que propice à la percution. Elle se produit la bougresse. Esther qui, prise dans son élan d'hystérie-transe, balança avec une énergie dont elle ne se saurait cru capable son sachet de légumes sur une des personnes qui s'écroula sur le sol. Ce fût bien assurément un accident. Elle accourût et se pencha sur le malheureux pour s'informer de la gravité du heurt.


<< Euh Saaaaluuuut euh euh. EUH. Êtes vous en état de survivre ?.... Je suis désolée. Je suis plus bête que les légumes qui sont dans ce sac. C'est consternant. >>
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Alexandra P. Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Les sacs virvoltent joyeusement, c'est chose courante >> L i b r e   Mer 15 Oct - 0:23

    Pour l'énième fois de la journée, Alexandra regarda l'imposant horloger qui lui dictait, à chaque fois, un moment de déception. Un moment tragique où elle prennait conscience qu'il était à peine 10 minutes de plus que la dernière fois qu'elle avait posé ses prunelles perçantes sur le vieux bois de l'horloger. Son dos courbé, tout son corps vers l'avant et les coudes sur le comptoir, Alexandra Nicolaevitch attendait impatiemment de finir sa journée de travail. Putain, si on lui offrait d'effacer une nécessité à l'existence humaine, ce serait bel et bien de devoir endurer un boulot, aussi peu pénible soit-il. En effet, dans la librairie, la châtaine passait son temps à errer dans les rangées, caresser du bout des doigts les reliures usées par le temps sur les tablettes, lire des ouvrages dont la plupart du genre humain ignorent l'existence, en replacer quelques-uns si des clients venaient à venir la déranger dans ce havre de paix et de silence. Les livres, ça dit rien, les livres, ça inspirent à des paroles, à des pensées, mais ça se la boucle en permanence. Rien à voir avec les WASP qu'elle devait se taper à tous les jours, au Manoir, et ces gens qu'elle ne connaissait que pour les avoir côtoyer plus jeune et parce qu'elle porte le même nom qu'eux. Un seul nom, un seul clan, les Nicolaevitch.

    Certes, le clan était théoriquement très soudé. Théoriquement, parce que rien que du côté de la famille proche de la jeune femme, Adriel a décidé de la répudier et de la maudire sans doute jusqu'à la fin des temps. Au-delà des apparences, Alexandra savait bien que c'était par peur, ou encore dégoût profond, mais sans doute ne se lasserait-il jamais de maudire la seule descendante féminine de leur branche des Nicolaevitch. Il en existait de nombreuses, et force est de se demander s'ils le sont tous, ou alors que les aïeuls de leur famille était on ne peut plus productif. La châtaine reposa ses yeux sur l'horloge et les tourna vers le ciel. Bon Dieu, il restait une vingtaine de minutes à ce chiffre de merde, et elle pourrait prendre la poudre d'escampette. À la voir aller, on pourrait presque croire qu'elle savait où aller et que faire, mais c'était tout le contraire. C'était justement le principe d'ignorance et de liberté qui procurait à Alexandra Pandora Nicolaevitch un si cru désir de sortir de cet air conditionné pour la conservation des bouquins et non de celui frêle de l'être humain qui le gérait pour le moment. Se redressant doucement, elle s'adossa contre le mur et regarda l'extérieur par la large baie vitrée, observant les passants avec un sourire carnassier aux lèvres. Ces familles, ces hommes au cellulaire, pressés avec leur mallette fourré entre les doigts, ceux qui ne prennaient même pas la peine de vivre et se contentait d'une survie pitoyable se résumant à une routine ennuyeuse. À choisir, l'héritière choisirait volontiers de jouer une partie de roulette russe pour oublier et en finir avec ça.

    Glauque, mais vrai. À l'ennui et à la routine, Alexandra préférerait de loin la mort. Elle était fait pour faire n'importe quoi, payer cher les erreurs qu'elle a à faire, mais jamais se contenter du strict minimum. Voilà pourquoi elle avait décidé d'être un être d'exception, de ne pas se laisser croire qu'elle avait à le prouver à qui que ce soit, mais même mieux. Son principal but dans la vie: se divertir. De tous les moyens possibles, rien n'est exclus. Parfois avec douceur, parfois à la limite du sadisme, elle faisait des expériences qu'elle renouvelait si cela lui plaisait. Une gamine qui ne veut pas grandir, avec un coeur de cendres. Elle l'a fait rôtir à la broche quand il lui a fait mal, une fois. Une seule et unique putain de fois, mais c'était suffisant. La tentation d'allumer une cigarette se fit grande, à l'image de ces poètes égarés, elle avait besoin de son bâton de cancer pour continuer ses réflexions. Nouveau regard à la dérobée, il ne restait que quelques minutes, et elle décida d'emballer ses affaires et se tirer. Il ne restait que quelques minutes, et le connard qui prenait la relève se trouvait en arrière. Alexandra passa son manteau sur ses frêles épaules, puis prit la direction de la sortie, sa cigarette au bec, l'alluma puis sortit dans la rue...

    Exhalant un nuage de fumée, elle écrasa son mégot de la pointe du pied avant de pénétrer le Vinyl Junkies. Alexandra n'y venait pas souvent. Elle était plutôt conservatrice du côté musique, et écoutait en boucle les mêmes chansons jusqu'à ce qu'elles lui donnent pratiquement envie de gerber. Elle leur donnait le temps de s'apposer à côté de son âme et d'y fusionner, tant elle les connaissait. Il y a avait peut-être quatre, ou cinq, mais pour le moment, c'était l'endroit où ses pas l'avaient menés. Passant la main dans ses cheveux, elle sortit un vieux LP de Misfits. Alors qu'elle le regardait, elle reçut un boulet qui, malgré ses muscles et son corps particulièrement imposant, ne fit qu'une bouchée de sa silhouette qui se retrouva valser sur le sol. Se redressant pratiquement instantanément, elle lança un regard plutôt noir à la jeune femme coupable de l'ignomie.

    «Consternant et navrant, en effet»

    Défroissant sa tenue lorsqu'elle fut sur pied, elle la considéra un instant, et demanda, neutre.

    «On ne se serait pas déjà vues quelque part?»
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Esther Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Les sacs virvoltent joyeusement, c'est chose courante >> L i b r e   Mer 15 Oct - 11:18


    Accroupie sur la jeune femme qui venait de s'écrouler, elle suivi son mouvement qui condamnait ses pieds à porter son corps. Elle s'éloigna de quelques mètres, se rendant compte qu'elles étaient toutes deux debout à moins de 10 cm de distance. Elle jeta un rapide coup d'œil à l'LP qu'elle tenait toujours dans la main. Il était toujours dans sa main. Elle ne l'avait pas lâché. Elle lui avait accordé plus d'importance qu'à la jeune adulte à laquelle elle avait balancé un sac empli de poireaux, pommes, patates, salades, etc. Elle ne protégeait que ce qu'elle aimait ou qui se rapportait à elle. Elle luttait pour changer cette infâme partie de son "moi". Elle était troublée, d'abord par le fait qui vient d'être évoqué et puis par cette jeune femme. Elle était si si grande et belle. Et pourtant si froide. Esther la regardait, l'observait, avait le sentiment d'avoir assommé quelqu'un d'une importance cruciale pour la vie des êtres humains. Non, elle n'allait pas se dévoiler maintenant. Elle resterait la jeune adulte qui s'amuse telle une petite fille avec des bonheur de petite fille. Ce trouble allait la dévoiler. Elle ne voulait pas. Les caprices étaient plus simples à vivre. La vague allait l'emporter. Mais elle se reprit. Elle se reprit avec une facilité soudaine qui ne laissait pas de doute sur le fait qu'une bouée venait d'entrer en contact avec elle. Mais enfin, peut-être était-elle forte finalement ? Tout son trouble avait été violemment flanquée dans un placard pour ressortir une des ces nuits, indéniablement. Après s'être vivement frotté les yeux elle afficha un sourire empli de dents blanches.

    Elle était consternante, et c'était navrant. Cette femme ne mentait pas. Pas comme tous ces ignorants qui se permettaient de lancer un "Mais naaaaan" empli de niaiserie, et de mensonges. Ce "mais nan" qui souriait sadiquement en chuchotant, "nous t'apportons le voile, ta face sera ravie, il est presque opaque". Qu'airait-ils pu dire d'autre ? Il risqueraient de vexer leur bouffon préférée. Et elle-même qui souriait, en voulant les croire. En ne voyant pas le voile qui lui faussait la vue. Et tous les gênes qui repartaient dans le tiroir. Le fait est qu'on ne peut pas aimer quelqu'un de faux. Quelqu'un qui se ment et qui ne fréquente que des gens qui le prennent pour une attraction de nuit.
    Esther était soumise aux gens qui l'aimaient comme ils aimaient un pitre. Et ça n'était pas la faute de ses gens mais bien de la sienne. Elle se plaisait à faire rire la population, à se faire remarquer, à se faire aimer. Elle aimait qu'on l'aime, les troubles l'empoignaient moins souvent et mois violemment. Il n'y avait pas que le fait de balancer un sac de légume qui était consternant mais aussi la personne qu'était Esther. Elle qui savait trop bien qu'elle était fausse, sans jamais vouloir y remédier.

    Elles s'étaient déjà vues ? C'était indéniable. Pourtant l'évidence de la raison pour laquelle elles avaient toutes deux l'impression de se connaître restait dans l'ombre. Il fallait aller la chercher.
    Esther demeura dans un étrange silence. Un silence qui entraînait des questionnements. Elle fixait la femme qui se trouvait en face d'elle. N'ayant ni l'air perplexe, ni l'ai boudeur. Comme un miroir reflétant le vide . Même elle ne pensait à rien. Elle s'engouffrait dans des eaux noires, et des bulles cachaient son corps. Mais là encore, la bouée accourra. Et la sortit de sa torpeur.

    <<Tu sais, ils mentent à la télé, se manger des légumes c'est pas bon pour la santé. >>

    Elle avait plus que l'impression d'avoir vu la jeune fille : elle avait l'impression de la connaître. C'était assez gênant.

    << Si tu fréquentes souvent les bars glauques tu auras sûrement été consterné par une femme emportée par l'alcool >>
    << Et qui maintenant accuse l'alcool >>
    << Ceci étant le plus probable, il est aussi probable que tu ais entendu parler de l'illustre famille Nicolaevitch >>
    << Dont je fais partie >>

    Des coupures s'introduisaient dans ses phrases. Ses mots semblaient lourds et vertigineux. Elle sourit. Faussement.
    Elle ne voulait pas la laisser partir mais ne trouva rien à ajouter, espérant que l'autre prononcerait une réplique entrainant la continuation de leur dialogue.
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