Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 I am a martyr, I just need a cause

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Dorian E. Tolstoï

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MessageSujet: I am a martyr, I just need a cause   Jeu 16 Oct - 22:55

Un gouté avec des espèces d’antiquités vivantes est certainement la chose la plus barbante qui soit.
Une femme vêtue d’un habit de serveuse s’approcha de lui, des espèces de petits canapés roses, à l’apparence gluante et tout à fait ragoutante, sur un plateau d’argent tenu sur la paume de sa main. Une énième réceptions. Correction : réception qui se voulait absolument hors du commun, mais qui ne l’était que par la couleur de ses canapés. En fait, habituellement, ils étaient couleur chocolat, et c’était tolérable. Une pièce couleur chocolat, c’était aussi tolérable. La même chose, mais en rose gluant, ce n’était absolument pas tolérable. Vous pouvez donc comprendre avec aisance pourquoi Dorian était assez gêné, et même irrité. Vous pouvez (en fait, vous avez le devoir) comprendre pourquoi il souriait avec exagération, se retenant, par la même occasion, de crier poumon et tripes par la fenêtre.

« Tout les excès sont destructeurs. » Lâcha-t-il bien qu’il n’est aucune idée précise du sujet de conversation. Mais il y avait deux sujets possibles : la jalousie et l’amour avec un grand ’a’ qu’on attend toujours, bien qu’on est largement dépassé l’âge de se faire appeler ‘mademoiselle’. Donc, réflexion faîte, cette réplique pouvait coller partout. Une vérité générale peut coller partout, ou du moins, partout sauf lorsqu’on ne parle pas de petit pois.

« Je suis d’accord, même l’amour l’est. »
Dorian tourna un œil mauvais vers celle qui avait prononcé ces paroles. Bon Dieu, comme il se sentait à l’étroit et comme l’envie de partir se faisait de plus en plus pressante, même obsédante. Il inspira calmement, se reprit pour plonger ses yeux dans ceux de sa compagne de conversation. Du moins, elle semblait être cela. Il étira ses lèvres en un sourire fatigué, et répondit, excédé :
« Il n’est pas juste de vous entendre dire ça alors que vous venez de vous faire engrosser. Arrêtez de vouloir être l’héroïne d’un roman de Jane Austen, c’est stupide. »
Il se leva, marchant d’un pas lent pour se diriger vers un plateau argenté. Sa lenteur traduisait sa futur jouissance, car lorsqu’il prit le plateau en main, il ne put s’empêcher de sourire. Ca lui faisait juste plaisir de savoir que ces ragoutants petits canapés roses allaient enfin trouver quelqu’un qui les aimerait à leur juste valeur. En fait, je dois aussi avouer que la tournure de la phrase qui vient d’être prononcée lui plaisait énormément, car il était sûr que ça tante n’aurait pas dit mieux ça elle-même, en toute héroïne stupide de roman à l‘eau de rose qu‘elle se voulait. Il déposa le plateau aux pieds de plusieurs Yorkshire ridiculement affublés de nœuds papillons et de petits manteau en laine. Il est inutile de dire que ces chiens se jetèrent dessus, se sentant certainement plus proche de ce canapé à la couleur identique à leurs nœuds, qu’à de simple croquette.

« Mon neveux est… Un ami des animaux. Il a d’ailleurs monté une association dont font parti beaucoup d’élèves d’Harvard.
S’en suivirent des exclamations du type : Oh comme c’est charmant ! Et quelle noble cause ! Que nous passerons sous silence pour plus de sécurité.
- Oui, à ce propos, pour toute celle qui veulent se repentir de violence envers des animaux, comme ma tante avec feu petit Nestor, elle peuvent venir à tout moment. Sur ce, mesdames, si vous voulez bien m’excuser. »

Dorian quitta cette pièce, laissant derrière lui des ’oh’ et des ’ah’ de surprise, ainsi qu’un « Mais… Catherine, qui est ce Nestor ? Je ne savais pas que…  » qu’il entendit vaguement.
Bien évidemment, pour ceux ou celles qui se poseraient la question, Dorian n’avait pas fondé une espèce d’association pour la défense des animaux. Et il s’en fichait pas mal des animaux, encore qu’il reconnaissait la qualité de certains : débarrasser de sa vue un canapé rose gluant est une chose absolument loyal et noble.

Ensuite, il fallut bien atterrir quelque part, et même si il s’aurait fait un plaisir de déambuler dans les rues de Londres, le regard perdu, et la pancarte ‘kick me’ dans son dos de pauvre victime innocente, il préférait de loin prendre le cliché numéro deux : s’allonger dans un parc.
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Sienna Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: I am a martyr, I just need a cause   Sam 18 Oct - 17:09

Papa était beau, ce soir. Avait mis une belle chemise, de laquelle son ventre sortait légèrement. S'était presque habillé pour l'occasion. A l'improviste, avait débarqué avec Maman dans la petite collocation de la fratrie Nicolaevitch. Sans même laisser le moindre message comme ils le faisaient si souvent pour prévenir qu'ils se mourraient d'angoisse pour leur progéniture, et qu'ils projetaient de venir s'installer chez eux quelques jours - en dormant cependant à l'hôtel, bien sûr. Seulement, cette fois-ci, l'ancien boy-scout et sa néo-Mac Leold avaient débarqué dans le minuscule appartement, trouvant Anton à moitié nu en train de toucher - d'une manière suggestive, pour ne rien dire d'autre - une fille que même lui ne connaissait pas, des fringues étalées au sol, et Sienna, leur douce et détestée Sienna, en sous vêtements, et faisant des pancakes au beau milieu de la matinée. La scène avait dû les choquer, car Papa avait brutalement lâché sa valise, l'air bouche-bée, et Maman, manqué de s'effondrer sur le joli carrelage du palier. S'en suivi toute une série de questions et d'interdictions débiles qu'Anton et Sienna expédieraient bien vite, en annonçant que le père d'untel Nicolaevitch était exclusivement sur Londres, et que ce dernier serait ravi de voir le beau couple qu'ils formaient. « Et Melody, tu as vu Melody ? Est-elle toujours aussi turbulente ? J'espère qu'elle est restée dans sa maison de correction, mais ses parents ne sont pas assez fous pour l'en sortir, bien entendu ! » Qu'il dise, Sienna était déjà ailleurs. Dans Hyde Park, peut être, ou devant un épisode de Sex and the City qu'elle aurait déjà vu des millions de fois. « Et ce cher Vitaly, comment se porte-t-il ? Si j'avais eu 18 ans, je serais bien allée danser avec lui, tiens ! » Finalement, les deux affreux furent vite partis, laissant leurs enfants vaquer à leurs sages occupations : fumer encore plus, vomir par la fenêtre et refumer encore, sans se rendre compte qu'en bas, un malchanceux s'est prit des pâtes et du suc digestif sur la tête. Sans prendre le temps d'en rire.

« Trop la loose, où sont tes clopes, l'atrophié des couilles ? »
Sienna espérait franchement qu'Anton répondrait, son sens de la répartie étant nul, et bien que les possibilités qu'il se soit mis à la cigarette le soient tout autant. Histoire de créer un échange, un dialogue pas trop insultant entre son frère et elle, elle s'était postée devant lui, les poings sur les hanches, en pensant franchement qu'Anton, si gentil qu'il était, se lèverait et irait sagement lui en acheter.
« Viens les chercher, elles sont dans mon calbute ! Et puis depuis quand je fume ? »
Mais ça, elle ne s'y attendait pas. Et elle aurait giflé son beau blond si, justement, il n'avait pas été aussi mignon. Elle se contenta de grommeler l'insulte la plus gentille qui soit, parti enfiler la dernière paire de bottines qu'elle avait acheté et sorti ainsi, fraichement habillée, et avec sur elle, 4 petites livres pour s'acheter ses cigarettes. Si seulement ça suffisait, hein, parce que bon, 4 livres. Enfin, elle n'aurait qu'à traverser Hyde Park, entrer dans la sorte de maison de la presse, aller à la caisse 3 et faire du charme à Dougie. Car Dougie lui accorderait forcément ses clopes pour un peu moins cher, il l'aimait tant.

Mais sur le chemin, - surprise, surprise - Sienna trouva bien étrange de voir un homme s'allonger sur un banc, alors que la température devait atteindre un maximum de 7 degrés. La jeune femme elle même se considérait comme suicidaire de sortir si peut vêtue, mais s'allonger sur un banc, c'était pire encore. Comme voir la lumière blanche au fond du tunnel, se donner aux pigeons, comme les clodos le font si bien, sans jamais réussir à en mourir. Et donc trop curieuse et cupide de vivre quelque chose de peut être mouvementé, Sienna s'avança vers le banc et la silhouette apparemment informe qui se trouvait dessus. Se pencha sur le visage de la douce personne qui logeait désormais ici, ne reconnu personne, mais s'enquit de savoir à qui appartenait ce corps qui semblait frigorifié, bien qu'il se soit volontairement allongé là.
« On voit ton caleçon, joli museau. Tu l'as acheté chez Burton ? »
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Dorian E. Tolstoï

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MessageSujet: Re: I am a martyr, I just need a cause   Lun 20 Oct - 22:19

Voilà exactement le résultat qu’on pouvait obtenir lorsqu’on laissait libre court à ses émotions : un jeune homme, trop chiquement habillé pour trainer seul dans un tel endroit qu‘était Hyde Park, allongé sur l’herbe absolument et indéniablement fraiche par une température de sept degrés. Il avait fière allure, les dents serré pour s’empêcher de trembler, s’entêtant à garder sa veste à queue de pie en guise de coussin. Il détestait être au contact de l’herbe, et il lui était encore plus insupportable de fourrer sa tête dedans.
Dorian mit ses mains derrière sa nuque, et inspira profondément. Pourquoi était il en costume à queue de pie, déjà ? Bien évidemment, sa tante. Il ferma les yeux, se refusant à penser à cette vieille chouette qui cherchait l’amour parmi les millionnaires aux visage et aux corps décrépis. Au lieu de ça, il se demanda quelle était la raison de son entêtement presque inconscient à rester ici. N’y avait il pas plus intéressant à faire ? Bien sûr que si.
La mine un peu pâle, il se releva pour empoigner sa veste, sortant avec légèreté son paquet de cigarette. Il avait perdu l’habitude de chercher frénétiquement son briquet. Il était vide, forcément. N’y avait il donc pas âme charitable pour penser à lui remplir ou à lui en offrir un autre ? Pas d’âme charitable, ni même compagnie. En fait, je ne suis pas vraiment sûr qu’on puisse parler d’un clochard qui ronfle tel un animal sauvage sur un banc, ‘compagnie’. D’ailleurs, il est presque sûr que ce genre de personne répond au terme inverse. Quoi de mieux pour vous faire ressentir votre solitude qu’un clochard se noyant dans la débauche et la crasse ? Pas grand-chose.
Dégageant son regard bleuté de cette anté-compagnie, Dorian apporta la cigarette nue de toute flamme à ses lèvres. Puis, s’asseyant sur son orgueil, prit la veste et s’en habilla. Il refusait de s’ennuyer, ainsi, c’est à ses risques et périls qu’il s’approcha, un sourire presque heureux aux lèvres, du clochard, son anté-compagnie, à présent favorite.

« Il est l’heure, Maurice ! » Grogna Dorian entre ses dents de façon exagérée et à une proximité dangereuse de l’homme. Aucune réaction. Il tourna autour du clochard, le fixant d’un regard innocent.
Ensuite, il s’allongea sur le banc à quelques centimètres de celui où se trouvait l’homme, qui avait manifestement une tête à s’appeler Maurice.

Doux Jésus. Une présence humaine et non clocharde se faisait entendre comme dans un théâtre. Pour être franc, Maurice n’étant pas des plus bavard, il n’était pas extrêmement dur d’entendre des bruits de pas. Mais il se renfrogna dès qu’il senti une senteur fruitée typiquement féminine. N’avait il donc pas eu sa dose de piaillements féminins pour la journée ? A croire que non, car la jeune femme s’approcha de lui, se penchant même. Le visage impassible, il leva des yeux presque innocents vers elle -à croire que l’innocence était un masque qui lui seyait à merveille.

« On voit ton caleçon, joli museau. Tu l’as acheté chez Burton ? »

Ses lèvres se fendirent en un sourire, à sa grande surprise puisqu’elles n’avaient cessé de rester dans un rictus assez froid, si je puis dire, depuis qu’il se trouvait là. A cause de ces satanés sept degrés, évidemment. Dorian jeta un regard sur Maurice, qui somnolait toujours, la bouteille contre lui.

« T’es vraiment indécente. » Dit il d’une voix engourdie par le froid, les yeux ailleurs.
Il se repositionna de façon plus confortable, ses mains soutenant sa nuque, puis leva à nouveau les yeux vers l’inconnue.

« Oserais tu me poser cette question alors que tu portes une culotte en coton épais avec une espèce de petite bestiole dessus ? »

Ce n'était, bien évidemment, qu'une innocente supposition proposée sous la forme d'une affirmation. Ceci dit, que pouvait elle donc faire pour lui prouver le contraire ? Lui montrer sa culotte alors qu'elle était certainement -encore que ce n'est qu'une supposition- une fille tout à fait doucette.
Vous aurez vous aussi remarqué que, malgré la remarque ô combien subtile de la jeune fille, il n’a pas remonté son pantalon. N’imaginez pas que c’est par envie d’exhibition, car qui aurait envie de céder à ce genre de penchant par sept degrés et en présence d’un clochard dénommé Maurice. Allongé ainsi, il avait presque envie de céder à la fatigue. Chose impossible alors qu’une personne vous regarde avec de grands yeux curieux.
Et, presque soudainement bien qu’on l’attende depuis longtemps, un grognement se fit, de même, presque entendre.
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Sienna Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: I am a martyr, I just need a cause   Mer 29 Oct - 19:18

    Sienna ne savait pas trop quoi penser de cet... intriguant personnage, bien coiffé, vêtu de si joli smoking, mais assurément pas au bon endroit. Elle l'aurait plutôt vu à une fête chic mais ennuyeuse au possible, plutôt que sur un banc d'Hyde Park, cet « highway to hell » peu commode, et encore moins fourni en sièges de velours. Mais pensa donc, de manière assez hasardeuse, que ce devait être le cas, ou que ses parents immensément riches l'avaient gentiment foutu dehors. Et le ciel envoyait sûrement Sienna pour lui venir en aide, allumer sa clope et l'accueillir chez elle, un sourire tendre et maternel accroché au visage. Même si le jeune homme demeurait, pour l'instant, peu coopérant, Sienna préféra le mettre de son coté. Lui dire qu'il n'avait pas à avoir honte, que Burton, c'est très très chic, que Carl Barat s'habille chez Burton. Et ainsi, il la prendrait pour la pire des idiotes, parce qu'elle n'aurait pas envie de se mettre à dos un si bon parti, en apparences, et encaisserait donc ses stupidités à lui. Mais elle ne lui laisserait pas le plaisir de se sentir tout puissant, ce serait trop accorder à son joli minois. Et toujours debout face à lui, Sienna mit ses mains sur ses hanches, et prit cet air de pute vexée qui ne sait pas quoi répondre, trop fière pour se montrer sous son vrai jour. Vint s'assoirt à côté de sa nouvelle compagnie, ne voyant ainsi plus trop la cigarette éteinte qu'il tenait entre ses lèvres ; les bras croisés sur sa poitrine, le regard dans le vague, avant de lui répondre, d'un ton des moins agressifs.

    « Je porte peut être des culottes en coton siglées Snoopy et the Muppet Show, mais à ta place, j'éviterais de la ramener. Comprend que quand on s'habille comme mon père, ça craint tout autant... » Ses lèvres restèrent légèrement pincées, dans un sourire assez sceptique, pas méchant, mais pas agréable pour autant. S'il avait décidé de la faire chier, alors peut être, sûrement allait-elle faire de même, finalement. Et stressée à l'idée d'entendre sa réponse, et de s'en prendre pleins la gueule, décroisa ses bras pour tripoter machinalement le briquet au fond de sa poche. Enviait Maxwell, sur le banc d'à côté, bien au chaud dans sa solitude, qui ne devait pas avoir ce problème : être accompagné. Et Sienna aurait très bien pu s'en aller, dire à ce type qu'elle n'userait pas sa salive davantage pour quelqu'un comme lui ; mais encore une fois, ce serait s'avouer vaincue, ce qu'elle ne ferait pas. « Et réflexion faite, tu ne t'habilles sûrement pas chez Burton, vu que ta mère t'achète tes fringues... »
    Sienna affichait un sourire assez victorieux, fière d'elle qu'elle était, en même temps. Bien consciente qu'elle pouvait exaspérer son cher ami, juste pour le plaisir, ou pour se montrer à elle-même qu'elle n'était pas une petite salope sans cervelle, elle sorti le briquet de sa poche pour le tenir entre ses doigts en face d'elle, espérant que quand ils n'auraient plus rien à se dire, elle pourrait lui voler sa cigarette et l'allumer aussitôt, en courant vers chez elle. A moins qu'il n'en ai rien à foutre, et qu'il la laisse gentiment s'enfuir. Mais au contraire, il lui donnerait gentiment sa cigarette lorsqu'elle lui demanderait. Son innocence l'y forcerait, peut être...
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