Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]

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Jimmy
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MessageSujet: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 0:58

Pas de chance pour notre bande de téméraires, aussi Nicolaevitch ou Mac Leold soient-ils. Les voilà condamner à vivre ensemble pour une durée indéterminée. Arrêtez de râler. En revanche, je vous autorise à laisser s'exprimer votre frustration sur votre voisin ou voisine.

Deux heures plutôt, vos grands-parents vous ont flanqué dans le train, l'air grave et les traits tirés. Vous êtes placés sous la surveillance des deux gouvernantes. Anita, vieille fille, catholique pratiquante ne jurant que par Marie, Jésus et Joseph pour les Nicolaevitch. Rosaly pour les Mac Leold, une mégère colporteuse de ragots, totalement insupportable, beaucoup plus occupée par son tricotage que par ses protégés. Toutes les deux sont accompagnés de Jacob, l'ancien concierge de l'Université de Londres, qu'une certaine Heidi connaît très bien. Elle est en partie responsable de son licenciement, fais attention à toi ma cocote.

Quelques minutes de marche, et vous voilà arrivés au Manoir de Forest Row, propriété secondaire de la famille russe, entourée par une forêt. Personnellement, je vous conseille de ne pas vous y aventurer mais.. vous faites comme vous voulez hein. Magnifique demeure, je dois le dire. Fantastique prison, au moins vous n'aurez pas l'occasion de sympathiser avec les rats et les cafards. Positivez un peu voyons.

Rosaly et Anita vous plantent dans le hall d'entrée, et vous laisse monter vos valises (cf répartition des chambres). Jacob est là si vous avez besoin d'aide, mais c'est donnant-donnant. Un service contre un service, rien ne se fait gratuitement - et surtout pas pour Jacob. Les petites natures devront faire fonctionner leurs neuronnes s'ils veulent avoir un coup de mains de sa part. Oui, parce que EN PLUS, Jacob est difficile.

Avant de se tirer pour boire du thé, Rosaly et Anita prennent la parole pour vous annoncer que vous devez être vous rendre dans le Salon Tchekhov à dix-huit heures, précises. Pas de retard, pas d'abscence, ou elles viendront vous tirer les oreilles.

Votre après-midi est donc libre. Heidi et Lily Rose sont fourrées ensemble, la dernière est accompagnée par son chevalier servant, Andrew, qui n'envisage pas une seule seconde de la laisser toute seule. Alexei et Sienna ont disparu un long moment de la circulation, l'inceste est à la mode il paraît. Vitaly et Adam, totalement défoncés, sont en train de jouer à la corde à sauter sur le terrasse, devant le regard ébahi de Mallory. Chiara et Lilian, ensemble, se sont fait la malle, impossible de les retrouver. Mais ils réapparaîtront d'ici peu. Jazz se prend déjà la tête, d'abord avec Oxanna, puis avec Roxanne. Changement de cible, Arsène s'en prend la figure, je savais qu'ils s'adoraient. D'accord, elle commence bien. Dorian est victime de son propre succès et condamné à faire la conversation avec Harlow. Jayden fait son apparition, je me demande ce qu'il peut bien foutre ici, tout le monde sait qu'il ne figurait pas sur la liste. Oh, bah tiens, son meilleur pote Isidor est avec lui. Mystère à élucider. Quant à Esther, il semblerait qu'elle soit en grande conversation spéciale dépravation avec sa majesté des junkies, Rosemary - essayant de monter un plan pour choper la valise d'Andrew Kerrigan. Paraît qu'il a bourré un de ses sacs exclusivement d'herbes. Changement de plan, apparemment pour les deux frangines Mac Leold, Hazel et Elizabeth, mais qu'est-ce qu'elles foutent là ? Je croyais qu'elles étaient aussi innocentes que deux agneaux.

Oh, n'oubliez pas : dès que le coucou sort de l'horloge - à dix huit heures tapantes - vous vous ramenez au salon. Un invité surprise vous y rejoindra, une fois installés.

[HRP : tous les membres mentionnés ci-dessus sont invités à poster à la suite]
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Vitaly L. Nicolaevitch
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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 15:23

    Difficile de ne pas soupçonner Vitaly L. Nicolaevitch. Véritable égérie des plans foireux et des destructions de biens, il aurait été plus que capable de peindre le blason de la famille adverse sur un des murs des Nicolaevitch. Sauf qu'il ne s'en souvenait pas. Conclusion ? Soit il était totalement innocent et n'avait strictement rien à faire au Manoir de Forest Row. Soit il était complètement coupable, mais cette nuit là avait rimé avec défonce et redéfonce. Dans tous les cas, le résultat était le même : il ne savait rien.

    Le trajet s'était révélé assez court en réalité. Même s'il n'avait aucune idée où ils allaient, si leur prison se rapprochait plus à un camp de concentration ou un hôtel sous les Bahamas. Beaucoup de groupes s'étaient formés, et Vitaly avait l'impression d'être en colonie de vacances - même s'il n'avait jamais été en colonie.

    Néanmoins, il s'était rapproché d'Adam. Traumatisant, n'est-ce pas ? Les deux gus n'étaient pas dans leur assiette, à en juger par l'expression de béatitude affichée sur leurs visages. Les deux cousins avaient envahi la terrasse, après avoir fait un petit tour du propriétaire. Leurs recherches avaient porté leurs fruits puisqu'ils étaient les heureux parents d'une corde à sauter verte et rose, dont les couleurs s'étaient atténuées avec l'âge. Drôle d'occupation me direz-vous, mais pour Adam et Vitaly, c'était tout à fait normal. On pouvait tout de même se demander ce qu'ils foutaient ensemble. A l'origine, ils ne pouvaient pas se blairer, et comme par magie, voilà qu'ils se comportaient comme les meilleurs amis du monde. Même dans le train, ils s'étaient enfermés ensemble dans les toilettes, rien de sexuel - pour qui les prenez-vous - mais pour partager un énième joint. Le calumet de la paix, ils venaient d'enterrer la hache de guerre.

    A leurs côtés, la jeune Mallory. Dernièrement croisée à la soirée clandestine. Elle les regardait s'amuser, en tenant d'une main la corde. Ou plutôt les voir tenter de sauter par dessus la corde, en essayant de ne pas s'effondrer par terre. Assez comique dans le genre. Vitaly grommela, s'essuyant les mains après sa récente chute. Il se remit sur pieds, en tapotant légèrement son slim noir afin de virer toutes les poussières qui s'étaient fixés au niveau des genoux. Il releva la terre, fixant Adam avec un air digne d'un gamin frustré.

    « C'est pas juste mec, dès que c'est moi qui doit sauter, tu tournes plus vite.. » gémit-il avant de s'arrêter. Il dressa un doigt, pour faire signe à ses camarades de jeu de se taire. L'horloge du hall sonnait les dix huit heures. Les consignes étaient très claires : rendez-vous dans le salon. Sans attendre Adam et Mallory, le russe se précipita à l'intérieur du manoir, accourant au lieu convenu. Premier arrivé, meilleur place. Sauf que Jazz était déjà là. Oh, ouais. Elle. Vitaly passa devant l'américaine sans dire un mot et alla s'installer dans le canapé le plus éloigné. Il s'y effondra, se mit à ses aises, les pieds sur la table. Cool mec.

_________________

ELECTRIC BLOOM !


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Heidi Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 16:10

    Depuis quelques heures, Heidi se trouvait plongée dans un état de félicité plutôt impressionnant. Cette situation était tellement dingue, tellement absurde. Ils se retrouvaient enfermés dans une sorte de prison et en viendraient tous bientôt au cannibalisme et à l'instinct de survie ravageur. Comme elle avait hâte. Pour l'heure, ils étaient encore tous (à peu près) civilisés et se contentaient de jeter quelques regards autour d'eux, d'échanger quelques banalités avec leur voisins. D'autres préféraient déjà s'éclipser avec leur camarades. La jeune femme, quant à elle, tenait compagnie à son double, Lily Rose. Pendant le voyage, elles avaient élaboré toutes les deux une multitude de plans plus risqués les uns que les autres et s'étaient promies de les mettre à execution. Après tout, on lui imposait cette situation, Heidi comptait bien en tirer profit également. Oh et inutile de préciser qu'Andrew était également de la partie, étant donné qu'il était le petit-ami/consolation de Lily Rose pour le moment. Le pauvre, cela l'obligeait par la même à trainer avec sa super amie Heidi Nicolaevitch. Quelle chance.

    - Bon, je te propose l'alléchante perspective de devoir trainer ta valise dans les escaliers. Je vois déjà tes yeux s'illuminer de mille feux. Enfin, personnellement, il est hors de question que je demande de l'aide au vieux, dit-elle en désignant d'un mouvement de tête l'ex employé de l'université. Il n'a qu'une envie c'est de m'empaler sur sa vieille fourche. Tu en sais quelque chose Kerrigan ... ajouta t-elle en souriant.

    Les deux petits démons ainsi que le chevalier servant de la jolie blonde quittèrent donc le hall et entamèrent leur ascencion des escaliers. Cette manie qu'avait Heidi d'emporter tout son appartement dans une simple valise (au passage subtilisée lors de leur dernière soirée commune). Elle avait jugé qu'il lui serait indispensable d'avoir avec elle sa collection complète des albums de Pink Floyd ainsi que sa couette imprimée "there is a surprise underneath". Enfin arrivées à destination, les deux jeunes femmes, essouflées, cherchèrent leur chambre des yeux. Au moins, le sort n'était pas si cruel : elles se retrouvaient dans la même. Heidi ouvrit la porte, se dirigea automatiquement vers le lit du fond et balança sa valise à côté, s'affalant par la même sur le lit. Pour l'instant elle était seule, ces deux-là devaient être restés en haut des escaliers, à se faire des mamours. Cette idée lui donnait envie de vomir. Décidément, Lily Rose et elle se ressemblaient beaucoup mais entre sa liaison avec Andrew et sa fascination pour Adriel, elle ne la comprenait vraiment pas.

    La jeune femme jeta un bref coup d'oeil à son téléphone. Presque dix-huit heures. Si elle ne se trompait pas, ils devaient tous se retrouver dans le salon. Elle se releva à contrecoeur et quitta la chambre, après avoir jeté un coup d'oeil au troisième lit. Elle ne savait pas qui complèterait leur joyeux foyer et esperait simplement qu'il ne s'agirait pas de sa charmante amie Andrea. Elle passa devant les deux tourtereaux et leur adressa un sourire amusé, avant de descendre les escaliers quatre à quatre. Le salon ne fut pas difficile à trouver : il y avait déjà plusieurs personnes à l'intérieur. Heidi adressa un signe de la main ridiculement exagéré à Jazz, sachant pertinemment qu'elle était friande de démonstrations d'affection en public. Au fond de la salle, il y avait un joli fauteuil tout près de la cheminée. Sa place attitrée. La petite brune s'y affala tirant sur son énième jupe trop courte.

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Roxanne Mac Leold

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 16:37

Allez comprendre. Ni une ni deux elle se retrouvait dans le train pour rejoindre un manoir où elle vivrait 24h sur 24h avec d'autres, des Nicolaevitch et des Mac Leold. Pas de soucis elle avait bien compris que de toutes façons ces deux familles ne s'aimaient pas mais elle n'en connaissait pas. Juste une, Harlow Mac Leold, elle l'avait croisé par un jour de pluie où les cigarettes ne pleuvaient toujours pas du ciel.
Bon alors qu'est ce qu'elle foutait là. Elle n'avait rien fait. BIP mauvaise réponse tout le monde dirait ça. Et puis de toutes façons elle ne faisait pas partie de cette histoire, elle était là voilà tout.

Enfin bon, arrivée au Manoir elle s'était prise la tête avec une certaine Jazz Mac Leold. Pourquoi ? Jazz s'embrouillait avec Oxanna une Nicolaevitch. Besoin de rajouter qu'encore une fois Roxy ne faisait pas attention à quelle famille appartenait telle ou telle personne ? Besoin de rajouter que cette curiosité naturelle l'avait poussé à se mêler de ce qui ne la regardait pas, de soutenir Oxanna et finalement c'était elle qui avait fini par s'énerver avec Jazz. Super ! Bonne rentrée !

Bref passons sur l'histoire. C'était fini, puéril et sans intérêt valable. Il lui fallait monter sa valise. Ou plutôt ses valises elle en avait deux Roxanne. Ce besoin de se sentir chez soi n'importe où, puis des vêtements, des vinyles etc etc. Puis sur un de ses bras pendait aussi son sac à main, lourd d'au moins 2kg. Bref, elle peinait mais l'espèce de vieux nommé Jacob n'avait pas l'air vraiment conciliant. Donc il faudrait se débrouillé elle ne lui demanderait pas. Ces petits talons hauts ne l'aidaient pas vraiment, par contre le choix de cette petite jupe rouge plutôt courte c'était magnifique.

Alors qu'elle montait les nombreux escaliers (ben oui sinon ce serait trop facile d'accéder aux chambres), elle pensait qu'elle aurait bien aimé parler à ses grands-parents à propos de tout ça. En plus, elle n'était pas vraiment Mac Leold, c'était une adoptée alors franchement. Enfin bon, elle allait pas s'éterniser sur le fait qu'elle ne voulait pas être ici. Elle allait s'amuser un peu allez savoir ?

Une fois ses valises enfin là haut 18h sonna. L'ordre avait été très clair. 18h direction le salon Tchekhov. Pour quoi faire ? Une énième réunion ? Certainement.
Bref, à peine le temps de s'observer une dernière fois dans le grand miroir, Roxanne descendit les escaliers et arriva dans le salon. Elle était plutôt ponctuelle, bien loin d'être la dernière apparemment.

Deux filles et un gars qu'elle salua rapidement, c'est fou, ils avaient l'air aussi ravit qu'elle d'être ici. Parmi les filles il y avait Jazz. Elle aperçut un pouf près de la fenêtre. Chic ! Elle pourrait observer la vue sur le dehors si ça devenait trop ennuyant. Elle traversa la salle sans un regard et alla s'écraser dans le pouf.
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Melody Jazz Mac Leold

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 16:59

    Il fallait qu'on lui explique, toute l'histoire j'entends. Il était à peine huit heures du matin, Jazz venait tout juste de rentrer de sa nuit d'errance dans les rues de Londres, appareil-photos à la main. Une trentaine de minutes qu'elle dormait avant de se faire sauvagement réveiller par une dingue au gilet en maille. La solution de l'hallucination lui était d'abord venu à l'esprit, peut-être qu'à long termes, les pilules coupe-faim provoquaient des troubles de la vue et du sommeil. Mais cette vieille mégère lui ordonnait de se lever en vitesse, de faire rapidement ses valises et de se bouger les fesses, le train partait dans vingt minutes. Ça expliquait la mine cadavérique de la pauvre Mac Leold. "Lâche moi gros tas, je peux me laver les dents toute seule" La réplique du matin, les premiers mots qu'elle prononçait et qui annonçaient une très mais alors très mauvaise journée. Elle ne savait même pas où elle partait (ayant rompu tout contact avec sa famille), combien de temps elle partait et pourquoi elle partait (dégradation chez les Nicolaevitch ? Jamais entendu parler). Agenouillé en face de sa commode, elle fourrait pêle-mêle toutes les fringues qui lui venaient sous la main, en ronchonnant pour avoir un café. "Plus tard, plus tard, on n'a pas le temps" s'entêtait la vieille femme à la peau fripée. Bah bien sûr.

    Gobelet Starbuck à la main, acheté en vitesse après avoir échappé au contrôle de la mégère qui avait pour mission de l'amener à bon port, Jazz fut toute fois surprise de voir une bonne partie de ses cousins et cousines - qu'elle exécrait pour la plupart - sur le quai de la gare. Elle l'aurait du s'en douter. Encore une histoire de famille. Elle décida de s'asseoir par terre, zappant toutes ses connaissances parce qu'elle n'était pas d'humeur, ça se voit pas ?

    "La place est libre ?"

    L'américaine leva le nez vers la nouvelle arrivante. Tous les Nicolaevitch et Mac Leold s'étaient retrouvés dans le même wagon, et visiblement cette fille était une Nicolaevitch. Jazz ne l'avait jamais vu à un sordide repas de famille. Elle resta muette pendant quelques secondes, se contentant de fixer l'inconnue (qui se révéla être "Oxanna Nicolaevitch" ou "la fille à qui on ne refuse rien, normalement"). Bref mouvement de tête, signe négatif.

    "Non" fit-elle, sèchement. Aucune envie d'avoir une voisine de fauteuil. "Va voir ailleurs"

    S'en était suivie une prise de bec et au final, Jazz avait été obligée de supporter Oxanna pendant tout le trajet. Enfermée dans son mutisme, elle ne lui avait même plus adressé la parole.

    Dans l'après-midi, l'américaine s'était transformée en furie imbuvable. La seule personne qui osait lui parler risquer d'être retrouvée en charpie. Roxanne Mac Leold, une de ses cousines avec qui elle aimait parler musique en fit les frais. Elle avait osé prendre position dans l'histoire Oxanna/Jazz qui avait repris dès leur entrée au Manoir. Mais ce cher Arsène fut certainement la victime préférée de Jazz, une tête à claques parfaite. Mais quand elle avait appris qu'ils partageaient la même chambre, l'idée de le pousser dans les escaliers et le retrouver mort en bas lui avait bel et bien traversé l'esprit.

    A présent, la jeune femme était toute seule - c'était préférable, si on ne voulait pas assister à un meurtre dès le premier jour - dans le salon, attendant patiemment que ce drôle de type, Jimmy se ramène. Seule avec un livre, une biographie étonnament intéressante d'Andy Warhol et des autres superstars de la Factory. Dix huit heures venaient de sonner, d'autres êtres humains ne tarderaient pas à entrer au salon. Et comme par hasard, ce fut cet abruti de Vitaly. Silence glaciale. Après leur dernière conversation, rappelez-vous lors de la soirée dans un appartement à la propriétaire cinglée, elle avait décidé de ne plus jamais lui adresser la parole. Elle se contenta de fixer la page soixante trois de son livre. Heidi, l'exubérante, débarqua et se fit généreuse au niveau des signes de main. L'associable Mac Leold leva les yeux au ciel, d'un air exaspéré mais en lui adressant un léger sourire - notez le progrès. Roxanne débarqua. Okay, voilà, Jazz redevenait taciturne - pour changer me direz-vous. Se doutant que le défilé humain n'allait pas s'arrêter, elle préféra se replonger dans son bouquin, tentant de faire abstraction du reste.

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Mallory Mac Leod

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 18:58

    Ainsi Mallory Mac Leod avait été soupconnée ? Comment papy et mamy avaient pu se méfier de sa jolie tête blonde ? Elle n'avait pas l'air d'une vandale... Si ? Quoi qu'il en soit, elle était là et elle ne pouvait plus rien y faire. Rien, sauf découvrir l'identité du coupable. Même si c'était elle. Ben oui, on peut jamais être sûrs de rien. Et vu comment Mallory avait commencé l'année...

    Le groupe de suspects était arrivé au château quelques heures auparavant. Isl avaient fait la rencontre des trois personne qui étaient censées "s'occuper" d'eux. Ils avaient ensuite été mis au courant de la répartition des chambres.
    Mallory attrapa sa valise et jeta un coup d'oeil au papier qui indiquait son numéro de chambre. Elle monta les escaliers et se rendit dans la chambre numéro 6. Quand elle ouvrit la porte, elle eu la surprise de voir que ses colocataires étaient déjà arrivés. Et elle eu une surprise encore plus grande quand elle s'appercu que ses deux colocataires étaient des garçons. Et l'intimité dans tout ça ? Question stupide. De toute façon il n'y avait aucune intimité dans ce château étant donné le nombre de caméras cachées... Mais quand même ! Elle entra dans la chambre pour voir ses nouveaux colocataires et découvrit qu'il s'agissait de Andrew Kerrigan et ... Jayden Nicolaevitch ? Pendant près de deux minutes, Mallory fut clouée sur place. Elle regardait la scène de cette chambre bouche bée. Elle secoua la tête pour reprendre ses esprits et tenta de ne rien cacher les apparences sous des airs de fille assurée.
    Elle se rua sur le lit près de la fenêtre. Andrew était justement en train de s'y assoir, elle le devanca. «Honneur aux filles mon grand !» Elel vida sa valise dans la grande armoire et redescendit en bas sans un mot en prenant soin de faire un petit geste d'aurevoir aux deux garçons avec lesquels elle allait devoir partager une partie de sa vie.

    Une fois en bas, elle se trouva deux compagnons de jeu avec qui elle passa toute l'après-midi. Il fallait qu'elle renoue des liens avec Vitaly et celui-ci était en compagnie de Adam. Elle les suivit, avala deux ou trois trucs pas très sains et les aida à jouer avec la corde à sauter qu'ils venaient de toruver. Elle tenait la corde et la faisait tourner pendant que les deux garçons s'amusaient à sauter par dessus. Elle essaya une fois et fut ravie de voir que ses vieux reflexes de primaires ne s'étaient pas éteints. Vitaly tenta un autre essai et il s'étala par terre. Mallory avait remarqué l'accélération que Adam avait donné à la corde quand était venu le tour de notre cher Vitaly. Elle ne fit aucune réfléxion. Quelques instants plus tard, ils entendirent la cloche sonner. 18 heures. Il était temps d'y aller. Ils se rendirent dans le salon et virent que certaines personnes étaient déjà là. Mallory adressa un grand sourire à Jazz, sa grande protectrice. Mallory alla s'assoir sur le bord du canapé près de la cheminée. Quelques instants plus tard, Heidi entrait. Elle s'assit sur un fauteuil près de Mallory et celle-ci pensait déjà aux superbes soirées qu'elles allaient pouvoir passéer ensemble... Roxanne, une de ses nombreuses cousines et qu'elle ne connaissait pas très bien entra aussi. Tous attendirent patiemment l'arrivée des autres nmembres des deux familles.
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Jayden Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Lun 27 Oct - 23:46

Jayden n'avait strictement rien compris quand on lui avait intimé de faire ses bagages et de prendre un train pour une destination inconnue, sur ordre des grands-parents Nicolaevitch, doyens de la famille et qui avaient une autorité indéniable sur celle-ci, même si Jayden ne les avait pas vu depuis... un sacré bout de temps. Peut-être même des années. Il n'avait jamais vraiment été proche de l'ensemble des Nicolaevitch et de cette partie-là de la très vaste famille encore moins. Heureusement pour lui, ses parents n'avaient pas une 'fibre familiale' très développée et ne le forçait pas à les fréquenter. Il n'avait pas spécialement de préjugés mais avait pu constater avec le temps que sa propre famille était bien trop fanatique pour son caractère totalement pacifique et il préférait encore passer du temps avec la famille rivale, les Mac Leold.

Comprenant qu'il n'avait pas vraiment le choix et que l'affaire semblait plutôt sérieuse, Jayden fourra au hasard des affaires dans un vieux sac de voyage avachi et suivi la personne qui était venue l'informer jusqu'à la gare. Une fois dans le train, il eut la surprise de constater qu'un grand nombre de Nicolaevitch et de Mac Leold étaient réunis là -fait exceptionnel, d'autant plus qu'ils n'avaient pas encore cherché à s'entretuer-, dont un certain nombre lui était familier.

Il eut alors droit à de vagues explications, quelqu'un avait tracé le blason des Mac Leold sur une tapisserie qui ornait l'un des murs de la demeure Nicolaevitch. Ô combien terrible crime pour les deux familles si haineuses l'une envers l'autre. Et tous les jeunes gens qui se trouvaient là étaient soupçonnés de cet outrage. Ce qui ne justifiait pas tellement la présence de Jayden, jamais il n'aurait fait une chose pareille, il était sans doute l'un des membres les plus 'sages' des deux familles de ce côté-là et ne prenait en aucun cas part à leurs conflits. Il savait parfaitement qu'aucune personne qui le connaissait n'aurait pu envisager sa culpabilité mais, aussi absurde que soit la situation, il n'y pouvait rien, il fallait parfois se contenter de se plier aux instructions sans chercher à protester. Il se demanda seulement ce qui allait advenir de ses études et de son emploi mais n'y songea pas très longtemps, jugeant qu'il avait d'autres priorités pour le moment.

Le trajet en train fut relativement court, au bout de deux heures seulement ils arrivèrent au Manoir de Forest Row, propriété des Nicolaevitch perdue dans une forêt. Ils firent connaissance avec les deux gouvernantes qui allaient s'occuper d'eux durant leur séjour, Anita en ce qui concernait les Nicolaevitch, qu'aidait un dénommé Jacob, ancien concierge à l'université londonienne que Jayden eut la surprise de reconnaître, l'ayant déjà aperçu entre les murs de celle-ci.

On leur indiqua un rendez-vous au salon Tchekhov à 18 heures précises ainsi que la répartition de leurs chambres, mixtes, autre détail qui étonna Jayden. On lui avait attribué la chambre numéro 6, avec Andrew Kerrigan et Mallory Mac Leold. Il les connaissait déjà tous les deux, ce qui l'arrangeait, même s'il se demandait en quoi Andrew pouvait bien être impliqué dans leurs histoires de famille. Sans doute les patriarches n'avaient-ils voulu exclure aucune piste -au point d'intégrer des innocents certains à leur investigation, comme lui-même.

Mallory s'attribua le lit près de la fenêtre vers lequel Andrew s'avançait justement, prétextant la priorité accordée aux filles, rangea ses affaires dans l'armoire en bois massif qui trônait dans la pièce et repartit en les saluant d'un signe. Jayden adressa un vague sourire à Andrew, il ne l'avait pas revu depuis très longtemps et ne savait pas tellement comment se comporter avec lui. Il se contenta donc de jeter négligemment son sac sur l'un des deux lits restants, sans même prendre la peine de le défaire, et ressortit de la chambre.

Il alla rejoindre son meilleur ami, Isidor, qui avait aussi été embarqué dans cette étrange histoire, bien que Jayden soit convaincu qu'il n'aurait pas fait plus que lui une chose de ce genre. Ils discutèrent un moment de cette situation déconcertante, avant que l'heure du rendez-vous collectif n'arrive. Ils se rendirent dans le salon et Jayden alla se laisser tomber dans un canapé confortable sans réfléchir davantage, attendant que le reste des deux familles arrive.
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Harlow Mac Leold

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Mar 28 Oct - 2:48

Oh ! Un jeu lubrique. En plus, Harlow avait été fichée dans le train par une grosse bonne femme avec qui elle avait sympathisé - dans le cas de Harlow, le terme ''sympathisé'' signifie un échange cinglant de répliques cyniques et acerbes -. Les genoux remontés sous le menton, un air de chien galleux au visage, elle avait cependant rapidement changé d'air à la vue de celui qui était obligé d'être son compagnon de voyage. Le pauvre Dorian s'était fait tiré jusqu'au siège par la vieille matronne et s'était affalé dans le siège avec un air qui trahissait ses pensées. Joie ultime ! Harlow le gratifia d'un de ses plus grands sourires de peste et lui colla un baiser sur la joue qui fut suivit d'une réplique pas très catholique :

« Hum... Maintenant tu vas en avoir des raisons de fantasmer... »

Mis à part sa joie inexpliquée face à la situation, Harlow ne laissait pas deviner ses pensées. À vrai dire, elle n'avait qu'une idée vague de ce pourquoi elle avait été conviée, par les doyens Mac Leold, au château de la famille Nicolaevitch. Une histoire loufoque de peinture ou quelque chose du genre. En fait, elle ne se sentait aucunement concernée, mais le jeu était assez amusant pour qu'on s'y prête : des Mac Leold enfermés avec des Nicolaevitch dans un luxueux manoir avec un crime à résoudre. Elle se croyait dans un mauvais reality-show ou dans une partie de Clue...
Elle avait révêtu pour l'occasion une tenue criarde, extravagante et juste assez dérangeante pour se faire taper sur les doigts par mamy et papy Mac Leold : slims d'un jaune citron, ses escarpins Prada d'un noir rutilant, une veste style armée de couleur noire laissant entrevoir un soutien-gorge d'un vert menthe aguichant. Elle avait ramené ses cheveux dans un chignon négligé d'où s'échappaient des mèches rebelles et avait complété le tableau avec une casquette noire.

Fidèle à elle-même, Harlow avait fait en sorte que Dorian ne s'ennuie pas et elle lui avait déballé ses théories sur le pourquoi du comment. Évidemment, elle se foutait éperduement de savoir qui avait joué le vandale et semblait s'y intéresser juste pour légitimer sa présence dans l'enquête. Bon, elle faisait une suspecte parfaite : une jeune fille rebelle, sans foi ni loi, déjà allée en désintox et avec un penchant non modéré pour l'alcool. Pourtant, elle avait beau se creuser les méninges, tenter de déterrer les cadavres qui gisaient dans sa mémoire, elle ne voyait pas quand elle aurait pu venir pour accomplir un tel geste. Entre temps, le train s'était arrêté et avait vomi la plupart de ses passagers. Harlow passa devant Dorian, mais eut tout de même le réflexe de lui saisir la main. Elle ne pouvait risquer de perdre son jouet, puisqu'elle savait bien qu'il ferait tout pour la fuir.

Elle le tira jusqu'à une pièce déserte et entreprit de fouiller les moindres orrifices de la pièce, histoire de trouver quelque chose d'amusant à se mettre sous la dent, une cigarette peut-être ? Elle fouilla dans son sac à main et s'alluma une cigarette. La fumée lui fit du bien, psychologiquement, bien entendu et elle se mit à tournoyer autour de Dorian avec une joie non dissimulée.

« Oooh ! Dorian, on va s'amuser ! »

Elle s'arrêta net derrière lui et s'approcha de son oreille.

« La discorde qu'il va y avoir... Oh ! Je te sens déjà jubiler sur place, mon joli ! »

Le silence qui règna ensuite était d'or. La jeune femme sentait la tension palpable. Elle était restée quelque minutes, les lèvres suspendues à quelques centimètres de la joue de Dorian, un sourire ironique accroché à sa bouille d'ange déchu. Le tintement mélodique de l'horloge brisa la fine glace qui avait figé le temps et elle se dirigea vers la porte en gambadant, laissant le jeune homme derrière elle. Le salon était déjà occupé par quelques personnes, mais, apparement, son entrée fut remarquée. Elle repéra le visage famillier de Vitaly et son sourire s'élargit.

« Oh ! Le Grand Vitaly est ici... Inutile de chercher le coupable, alors ! »

Elle lui adressa un énorme sourire éclatant et lui envoya un baiser avant de s'affaler dans un fauteuil près de deux jeunes hommes qui semblaient être des Nicolaevitch.

« Alors, mes lapins, il commence quand ce jeu ? »
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Dorian E. Tolstoï

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Mar 28 Oct - 12:43

Dorian n’était absolument pas du matin. Et la première victime de ce fait premièrement exposé était Josépha. Pauvre Josépha aussi sotte que laide, qui avait eut l’audace de le secouer tel un pommier.
Il devait être dans les environs de huit heures, les grands rideaux crème de la chambre du jeune homme jonchaient le sol, cachant les premières lumières. On avait ordonné à Josépha la sotte -sublime surnom me direz vous- d’aller réveiller Dorian pour une histoire de… En fait, on ne lui avait rien dit, juste qu’il devait prendre un train, car Josépha la sotte ne savait jamais rien. Nous pouvons imaginer que ses camarades de galères tenaient à entretenir son surnom. Elle avait donc bondi dans la chambre du jeune homme, et pour en revenir au présent : l’avait secoué avec la douceur d’un sumo. Bien.

« Sotte, tu es virée. »
Lâcha la voix sous de draps épais, avec une clarté étonnante.
Josépha la sotte parti en courant, ne remerciant même pas Dorian d’avoir entretenu son surnom jusqu’à la fin. Ensuite une autre domestique arriva, lui expliquant, avec une espèce de sourire assez mauvais et surtout inexplicable -ou explicable si on prend en compte Josépha- qu’il devait prendre un train dans moins d’une heure pour des raisons qui lui était à elle-même assez floues, mais qui semblait assez graves. Cela concernait apparemment les deux familles Mac Leold et Nicolaevitch, auxquelles il était bien évidemment étranger, et dont il n’avait pas grand-chose à faire en ce moment même. De ce fait, il décida qu’il n’irait pas à cette pseudo réunion de dégénéré, et que dormir était une occupation bien plus enrichissante. Bien mal lui en fasse, tout le monde n’était pas de cet avis ; on le tira de son lit, le priant de s’habiller le plus vite possible, on lui fit la liste de ce que les domestiques avaient mis dans ses bagages. Beaucoup trop, à son humble avis, car cela signifiait qu’il allait y rester pendant un petit bout de temps.

A présent curieux de ce qui l’avait entrainé là dedans, il s’habilla d’un blaser avec en dessous un tee-shirt blanc des plus simple en col V, d’un slim un peu sombre, et de Repetto vernis en ce qui concerne ses pieds. Il arriva sain et sauf sur le quai du train, son sac Lancel en main, et aussi seul que pouvait l’être un lépreux. Personne pour s’occuper de lui ? Bien, tant mieux. Il décida que puisque personne ne faisait attention à lui, il n’avait rien à faire là. Douce illusion cassée en morceau par le bras bien en chair qui vint le toucher. Anita la grosse qui semblait être la gouvernante de la famille Nicolaevitch. Doux Jésus, on ne jure pas jeune homme.

Ce corpulent tas le mena ainsi de force à un wagon, lui disant avec un regard malsain qu’il était presque plus dangereux de sauter du train en marche que de rester avec elle. Et devinez avec qui ce gros tas l’avait mis ? Cette drôlette d’Harlow.
Son abattement total du être grossièrement trahi par son visage, car Harlow ne put s’empêcher de parler pendant tout le voyage, ne laissant pas au jeune homme le loisir de dormir, il la laissa cependant inventer son monologue pour s’assoupir quelque peu. Comme je vous le disais, Dorian n’était pas du matin. Il écouta cependant avec attention lorsqu’elle parla de pourquoi ils se retrouvaient tous ici, et ponctuait son monologue de quelques fades exclamations.
Enfin ils arrivèrent, Anita leur dit que ça ne servait à rien de se cacher dans le train, car elle et les’autres’ -dire sur un ton énigmatique s’il vous plait- allaient fouiller ces wagons jusqu’à trouver le moindre petit rat. Superbe.
Dorian eut à peine le temps de prendre son sac et de sortir, qu’il senti une main se glisser dans la sienne. Doux Jésus. Il fut entrainé dans une pièce avec une gaîté qui ne le rendait que plus stoïque.

Et lorsqu’elle approcha ses lèvres de sa joue, il posa agilement ses fin doigts sur son menton, faisant bouger son visage de quelques centimètres en l’orientant vers ses yeux. Approchant ses lèvres des siennes à une distance qui aurait parut peu catholique, il lâcha quelques paroles teintées de menthe, en réponse à sa provocation de toute à l’heure.

« J’ai déjà bien assez matière à fantasmer, jeune fille. »

Et malgré ses paroles plus qu’explicites, aucun sourire n’avait daigné éclairer son visage. Il passa sous silence la réponse à sa dernière réplique : il était plus qu’évident qu’il jubilait d’avance devant ces évènements plus qu’inattendus. Du moins, presque.
Les coups de dix huit heures sonnèrent, Harlow se mit à gambader vers le salon Tchekhov, suivit de loin par Dorian qui fumait une cigarette avec légèreté. Il vint s’assoir sur un fauteuil, sortant le bouquin qu’il trainait toujours sur lui, et qui pourtant était dans un état parfait.
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Adam Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Mar 28 Oct - 14:13

A peine réveillé, Adam fut envoyé dans le premier train qui partait en direction.. du manoir de Forest Row. Le temps qu'on lui explique la situation, le jeune homme était déjà en rogne. Partir pour une durée indéterminé, en compagnie de sa famille, et des Mac Leold, à l'aide, au secour. Il se demanda aussitôt quelle personne était assez débile pour peindre une quelconque chose sur un mur.. un court instant, Adam se demanda même si ce ne pouvait pas être lui. Mais après réflexion non, quitte à détériorer quelque chose, autant bien le faire, et donc pas seulement un mur.
Mais bizarrement, le trajet ne fut pas très long. Arrivé à destination, tout le monde se dirigea d'un pas nonchalant vers le manoir.

La plupart des jeunes partirent déposer leurs valises dans leur chambre. Ce que fit également Adam, et à sa grande surprise.. il se retrouvait avec deux filles. Intéressent, avec une Mac Loald en plus de ça. Ses affaires déposés, le jeune Nicolaevitch redescendi, et vit son cousin Vitaly, avec qui, après avoir fait un rapide tour du propriétaire, partirent en direction de la terasse. Parce que oui, les deux gus, qui partageaient normalement une même haine l'un envers l'autre, étaient devenus depuis peu les meilleurs amis du monde. Allé comprendre pourquoi, peut-être la défonce, leur boulot à plein temps les avaient-il enfin rapproché ?

Dans tous les cas, ils trouvèrent une merveille, en d'autres termes, une corde à sauter. Verte et rose. Durant tout l'après-midi, les deux garçons jouèrent comme deux gosses, à essayer de sauter convenablement au dessu. Je dis convenablement, parce que bien entendu, ils étaient défoncés. C'est peut-être pour ça que le trajet pour arriver dans ce manoir avait paru plus court que la normal, peut-être parce qu'ils avaient fumé deux joints ? En tout cas, c'était la grosse marade pour eux. Mallory, une Mac Leold blonde (dont il avait un bague souvenir lors de la soirée clandestine) leur tenait compagnie.
Lorsque se fut au tour de Vitaly de sauter, étrangement la corde allait un peu plus vite, ce qui fit trébucher le jeune russe. En effet, Adam ria assez fort pour que tout le manoir l'entende. Quelle belle chute, il était tombé en avant, tel.. personne. C'est ça qui était magnifique. Puis il lui sortit « C'est pas juste mec, dès que c'est moi qui doit sauter, tu tournes plus vite.. » Hinhin, étrange en effet. Ou pas. Vitaly et Adam avait beau être pote, Adam aimait toujours ridiculiser-emmerder-se sentir toujours supérieure, bref, prenez l'adjectif que vous voulez, vous avez pigé. Adam regarda son cousin, un sourire amusé, puis il roula des yeux.

«Ah ouais ? Désolé mec, je fais pas gaffe. »

Ou la réplique parfaite du type coupable. Puis dix-huit heure sonna, et quelques personnes commencèrent déjà à occuper le salon. Adam lacha la corde à sauter, puis Mallory et lui-même partirent direction le salon. I y fit son entré, et remarqua Vitaly avachis au fond de la pièce sur un canapé, Heidi, Melody machin, l'ex de Vitaly, et quatre ou cinq autres personnes installé. Il remarqua un fauteuil rouge pétant, près d'une fenêtre, il s'y dirigea d'un pas nonchalant, attendant l'arrivé d'il ne savait qui.
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Alexei Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Mar 28 Oct - 14:28


    Lui, tendre enfant innocent et pur à tout point de vue. Se retrouvait soupçonner, dans une sombre affaire, qui plus est. Le pire dans cette histoire était sans doute la façon dont on le lui avait annoncé. Il devait être...disons...7heure du matin, si ce n’était pas plus tôt, et de toute évidence, le jeune homme dormait encore profondément. Sa bouche se tordait en tentant d’exprimer des mots qui ressemblaient bien plus à des babillements de bébé, ses cheveux étaient en pagaille, et les couvertures étaient tirées juste en dessous de son visage. Un bruit strident de volet que l’on ouvre avec conviction s’était rapidement frayer un chemin jusqu’à ses oreilles, mais le jeune homme se prit pas directement conscience que ce bruit ne faisait pas partie de son rêve ou il était élégamment vêtu d’un treillis et d’un débardeur turquoise.

    « Debout. »

    Ces paroles, quant à elle, semblaient étonnements réels, dans l’esprit d’Alexei. Et bien vite, la sensation poignante que quelqu’un le fixait avec la ferme intention de le réveiller simplement par la pensée se fit sentir. Après un bref froncement de sourcils, ses paupières s’étaient lentement ouvertes. Ses yeux s’écarquillèrent, et presque mécaniquement, le jeune homme avait remonté les couvertures sur son visage. Quelle vision d’horreur, dès le matin. Une vieille femme se tenait juste au dessus de lui, la peau ridée à souhait, les pupilles presque inexpressives, si ce n’est qu’elle parvenait extrêmement bien à faire comprendre qu’elle n’était pas encline au marchandage. Lentement, Alexei perdait espoir qu’une quelconque tentative d’évasion par-dessous les draps soit possible, et il se résigna donc à faire réapparaître sa petite frimousse. Soudain, les couvertures disparurent. Cette femme avait décidément une force de titan pour réussir à enlever, et les draps, et les couvertures, et la couette qui en somme, pesait une tonne. Grelottant de froid, le jeune homme ne s’était pourtant pas levé directement, mais avait attendu que la mégère l’empoigne sauvagement et lui laboure l’épaule de ses ongles mal limés. Alors qu’elle le remettait sur pied, le jeune homme aurait juré apercevoir un sourire narquois sur les lèvres gercées de la vieille femme. Avec une mine incrédule mélangée à de la totale incompréhension peinte sur le visage, il s’était approché du miroir qui trônait contre le mur pour y examiné son épaule et voir si un indice, une preuve des tortures que lui avait infligé cette personne était visible. Malheureusement, seul de petite trace rouge persistait, et elles n’allaient pas tarder à disparaître.

    « Vos baguages, vous devez les faire. Tout de suite. »

    Tandis qu’il se retournait et scrutait vaguement la pièce, le jeune homme se rendit compte que faire ses valises seraient un jeu d’enfant. De toute manière, toute sa garde robe gisait au sol, en pile ou encore savamment éparpillée. La vieille dame semblait, en apparence, attendre patiemment, mais la petite veine battant à ses tempes trahissait son énervement intérieur. Ne souhaitant pas se manger une gifle révolutionnaire, Alexei enfila rapidement un jeans qu’il trouva par terre, ainsi qu’un T-shirt ou était écrit « Food not bombs », accroché la vieille à un coin de son lit. Alors qu’il attrapait sa miteuse valise déposée il fut un temps au dessus de son armoire, et qu’il ramassait les fringues pour les mettre en boules à l’intérieur, il coulait des regards discrets vers cette femme qui devait sans aucun doute possible être Miss France 1871. Elle le fascinait... Toute cette grâce, réunie dans un seul corps. A cet instant précis, et heureusement, il s’était rendu compte qu’il divaguait complètement, ses mouvements se firent donc bien plus rapide, et la valise fut prête en un temps record. Satisfaite de ses performances de Tyran, elle lui avait fait rapidement comprendre qu’il devait prendre le train, et qu’aucune discussion n’était possible, ni même envisageable. Alexei avait écouté les conseils à la lettre, ne paraissant pas suspect le moins du monde, et se demandant encore pourquoi, pourquoi, et encore pourquoi, il se retrouvait toujours dans la merde, quoi qu’il fasse.
    Le trajet avait été rapide, contrairement à ce qu’il s’était imaginé. Il s’était amusé tout le long à se regarder dans la vitre et à remettre en place bon nombre de ses mèches de cheveux qui semblaient vouloir prendre leur envol. Arrivé dans le hall d’entrée, on l’avait sommé de monter ses valises à sa chambre, qu’apparemment il partageait avec deux autres personnes. Il ne retint que le nom de Sienna, évidemment... La valise n’était pas très lourdes, mais ses bras étaient frêles, et les escaliers, interminable, c’est pourquoi il eut la nette impression que ses épaules s’étaient maintes et maintes fois déboîtées le temps qu’il atteigne enfin la porte de la petite pièce de fortune.
    Enfin, le jeune homme était redescendu, et avait fait quelques pas dans le hall, avant de sortir dans une petite cour ou il retrouva Sienna, objet de tous ses désirs. Leur disparition soudaine pouvait paraître terriblement suspecte aux yeux des autres mais ce n’est pas pour autant que le jeune homme s’interdit de prendre la jeune fille par la main pour l’emmener derrière ce qui ressemblait vaguement à un cabanon. Une aubaine, qu’elle n’ait pas dédaignée l’accompagner. Ils n’avaient rien fait de très intéressant, à par peut-être ce moment ou Sienna avait mis dans sa bouche un brin d’herbe en guise de pipe.
    D’une drôlerie cette fille, d’une drôlerie... Mais ils s’étaient tout deux bien vite rendus compte que dix-huit heure sonnait, et ils avaient tous rendez vous dans le salon. En bon gentleman qu’il n’était pas, Alexei n’attendit pas la demoiselle pour s’y rendre. Et une fois rentré dans la grande pièce, il se rendit compte que quelques personnes étaient déjà là. Un fauteuil bien éloigné du centre de la pièce, aux coté de l’un de ses cousins, nommé....Vitaly si sa mémoire était bonne, lui semblait une place confortable. Blasé, et cheveux pleins de brins d’herbe séchés sans le savoir, le jeune homme s’assit. Patient...
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Sienna Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Mar 28 Oct - 18:32

    C'est tellement cool, l'inceste. Surtout quand tout le monde y croit, mais qu'il n'a pas lieu d'être. Les gens vous voient partir au fond du grand jardin du manoir, main dans la main avec votre cousin, et ils sont tellement curieux et avide de savoir - même du plus inutile -, qu'ils se disent que c'est forcément pour coucher, ou autre chose de louche. Malheureusement, pour leurs scoops et pour leur estime d'eux même, Sienna et Alexei s'étaient simplement isolés pour ne pas avoir à trop approcher les autres, en antipathiques qu'ils étaient. Pour chercher le coupable, expliquer à Alexei ce qu'ils faisaient là, et lui dire combien Harlow avait été chiante lors de leur départ. Harlow, qui avait très gentiment réveillé ses deux adorables colocataires, Sienna et Esther, absolument pas prévenues de leur départ pour Forest Row. Mais sûrement trop endormies pour désobéir, elles s'exécutèrent, firent leurs valises, avec la précieuse aide de leur écervelée aux airs de mère poule. Son extrême gentillesse, ce matin là, compensa avec la débilité profonde et habituelle qu'on lui attribuait. Elle bavarda, bavarda, avec les murs qu'étaient Sienna et Esther, pas encore assez réveillées pour oser lui taper dessus tant elle devenait chiante. Le cauchemar ne prit fin qu'une fois à la gare, où chacune des jeunes femmes pu plus ou moins choisir ses compagnons de route. Esther et Sienna s'étant éclipsées pour ne pas passer tout le voyage en train avec Harlow, cette dernière n'eut sûrement aucun problème pour trouver une autre victime. Et Sienna la plaignait, cette pauvre personne, pendant qu'elle était assise seule dans un petit wagon autorisé aux fumeurs, seule, mais bien heureuse de ne pas avoir Harlow, ni qui que ce soit d'autre, à part ses cigarettes, pour lui faire la conversation.

    Mais à l'arrivée au manoir de toute la progéniture Mac Leold et Nicolaevitch, Sienna fut heureuse de voir tout ce petit monde réuni. Vitaly aurait un stock de drogue suffisant pour tous les habitants, et Jazz, égale à elle même, resterait la fille la plus antipathique de sa connaissance. La jeune femme ne s'ennuierait donc pas, malgré la débilité de certaines sous-merdes elles aussi suspectées. Chacun fut affecté à une chambre, y monta ses valises, provoquant un bruit monstre, comme Sienna l'imaginait dans les colonies de vacances, bien qu'elle n'ai jamais fréquenté l'une d'entre elles, même dans sa plus tendre enfance. Par chance, oui... Mais l'idée qu'elle s'amuse avec ces gamins la quitta bien vite, et pire encore quand elle croisa ce jeune homme, dans sa chambre, mal poli et aussi stupide qu'elle, qu'elle avait rencontré quelques jours plus tôt. Un regard noir, un bruit de valise qu'on balance sur un lit et Sienna était déjà repartie, effrayée à l'idée de dormir dans la même chambre que ce présumé aimant à minettes. Que l'étiquette sur la porte appelait Dorian, et cette même étiquette, qui rassurait la jeune femme, en lui annonçant qu'Alexei serait le troisième occupant de leur chambre. Rassurée, oui, et heureuse, même, Sienna dévala gracieusement les escaliers, trouva son cher et tendre ami dans le grand salon. Lui prit la main, pour aller au fond de ce jardin où personne ne les verrait, et les soupçonnerait plus encore de tout et de rien. Les 18 heures approchèrent, et Alexei ne se retint pas de partir sans elle, bien que sûr qu'elle ne resterait pas seule dehors bien longtemps. Elle le suivi, naturellement, et vint s'assoirt à ses côtés, totalement passive aux évènements, aux remarques de Mamie Nicolaevitch, telle « Ca sent la cigarette, par ici. » Qu'elle parle, seule la tapisserie devait encore l'écouter. Et trop peu concernée par ce qui leur arrivait, à elle et à ces jeunes, abrutis par la coke ou leur popularité, Sienna se serait bien endormie sur l'épaule d'Alexei, ou sur celle de son voisin de droite, qu'elle ne regarda même pas. Elle aurait bien le temps de tous les admirés, de les aimer ou de les détester : leur séjour n'allait pas finir de si tôt.
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Lily Rose Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Jeu 30 Oct - 0:29

    Tout ce raffut pour une simple tapisserie gribouillée. Heureusement que les Nicolaevitch et les Mac Leod avaient du temps et de l'argent à revendre ! Lily-Rose faisaient visiblement partie des suspectés puisqu'elle avait été tirée du lit à l'aube par une des multiples servantes qui peuplaient le manoir de la famille dans le seul but de satisfaire tous les désirs des Nicolaevitch. J'exagère un peu, peut-être, mais si peu ! Toujours est-il que la petite blonde fut contrainte de faire ses valises pour elle ne savait même pas combien de temps. Et faire un caprice s'avérerait inutile avec les patriarches de la famille, elle le savait parfaitement. Alors, elle se contenta de fourrer quelques vêtements dans une valise. Heidi lui prêterait le reste ou lui indiquerait où se servir. C'était sa spécialité, taxer les affaires des autres, après tout ! Sans comprendre ce qu'il lui arrivait, Lily se retrouva sur le quai d'une gare au milieu de tout un tas de petits héritiers Mac Leod et Nicolaevitch. "Quelles grandes familles, décidément !" fut à peu près ce qui traversa son esprit quand elle se rendit compte que beaucoup de visages lui étaient totalement inconnus. Mais, à en juger par la tête d'enterrement que tiraient les grands parents, toute cette histoire n'allait pas être une partie de plaisir. Enfin, pour beaucoup, Lily-Rose, elle, s'en fichait. Après tout, il y aurait Heidi et Andrew : de l'amusement et un chevalier servant ! De quoi pouvait-elle rêver d'autre ? Visiblement, sa cousine trouvait quelque chose de réjouissant dans ce petit séjour : voir les uns et les autres s'entre déchirer peut-être même jusqu'au meurtre. Oui, il y avait un petit quelque chose de satisfaisant là-dedans. Peut-être serait-il amusant de les aider un peu à faire monter la tension ? Ce genre de plans on ne peut plus risqués et osés occupèrent la majeure partie de la conversation des deux jeunes filles durant le voyage. Le pauvre Andrew qui était à côté semblait ne même plus écouter. Il avait l'habitude à force, il fallait avouer ! Puis ils arrivèrent dans leur jolie prison. Première épreuve pour les vilains délinquants ? Monter leurs valises seuls ! Comme des grands ! Riez, riez ! Mais quand les trois quarts ont pris de quoi tenir un an sans problème ce premier problème s'avère être un véritable défi ! Lily-Rose n'avait pas chargé à bloc sa valise comme Heidi l'avait fait? Un véritable escargot celle-là !

    Ah Heidi, je suis si excitée ! Tu as toujours des idées tellement grandioses ! Monter nos valises, je ne pouvais rêver mieux, railla Lily avec un sourire.

    Vu la difficulté que semblait éprouver Heidi à gravir les étages avec sa valise, la petite blonde devina aisément que sa cousine avait encore emmené toutes ces choses si utiles qu'elles ne sortaient jamais de la valise. Enfin, Lily-Rose était mal placée pour parler vu que la moitié de la sienne était très certainement remplie de trucs farfelus comme des ours à la guimauve (bien sûr, indispensables pour elle !), des livres écrits en russe ou japonais (qu'elle ne parlait pas, soit dit en passant, mais c'est si joli), quelques casses têtes ou trois puzzles deux mille pièces mélangés dans une même boîte (au cas où ils s'ennuieraient, vous savez). Point positif dans ce vieux manoir ? Heidi et elle allaient partager la même chambre avec un certain Lilian Mac Leod. Inconnu au bataillon. Une future victime des deux cousines détraquées, s'il n'a pas de chance... Une fois tous les escaliers gravis, les deux folles, un poil essoufflées, s'apprêtèrent à investir leur chambre quand Andrew décida que sa charmante princesse lui devait bien une récompense. De quel genre ? Je ne vais pas vous le dire, petits curieux, voyons ! C'est donc un moment après sa cousine qu'elle arriva dans la chambre pour poser sa valise sur le lit à côté de celui d'Heidi. La jeune femme en question avait disparu de l'endroit et Lily Rose décida donc de rejoindre le lieu de rendez-vous. Elle attrapa un livre qu'elle avait emprunté à la bibliothèque où elle travaillait. Il était écrit en elle ne savait même pas quelle langue mais la blondinette avait décidé qu'il s'agissait là d'un roman retraçant la vie d'une fée serial killer. Une histoire tout simplement fascinante si l'on se fiait à la façon dont elle était plongée dedans, assise derrière un fauteuil à côté de la cheminée.
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Esther Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Jeu 30 Oct - 13:35

    Esther avait ménagé toute la soirée de la veille. Elle n'avait pas bu, s'était couché très tôt et avait fait en sorte que rien ne puisse perturber sa nuit. Toutes ces préparations lui avaient demandé des efforts tels, qu'elle n'aurait jamais cru qu'il puisse s'en trouver, rien qu'une esquisse, à l'intérieur de son être. Tout cela, non afin de préparer son voyage pour l'horreur suprême qui l'attendrait bel et bien le lendemain : la prison de Forest Row -car quand bien même elle eût su ce qui l'attendait, elle serait parti au loin dans une forêt reculée de façon à ce que personne ne puisse la retrouver pour la conduire dans le dit manoir- mais, pour parvenir à s'éveiller à la suite de son rêve. La pauvre toquée avait lu les techniques des surréalistes et n'avait pas eu besoin d'y penser deux fois pour avoir la folle idée de faire comme eux. Une artiste ? Sans doutes.


    Mais tous ses plans avaient été ravagés par une monstre hideux, portant sa graisse avec efforts, la peau ridée parcourue de choses rouges ressemblant à des fils, parlant d'une voix grave, terrifiante et caverneuse. Et ce monstre, n'était pas dans ses rêves, lui. Ou elle. La créature avait, de son cris atroce, violemment éveillé la pauvre jeune femme perdue dans ses rêves, qui après avoir pesté avait fourré quelques affaires dans une besace, s'occupant mieux du plan de sa fuite que de la nature des affaires se retrouvant dans le fond de son sac. Elle ne savait pas ce qui l'attendait mais voulait déjà s'échapper. La faramineuse et monstrueuse bonne femme l'avait, après les cris et les vociférations, tirée jusqu'à un wagon empli de Nicoleaevitch et Mac Leold. Après 2 heures de train passées à faire un compte rendu de sa hmmm "valise" pour en venir à une conclusion qui aurait volontiers été remplacée par une autre - mais c'était indéniable, même un catcheur professionnel sans nom se serait rendu à l'évidence que le matériel se trouvant dans ce pauvre sac vert n'était pas suffisant pour une survie correcte en communauté- , elle n'avait toujours pas élucidé le mystère familial qui la conduisait à cette horreur.


    En sortant du train elle s'écarta discrètement du troupeau pour tâter l'herbe du jardin. Cette herbe ne lui faisait aucun effet -mais notre ami le catcheur professionnel sans nom sait aussi très bien que le gazon ne fait pas d'effet particulier à qui que ce soit. Esther releva la tête, et, et, aperçut un ectoplasme rouge et jaune s'avancer en agitant les bras. Euh non, en fait c'était une jolie jeune femme qui ressemblait à un ectoplasme rouge et jaune agitant les bras. La femme parla. Esther répondit. Et, de paroles en paroles une discussion se forma. Les deux femmes entretenaient cette discussion tout en s'avançant vers là où tout le groupe se trouvait.


    Rosemary,-elle s'appelait Rosemary- avait une théorie particulière sur la drogue qui était différente de celle d'Esther mais Esther en avait une trop particulière pour qu'une théorie présente des similitudes avec la sienne. Cependant, la discussion avait totalement exclu le fait qu'elles se trouvent ici et pourquoi elles se trouvaient ici. N'oublions pas qu'elles étaient des junkies puristes et que rien ne peu interrompre une discussion sûr l'herbe.

    << Mais tu vois si on prend une famille d'ours. Et, des ours pour enfant, pas des ours méchants qui grognent et font peur quand on les voit, des oursinouchi bien mignooooons...Quoi ? Lui ? Il a une valise qui a de l'herbe dans son ventre? aaaaaaaaaaaaah ; aaaaaaaaaaaaaaaaaaah <(ceci n'est pas un rire mais de longs "aaaaaaah") >>
    << La situation est critique, la valise monte à l'étage >>
    Elle lui adressa un regard des plus sérieux.
    << Es-tu prête ? >>
    Après quelques secondes de silence elle se leva brusquement et lança en s'esclaffant :
    << Alors, Vieeeeeens >>
    Toutes deux montèrent quelques marches et virent le détenteur de la valise et Lily Rose qui partageaient leur salive. Seulement, la valise n'était plus avec son détenteur.
    << EEEEERFEEEEUUUUH C'est quoi sa chambre ? Tu le sais ? >>
    Comme la réponse était négative, elle se résigna.
    << Je vais poser mon bou de sac dans ma chambre. 18 h a sonné depuis 5 minutes. Pas bien. >>


    Alors, elle se dirigea vers son cachot qu'il faut appeler "chambre" et posa son bout de tissus empli d'objets hétéroclites qui était sensé être une valise. De toutes façons les choses n'ont pas de sens propre. Elle alluma une cigarette et descendit dans le salon, adressa un coup d'œil complice à Rosemary et s'assit par terre contre un mur. Elle faisait mauvaise fille à côté de tous ces gens assis sur leur fauteuil. C'était consternant. Elle ajouta pour elle-même << J'espère qu'on mange bio en enfer >> Elle ne savait toujours pas pourquoi elle s'y trouvait, dans cet enfer qui a comme seul adjectif pouvant elucider le mystère : "familial".
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Litzy Mac Leold_

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Jeu 30 Oct - 16:04

Ahem. Ainsi donc les soupçons s’étaient aussi tournés vers elle. Litzy Mac Leold. Hey ! Elle était intéressée par des choses un peu plus… Marrantes. Enfin, d’après elle. Et si on y réfléchissait bien, en la connaissant et en sachant un minimum ce qu’elle avait dans la tête, on pouvait avoir quelques petits doutes sur son innocence. Quoi ? Quelqu’un avait-il seulement imaginé une seule seconde que la jolie rousse serait aussi blanche que la neige ? Ce n’est pas le doigt dans l’œil que l’on se fout, mais carrément le bras. D’accord. Ce qu’elle montrait, c’était carrément le contraire.
Elle s’était retrouvée dans un train parce que papy et mamy en avait eu la fantastique idée. Une fois descendue sur le quai, elle et les autres suspects suivraient la même direction. Eh oui, destination le Manoir de Forest Row. Hum. Comme lieu de vacances, on aura vu mieux. Quelque chose à déclarer Litzy ? A part qu’elle n’avait rien à foutre ici et quand bien même elle était la coupable, elle était suffisamment intelligente pour ne pas se dénoncer elle-même et laisser de preuves derrière elle, il était complètement inutile de l’obliger à rester ici. Les vieux avaient torts. Enfin, il fallait les respecter. Non ? Ben… Tant que c’était en apparence, tout allait bien.
Ca faisait déjà plusieurs heures qu’elle était dans ce foutu manoir. Elle n’avait même pas quitté sa chambre. Rapidement, elle avait regardé les personnes présentes avec elle. Enfin, les autres « coupables jusqu’à preuve du contraire ».

Au moins, Lilian était là. Même s’il restait introuvable et que de toute façon, Litzy n’était pas franchement d’humeur à parler avec qui que ce soit. Sinon ? Il y avait Vitaly. Elle l’avait vu dans le train, et quand ils avaient marché jusqu’au manoir… Et vu l’état dans lequel elle l’avait aperçu, pas besoin de faire un dessin. Elle-même avait bien envie de prendre une bonne dose. Se fumer une clope ? Déjà fait. Et pas qu’une. Et quand on parlait de dose, il ne s’agissait plus de nicotine depuis longtemps.
Pendant un bon moment, elle était restée allongée sur son lit à fixer le plafond, ses cheveux roux encadrant son visage. Ses doigts tapotaient doucement son ventre. Au rythme des secondes. Qu’est-ce que ça pouvait être chiant ! Alors elle s’était redressée. Et s’était remise à penser pour oublier un point important, qui ressemblait à quelque chose comme « je veux ma dose et je la veux maintenant ! ». Charmant. Concernant la présence de Vitaly, au moins était-elle sûre de ne pas s’ennuyer ferme tout le temps. Pour ce qui était de Lilian, il avait beau être présent avec eux, ce dernier n’avait pas intérêt à la délaisser pour faire tout ce qu’il voulait en l’abandonnant à l’ennui. Enfin. En tant que cousin préféré, il ne le ferait sûrement pas.

Debout maintenant, faisant les cent pas dans la chambre qu’elle partageait avec trois autres personnes, Litzy avait fini par faire un tour dans la salle de bain. Là, face au miroir, elle avait contemplé son reflet. Moui. Parfaite comme d’habitude. Encore que. Probablement le manque de sommeil pouvait se lire sur les traits apparemment fatigués de son visage. D’autant plus qu’on ne lui avait pas laissé énormément de temps pour se préparer d’une manière que l’on pouvait qualifier de digne de ce nom.
Alors elle était là. Avec ses yeux marrons, presque rouge, sa peau blanche, ses cheveux longs… Son débardeur moulant blanc en coton imprimé subtilement argent, son veston noir, son slim en jean gris clair et ses escarpins s’accordant avec son veston. En gros ? La demoiselle était passée en mode « lendemain de fête ». Comme à peu près tous les jours. Rien de très étonnant donc.

Doucement, un sourire s’était dessiné sur son visage. Elle savait qui il y avait dans sa chambre. Oxana Nicolaevitch, Chiara Mac Leold et… Vitaly. Au moins, ça promettait d’être assez sympathique. Comme quoi une personne comme elle pouvait trouver de l’amusement n’importe où et n’importe quand. Etait-il nécessaire de rappeler que son occupation favorite était de jouer avec le feu ?
Jetant un coup d’œil à sa montre excessivement chère, merci le compte garni de papa et maman, la demoiselle avait poussé un soupir. Le temps de l’amusement, ce serait après. Elle aimait peut-être défier énormément de choses, mais pas au point où « suicidaire » ferait partie de son caractère. Litzy cherchait des moyens de s’amuser. Pas de mourir sous le poids des punitions de sa famille. Déjà qu’abandonner le confort lui était impossible…
Bref. Il était presque dix-huit heures. Direction : le salon Tchekhov. Toujours autant d’humeur à parler aux autres ? Et encore ! A cause de ces conneries, ses fantastiques plans qui étaient sensés l’occuper étaient partis en fumée à la seconde où on l’avait tirée du lit. Génialissime. Vraiment.

Sans vraiment regarder autour d’elle, étant probablement passée dans son fameux mode « c’est pas le moment », Litzy s’était assise sur le premier fauteuil qu’elle avait trouvé et qui était libre. Croisant les jambes, son coude s’était posé sur l’accoudoir, tandis que sa tête prenait appui sur sa main. Puis elle avait relevé les yeux. Si elle n’était pas une bonne actrice, elle n’aurait sûrement pas pu s’empêcher de sourire en voyant Vitaly. Là ? Elle avait conservé cette même attitude pour ensuite regarder ailleurs. Comme si elle cherchait quelqu’un des yeux. Et pourquoi pas Lilian ? Pas encore là.
Bon. La résolution qu’elle prenait ? Elle ne parlerait pas tant qu’elle ne serait pas obligée. Pas l’envie. Fatiguée (encore que, ça dépendait pour quoi). Et dégoûtée de devoir passer du temps ici, alors qu’elle aurait dû être ailleurs.
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Rosemary Mac Leold

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Jeu 30 Oct - 17:06

    Pour être de mauvaise humeur, ça elle l'était. On l'avait sortie de son lit ce matin, prétextant une histoire insensée de vandalisme chez les Nicolaevitch et on lui avait annoncé, comme ça, subitement, qu'elle allait devoir partager son quotidien avec une multitude de personnes, issues des deux grandes familles pour une durée indéterminée. Au début, elle avait refusé catégoriquement. Qu'est-ce qu'ils comptaient faire si elle ne coopérait pas ? La tuer ? La bonne blague ! Seulement, après un moment de réflexion, la jeune femme s'était rendue compte que cette hypothèse n'était pas si farfelue et s'était résignée. Elle détestait manquer de temps et être prise au dépourvu. On ne lui avait laissé que quelques minutes pour se préparer, faire sa valise et rejoindre ses camarades de colonie de vacances sur le quai de la gare. Ce qui l'avait le plus étonné, c'était l'expression joviale de certains. A croire qu'ils étaient presque heureux d'être là : n'importe quoi.

    En plus elle avait froid. Vêtue d'une simple petite robe, la jeune femme tremblait et n'avait qu'une hâte, que ce foutu train pointe le bout de son nez ! Heureusement, celui-ci ne se fit pas trop attendre et elle pu se mettre au chaud. Devoir supporter le froid ou les conversations Nicolaevitchiennes et Mac Leoldiennes ? Dilemme. Elle prit place à côté d'une fille étrange aux cheveux rouges et soupira. Elle allait bientôt se réveiller et se rendre compte que tout cela n'étais qu'un vilain cauchemar, pas vrai ? Pas vrai. Le trajet se révela étonnamment court, peut-être parce que Rosemary ne voulait pas arriver à destination. Reste que cela était inévitable et qu'elle se retrouva bien vite devant le manoir, encombrée par ses valises et sa guitare sur le dos. Des sortes de clans semblaient s'être formés. Tout cela ressemblait étrangement à une mauvaise émission de télé réalité. La jeune femme esperait seulement être éliminée en premier.

    A vrai dire, elle se sentait stupide, plantée là. Elle regarda autour d'elle et son regard se posa sur la fille aux cheveux rouges. C'était pas le moment de jouer la fille antipathique à tendance misanthrope. Elle allait devoir passer un bout de temps ici, autant se faire au moins une alliée. Et puis elle avait l'air moins stupide que les autres. A moins que ce ne soit qu'une impression. Reste que Rosemary traina tout son paquetage dans sa direction et vint s'asseoir à côté d'elle.

    - Salut. J'ai pas l'habitude de faire ça mais ... moi c'est Rosemary et ça serait cool qu'on se parle. J'connais pratiquement personne. Par contre j'te préviens, j'suis difficile à vivre et j'aime pas les banalités.

    Après cette présentation quelque peu pathétique, la jeune femme s'attendait à une bonne réflexion acide. C'est ce qu'elle aurait fait en tous cas. Par chance, la plupart des gens étaient bien plus sympathiques qu'elle et la jeune femme entama la conversation qui dérapa bien vite vers les plantations et les substances illicites en tous genres. Tant mieux, elle était bien tombée en choisissant la fille aux cheveux rouges qui portait le doux prénom d'Esther. Tout en discutant, les deux jeunes femmes suivirent le mouvement, direction les chambres pour déposer tout leur bazar. Inutile de préciser qu'elle durent se taper toutes les marches une à une. Arrivées en haut de l'escalier, elles se séparèrent sur un sourire et Rosemary rejoignit sa chambre. Quelques personnes semblaient déjà s'être installées. Elle pria bien fort pour qu'il ne s'agisse pas de bimbos écervelées puis posa ses affaires, ne gardant que sa guitare, qui ne la quittait jamais ou presque.

    Elle se retrouva ensuite dans le salon, puisqu'apparemment, c'était les ordres. Pas qu'elle avait l'habitude les suivre mais se faire remarquer le premier jour n'était pas forcément une excellente idée. Elle aurait assez des autres jours pour trouver un moyen de se tirer de cet endroit. Pour l'heure, elle traversa la salle, evitant soigneusement de croiser le regard de qui que ce soit et s'asseya sur le rebord de la fenêtre, posant sa guitare sur ses genous. Elle enchaina quelques accords, le plus doucement du monde, histoire d'attendre ... attendre quoi ? Aucune idée. Reste qu'elle avait gardé ses Wayfarer sur le bout de son nez : pas vraiment envie qu'on la reconnaisse. Même si, franchement, qui pouvait bien se soucier de savoir ce qu'elle foutait ici.

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Jimmy
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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Dim 2 Nov - 16:12

Une heure était passée depuis que le coucou avait fait son exaspérant piaillement. Une heure que les résidents du Manoir attendaient quelqu’un ou quelque chose. Finalement, le quelque chose arriva sous la forme d’un vieux gus - d’une vingtaine d’année - hideux et vêtu d’une robe de chambre bordeaux encore plus hideuse que lui-même. Les pieds traînant, sourire niais, regard embué, pipe à la bouche, verre de whisky à la main, il se dirige et s’assoit sur un fauteuil, étrangement libre, au centre de la pièce. Jimmy est en retard, mais pourtant, il semblait convaincu d’être en avance.

« Bonsoir mes lardons, bon, passons les formalités, je sais que vous êtes très contents d’être ici. A ce propos, pour les cadeaux, il faut les donner à Berta.
Donc, pour les plus ignares d’entre vous, je vais, dans mon jour de bonté, vous expliquer tout ça. C’est pas l’envie qui m’anime, mais plutôt le souvenir du regard brillant de Mallory lors de notre dernière SM’s Party in the forest. J’te quiphe baby. »

Il adressa alors une chose vicieuse qui se voulu être un clin d’œil à l’adresse de la jeune blondinette.


« Bon sinon, venons aux faits, mon caniche Petit-Jésus m’attend. Un petit malin a cru bon de tagguer un putain de blason Mac Leold sur le putain de mur des Nicolaevitch. Sérieux les mecs, vous avez pas pensé à écrire Jimmy j’te love trop à la place d’un putain de lion en rut. Enfin, bon, bref, le mal est fait. Et c’est pour ça, bein que Mamie et Papy comptent sur vous pour balancer le coupable. Et accessoirement, pour vous entretuer. Ouais Alexei, calme ta joie mec. »

Jimmy fronça légèrement les sourcils en direction du jeune homme, avant de reporter son attention sur les jambes de Litzy, avec un sourire lubrique et un air intéressé.


« Venons en à comment vous allez sortir d’ici. Sérieux, à moins d’avoir des supers pouvoirs, vous ne pouvez vous échapper du Manoir, Papy et Mamie ont tout organisé. Des missions, mes lardons, des missions, et pas seulement pour vous amuser. A la clé de ces rudes efforts, des indices sur celui qui a osé vous foutre dans ce pétrin. Ensuite, libre à vous de le dénoncer ou d’aller le défoncer avec un club de golf, la direction -c’est-à-dire moi- ne sera en aucun cas responsable de tout ça. »

Il se leva finalement de son fauteuil, fit quelques pas et prit place aux côtés d’Harlow en la frôlant légèrement.

« En ce qui concerne le massacre au club de golf, j’espère que certains ou certaines penseront à enfiler un anorak, n’est pas Harlow ?
Passons aux choses sérieuses. J’espère que vous n’êtes pas fatigués mes lardons, la nuit va être longue, très longue même si vous êtes des pas doués de la vie. Nuit blanche pour tout le monde, soyez prêts à vous creuser les méninges.
Vous allez devoir veiller toute la nuit, l’enveloppe, contenant la mission et votre partenaire, pouvant arriver à tout moment entre vos blanches et innocentes mains. »

Vous êtes donc invité à créer un sujet le plus rapidement possible dans le lieu de votre choix, avec la personne désignée comme "camarade de galère" de votre personnage.
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Hazel Mac Leold

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Dim 9 Nov - 20:05

« J’espère pour vous que vous plaisantez. Quoi que même pour une blague, toute cette mascarade est de très mauvais goût. »

Hazel Mac Leold venait de parler. La voix calme et implacable, froide et hautaine de la sublime brune venait de s’élever dans le silence qui avait suivit les paroles de cette chose crasseuse, cet horrible bonhomme, cette hideuse créature semblant répondre au tout aussi hideux nom de Jimmy. Une voix qui venait de s’élever de la porte mais dont tous les membres de la pièce avaient parfaitement reconnu la propriétaire à l’instant où les trois premiers mots avaient retenti. Après tout, qui n’avait jamais entendu ce ton glaciale et méprisant, un ton à faire hérisser les poils le long de vos petits bras blancs et vous faisant clairement comprendre votre infériorité ? Immédiatement toutes les têtes se tournèrent vers la digne héritière des Mac Leold qui venait manifestement de franchir la porte seulement une minute plus tôt juste à temps pour entendre le pseudo-discours de cette…chose. Nullement dérangée par les regards plus ou moins bienveillants, plus ou moins mauvais, selon les cas, qui venaient de se poser sur elle, après tout Hazel était née et avait été élevée pour être épiée, enviée, admirée, observée en permanence, l’anglaise au charisme incroyable garda un visage impassible, dénudé du moindre sentiment, seul un petit sourire méprisant et un regard pétillant d’arrogance donnaient un peu de vie à ce visage qu’on aurait pu croire de porcelaine.

Il était manifeste que LA Mac Leold venait tout juste d’arriver sur les lieux : sur sa tête était encore posait une divine capeline en soie blanche Givenchy que le célèbre couturier français avait confectionnait pour l’une de ses illustres ancêtres, son trench Burberry couleur crème recouvrait toujours sa robe en cachemire noir crée spécialement pour sa délicate personne par son ami Christopher Bailey qui lui avait d’ailleurs une fois affirmé ‘ qu’elle était sa nouvelle muse ’ , et elle n’avait pas encore retiré les longs gants de laine fine Sonia Rykiel qui gardaient bien au chaud ses délicates petites mains blanches. Non, la splendide anglaise n’avait pas pris le train avec tous ses nouveaux petits camarades. Non, cela ne faisait pas des heures qu’elle s’ennuyait déjà dans ces lugubres pièces. Non, cela ne faisait pas plus d’une heure qu’elle attendait d’entendre ce qu’avait à lui dire un personnage hideux, tout droit sorti d’un mauvais film d’horreur. En effet, contrairement à la majorité des personnes présentes dans cette pièce personne n’avait réveillé Hazel à une heure totalement indécente pour la forcer à aller elle ne savait où – dans un château trop peu luxueux pour elle – avec elle ne savait qui – une bande de gosses de riches totalement paumés et toujours raides défoncés qui se détestaient – elle ne savait comment – dans un train, donc un transport collectif, pourquoi pas en métro aussi ? . Soyons sérieux, personne, où en tout cas aucune personne saine d’esprit, n’oserait sortir Hazel de bras de Morphée et de ses draps égyptiens de 800 fils pouce. C’est lorsque assise dans son immense et somptueuse chambre, située dans l’aile du château des Mac Leold qui lui était entièrement réservée, elle commençait à prendre le petit déjeuner que l’une de ses bonnes venait de lui apporter que sa grand-mère en personne vint lui apporter la triste nouvelle. Grand-mère Mac Leold était sans nulle doute la seule personne qu’Hazel respectait un temps soit peu & surtout la seule personne sur laquelle elle n’avait aucun pouvoir. Ainsi, lorsque avec calme et gentillesse – après tout Hazel était sa plus proche héritière et sa petite-fille préférée – elle lui apprit qu’elle allait devoir passer un temps indéterminé dans un l’un des nombreux châteaux que la famille Nicolaevitch possédait à quelques kilomètres de Londres avec les membres de l’édit famille et la sienne pour une sordide et pathétique affaire de vandalisme chez leur ennemi de toujours, Hazel sut parfaitement qu’elle n’avait d’autres choix que d’opiner et que toutes ses cajoleries flatteuses ou ses colères dévastatrices n’y changeraient rien. Sa grand-mère avait souligné le traitement de faveur qu’elle lui faisait puisque ce que allait être ses futurs colocataires avaient déjà été traînés dans leur futur prison depuis longtemps. Nullement réconfortée par cette précision, Hazel ordonna à ses domestiques de faire ses valises Vuitton & de prévenir son chauffeur, oui, elle partait.

Voilà pourquoi, Hazel n’était descendue de l’une des limousines familiales que quelques instants plus tôt et laissant le soin à son chauffeur de descendre ses nombreuses valises notre Queen s’était dirigée vers l’intérieur du manoir puis vers le salon, lieu d’où lui prévenait des voix. Elle était donc arrivée juste à temps pour entendre cet homme ridicule faire un petit speech tout aussi ridicule et pathétique que lui. Immédiatement Hazel fut horrifiée, elle ne s’attendait clairement pas à cela. Comment sa grand-mère qui lui avait assuré que ce ‘ petit séjour serait l’occasion pour elle de se reposer et de passer d’agréables moments ’ pouvait l’avoir trompée à ce moins. Sa grand-mère qui l’adorait temps l’avait-elle réellement mise dans les griffes de cet abominable personnage et de tous les autres dégénérés de la famille Nicolaevitch ? Excédait Hazel avait pris la parole, de son habituel ton froid et assuré puisque les minables déjà présents ne semblaient pas aptes à émettre la moindre protestation. Alors qu’ils avaient tous le regard fixait sur son corps divin, la glaciale brune se mit à marcher dans la pièce le bruit de ses escarpins Louboutin résonnant dans le salon et reprit la parole.

« Que les choses soient bien claires, il est hors de question que vous vous adressiez à moi avec autant de familiarité. Vous ne semblez pas vous rendre compte à qui vous vous adressez. Oh, bien sur il y a ici des personnes ne méritant aucun respect, Hazel darda son regard mauvais sur Litzy, sa très chère cousine et ancienne meilleure amie, une pétasse sans aucune classe que Hazel avait un jour fait dégagé de son cercle très fermé d’amis, mais je ne suis pas de celles-là j’espère que vous l’avez compris. De plus vous semblez croire qu’ici vous commandez alors qu’il est clair que personne ne me donnera jamais d’ordres. Pour finir je pense, que les personnes ici présentes n’ont pas à subir vos propos et vos illusions de pervers en manque. » Elle adressa alors un sourire à Mallory Mac Leold, son amie & confidente à qui cet affreux personnage venait de faire une réflexion totalement inapproprié. Elle fixa quelques secondes l’hideuse personne à qui elle venait de s’adresser puis tourna tout simplement la tête faisant totalement fi de son insupportable personne. La Queen avait parlé.

Elle balaya de son regard pénétrant la pièce, s’arrêtant une demi- seconde sur chaque visage et s’arrêta sur celui de Jayden aka son meilleur ami. Le jeune homme était d’un naturel calme, patient et discret totalement l’inverse de la jeune Mac Leold et c’était sans doute pour cela qu’il était le seul qui arrivait à calmer Hazel et la rendre presque agréable, c’était aussi l’un des seuls qui arrivait à supporter son caractère plutôt…particulière – jamais elle ne qualifierait son caractère de mauvais, question d’estime de soi. Elle se dirigea alors vers lui, un sourire sincèrement ravi aux lèvres, s’assit à ses côtés sur un canapé plutôt confortable – dieu merci les lieux étaient un minimum décents – et se blottit contre lui non sans avoir au passage jeté un regard alliant mépris, haine et peut-être un petit quelque chose d’autre à Vitaly.
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Elizabeth M. Mac Leold

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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Dim 16 Nov - 21:05

Que la vie est compliquée surtout quand une personne, n’importe qui cela peut être, reçoit l’ordre de faire sa valises au plus vite pour une direction plus qu’inconnu vu que c’est un château inconnu de la mémoire de cette demoiselle, c’est stupéfiant, surtout quand ont c’est que sa famille va côtoyer une autre famille, ennemie, cela va de soit sinon c’est pas drôle. Connaissait vous les Nicolaevitch et les Mac Leold ? Bien sur…
Qui ne serait pas au courant de la haine que c’est deux familles dégagent l’une pour l’autre.

Alors voilà, elle avait du sautait dans le premier train qui comprenait un compartiment spéciale pour pas que la demoiselle, bien connu de tous pour sa richesse ne soit en contact avec les vulgaires personne qui occupé la 1ere classe pour rejoindre au plus vite ce si mystérieux château. Elle ne prit pas le même que sa sœur Hazel, ni le même que Lilian, qu’elle aurait voulut voir avant encore moi de se Nicolaevitch qui faisait et qui fait toujours battre son cœur. Bref, elle arrivait, seule, avec ses valises mais elle fut vite rejointe par sa famille et l’autre famille. Qui eut crut qu’un jour, deux famille opposées allez devoirs se supporter 24h/24h pendant une durée indéterminée plus ou moins longue. La vie allez être une horreur pour certaine personne, drôle pour d’autre ! Cela promettait d’être une expérience inoubliable.

Une fois arrivée, la jeune demoiselle du nom d’Elizabeth, oui enfin vous savez son nom ! Elizabeth Marina Zaïr Mac Leold. Elle rencontrait Jacob et leurs deux gouvernantes qui étaient leur nounou pendant leur séjour. Elles précisèrent qu’à 18heures, il fallait être au salon. Chacun eut quartiers libres pendant l’après-midi. Certains disparurent, d’autre retombèrent en enfance et Elizabeth, quant a elle, était avec sa sœur, son amie, avec qui elle s’entend le plus. Hazel.

Elles passèrent leur après-midi à fouiner dans le château, Hazel partie vite de son côté et Elizabeth continua sa visite émerveillé de se que le château lui réservait. Quand le coucou annonça qu’il était 18heures pétante, prise de panique, Elizabeth couru dans tous les sens pour retrouvé cette salle qui était le salon. Après dix minutes de marches intensive a travers le majestueux château, la jeune Mac Leold, la plus jeune d’ailleurs ou presque arriva enfin a son but suprême, le salon. Un invité surprise était censé l’attendre elle et les autres. Mystère…

Quand elle entrât, la salle était chaude et Elizabeth fut époustouflée par ce qui ressemblé a des tapis accrochés au mur. Subtile. Sans faire de bruit, elle se glissa parmi les invités et remarqua vite Hazel qui faisait, comme d’habitude, son pitch.


-Hazel… Qu’est-ce qu’on fou là ?

La demoiselle était pommée et elle avait l’air d’être la seule ou du moins les autres semblé parfaitement savoir se qu’il foutait la. Mon dieu qu’elle horreur, la semaine commencée bien !
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Lilian Mac Leold
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MessageSujet: Re: Bienvenue en enfer mes lardons [Collectif]   Mer 19 Nov - 0:21

Lilian avait rarement était autant amusé tout en ayant aussi si peu envie de rire. Il savait depuis longtemps que les vieux fossiles du château avaient un grain, et les soupçonnait de devenir de plus en plus gâteux, mais à ce point là il ne l'aurait jamais imaginé. C'était grave. Déjà qu'il ne les portait pas dans son cœur, surtout après s'être fait sauvagement jeter hors de la demeure familiale juste parce qu'on avait retrouvé sous son oreiller un soutien-gorge en dentelle et quelques traces blanches poudreuses sur la table basse Louis XV en marbre - quelle bande de coincés du bulbe, tout de même ... Et cette fois, alors qu'il n'avait rien fait pour porter atteinte à la pudeur et à la chasteté de leur réputation, rebelote ! Ils venaient lui chercher des poux jusque dans son retranchement d'ermite (bon, ermite bien entouré, certes, mais qui n'avait plus pensé à eux depuis des lustres - en fait depuis qu'il avait dépassé le seuil de leur maudit pénitencier qu'ils osaient appeler maison en arrachant sa chemise pour un semi-strip improvisé lui correspondant peu mais dicté par la pulsion de liberté du moment).

Mais ce qui par dessus tout lui paraissait le plus répugnant était de se voir ordonner aussi crûment et sans discussion possible de faire des choses stupides, inutiles et sans rapport avec lui par des personnes avec qui il n'avait quasiment aucun lien sinon celui du nom. On parlait de la "Grande Famille des Mac Leold" mais c'était surtout sectaire tout ça, il doutait sincèrement avoir la moindre goutte de sang en commun avec les deux croûtons qui se plaçaient avec arrogance au milieu de l'arbre généalogique aux branches mille fois trop étendues. Non franchement, il avait déjà dû supporter ses propres grands-parents psychopathes et au vices déformés et exacerbés par l'âge, qu'on n'aille pas lui en flanquer deux autres ! Et pourtant les gourous avaient le dernier mot ; même lui avait dû ravaler son cynisme enfermé mal à l'aise au fond avec sa glotte quand non exprimé, et courber l'échine devant leur air de basset mal léché.

Enfin, passé le goût amer de l'injustice et de l'orgueil froissé, tout ça paraissait finalement pouvoir se révéler amusant. Déjà la demeure avait de la gueule, rien à voir avec les palais hypra-modernisés dans lesquels il avait vécu à Los Angeles ... Il se sentit comme catapulté six siècles en arrière, et à la vue de la pierre grise et des immenses portiques grinçants du Manoir il en vint à se demander s'il faudrait s'éclairer aux bougies à fabriquer sur place et descendre chaque matin remplir sa marmite au lac avant de la chauffer dans l'âtre poussiéreux d'une vieille cheminée pour se laver. Le jeu du survivant version aristo friqué, classe. Mais déjà avant ça, quand sur le quai et dans le train il eut l'occasion de constater tous ceux qui s'étaient retrouvés enfoncés dans le même bourbier que lui, il fut certain que la petite expérience qu'on s'apprêtait à leur faire vivre ne pourrait être que mémorable ... S'il en ressortait sans un bout de chair tendre de Nicolaevitch entre les dents, il était prêt à prendre la soutane - avec son sex-appeal ça lui irait sûrement comme un gant, à en faire trembler les nonnes ... un vieux fantasme. Bref.

Dans le wagon où il se trouva propulsé, il tomba nez à nez, heureux hasard, avec la divine Chiara dont le charme ne s'amenuisait pas même dans le cocasse de cette situation. Nul besoin de préciser que les deux cousins, partageant le même triste sort de victimes aux mains fripées de leurs bourreaux aïeuls, s'éclipsèrent ensemble aussitôt le train arrivé à destination. Ce qu'ils firent, allez savoir, mais le tout les mit en retard pour la petite réunion organisée dans l'aimable but d'accueillir les jeunes hôtes. Ce n'était pas le genre de détail dont Lilian se formalisait, bien au contraire, si par son retard il pouvait irriter tant mieux, mais du coup il n'avait pas encore vu sa chambre - sa valise devait toujours croupir dans l'entrée - et il ignorait ceux avec qui il aurait le plaisir et la joie de partager ses nuits ... Ce qui l'embêtait tout de suite davantage. Le jeune vieux laid au monologue rauque et peu ragoûtant dont il était heureux de ne pas sentir l'haleine, il l'ignora complètement, et préféra se concentrer, du coin de salle d'où il venait d'arriver, sur l'observation des personnes présentes.

La première joyeuseté qu'il constata fut la suivante : qu'il était le seul mâle Mac Leold. Tout de suite ça donnait une sensation d'importance, et surtout de devoir envers toutes ses adorables cousines ... Finalement elle n'était pas si mauvaise, cette idée qu'ils avaient eue, les vieux croûtons. Parmi lesdites cousines, outre Chiara, il repéra Elizabeth, au visage d'ange ; Hazel, toujours aussi garce et désireuse de se faire remarquer, une adorable enfant ; Litzy, à qui il ne manquerait pas d'aller faire proprement la cour dés que tout ça serait fini, tout en inventant avec elle une nouvelle ingénieuse perversité à faire subir au brave mais répugnant gardien, il en avait bien l'intention ; et d'autres, avec qui il se savait parent mais qu'il n'avait jamais vraiment fréquenté. Parmi les Nicolaevitch, une bonne surprise étant donné qu'il ne s'attendait pas à le voir ici : Jayden était présent. Deux mauvaises ... ou meilleures encore, en fonction du point du vue : Arsène, le bougre, pour sûr il le narguait même s'il n'avait pas l'air de l'avoir encore remarqué ; et pire, ce démon d'Adam. À sa vue le sang de Lilian se mit à brûler plus encore qu'au voisinage d'une belle femme - mais rien de sexuel là-dedans, ne délirons pas, juste une rage grinçante qui lui fit serrer les poings.

Il croyait avoir fait le tour des têtes connues quand soudain il tomba sur deux visages qui l'étonnèrent : Heidi tout d'abord, qu'il avait rencontrée seulement une fois auparavant et ne connaissait pas vraiment ; que faisait-elle là ? Mais plus étonnant encore, il repéra Isidor, qui lui semblait-il n'avait rien à voir avec les deux familles - ou du moins c'était ce qu'il avait toujours cru. Et il connaissait Jayden ? Tout ça faisait de bien curieux hasards ... Il nota intérieurement de chercher à éclaircir la question, plus tard. Et ça commençait à faire un sacré programme, avec le mystère Heidi, le mystère Isidor, l'opération perversion d'Élisabeth, la taquinerie en passant de Hazel s'il pouvait, l'opération séduction (improbable) de Litzy, les coups bas ou les coups tout court à balancer aux Nicolaevitch - Arsène et surtout Adam -, la recherche du "méchant vilain coupable" s'il n'avait que ça à faire, et puis sa survie.

Il n'allait pas s'ennuyer.
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