Breaking Dawn

Vous sentez vous surveillés, chers agneaux ? Ne sombrez pas dans une crise de paranoïa, par pitié, ce serait gâcher notre jeu. N'ayez crainte, nous ferons attention à tout ce qui tombera dans nos innocentes oreilles... Ou pas.
 
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 And the red queen's off with her head (PV)

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Dorian E. Tolstoï

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MessageSujet: And the red queen's off with her head (PV)   Lun 3 Nov - 19:58

    Plutôt amusé par l’apparition plus que théâtrale de cet être qui semblait répondre au ridicule sobriquet ’Jimmy’, il était évident que n’étant pas une femme, il ne pourrait l’utiliser si rapidement. Il se contenta alors d’écouter plus que vaguement, entre deux sous entendus pervers, ce que cet énergumène déblatérait avec joie. Écoute superficielle qui s’avéra inutile, puisque Dorian avait déjà obtenu certaines informations par le garde fou des Nicolaevitch - oui, il avait prétendu être un envoyé de Jésus, et de plus, elle l’avait cru.
    Il se redressa cependant, sur le fauteuil, lorsque Jimmy entama son explication sur les missions. Missions qui prenaient un certain intérêt, puisqu’elles n’étaient plus simplement lucratives, mais nécessaires à leur sortie. A ce propos, il avait tout de même du mal à comprendre ce qu’il faisait là ; voyez, il n’appartenait à aucune des deux familles, avait certainement un alibi, et n’en avait finalement strictement rien à foutre de ces deux familles qui le séquestrait dans un endroit qui lui était inconnu. Donc, une réponse ? Était-il un simple élément perturbateur que roi et reine du jeu avait voulu introduire parmi les cavaliers ? Certainement. Souhaitait-il rentrer dans leur petit jeu à l’humour plus que douteux ? C’était encore à méditer.

    Nicolaevitch et Mac Leold quittèrent le salon Tchekhov avec un entrain perceptible - oh douce ironie - qui se traduisait par des grognements, et des regards plutôt… Animaux. Ce qui, en soit, restait un spectacle plutôt divertissant. Le jeune homme déchanta pourtant dans l’instant qui suivit lorsqu’il aperçu Mélodie Jazz Mac Leold. Avouons que ce n’était pas étonnant qu’elle soit suspectée, quand on y réfléchissait mais… Quelqu’un sain d’esprit n’aurait pas pu lui épargner sa présence ? Forcément, non. Ne lui restait-il plus que le temps de prier en récitant le ‘notre père’ ou encore le ‘je vous salue Marie’, reste de son éducation religieuse, pour qu’elle ne soit pas dans sa chambre, qu’il préféra tirer une dernière taffe sur sa cigarette, le sac Lancel rouge balancé sur le dos, tenu à une main.

    Montant les marches grinçantes une à une, il atterrit dans une chambre à la présence humaine inexistante, juste deux valises sur chacun des deux lits, laissant un troisième libre. Dorian se laissa lourdement tomber dessus, laissant échapper un soupir. Il lui fallait s’introduire dans le centre de surveillance de cette demeure, c’était une nécessité qui se faisait de plus en plus apparente. Seulement, il était de même évident qu’il ne pouvait faire ça tout seul, il lui faudrait donc trouver des personnes de confiance, ou à défaut, des gens qu’il pourrait tenir grâce à un honteux secret. Encore faudrait il que ces gens soient un minimum perspicace… Il s’allongea sur le lit, ce séjour allait être long.
    Et d'ailleurs, en parlant de gens... Dorian se leva avec un léger saut, et marcha à pas légers jusqu'à la porte de se chambre et des deux autres individus avec qui il allait la partager. Il se devait tout de même de savoir s'il devait faire attention dans son sommeil, ou autres. C'est ainsi qu'il se retrouva, un sourcil haussé, les bras croisés, devant les noms qui s'y trouvaient inscrits. Étrangement, les paroles d'Anita lui revenait en mémoire : on ne jure pas, jeune homme! Il ferma les yeux, voulant certainement se tranquilliser, ce qui de toute façon s'avéra pas vraiment utile. Et puis, si on y réfléchissait plus posément, ce pouvait être un réel plaisir que d'être dans la chambre de Sienna, une petite distraction à but simplement lucratif, ça pourra le détendre. Oui, voilà.

    Quelques minutes après ça, il était presque sûr que tout les gens avaient déserté le salon Tchekhov, c’était donc l’endroit idéal pour être un peu seul, ou du moins, sans autre présence que celle des caméras. Paquet de cigarette en main, il descendit au salon, tel le pauvre enfant perdu qui cherchait du feu. Personne en vu, retroussement de lèvres en un sourire léger, il s’approcha, avec une joie qui était perceptible dans le bruit de ces pas, de la bibliothèque qui ornait les murs du salon. 1984, Orwell, ça correspondait tout à fait à la situation.

    Et malgré ce qu'on pouvait penser d'un mauvais oeil extérieur, Dorian n'avait en aucun cas oublié la mission qui leur ferait passer à tous une nuit blanche. D'ailleurs, était-il la peine que je vous dise que c’était précisément dans ce genre de moment que quelqu’un vous dérangeait ? Pas vraiment


Dernière édition par Dorian E. Tolstoï le Dim 9 Nov - 13:29, édité 1 fois
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Sienna Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: And the red queen's off with her head (PV)   Mar 4 Nov - 19:54

    Leur Jimmy était vraiment bidon. Quitte à enfermer ces pauvres jeunes tous ensembles pendant une durée qui s'annonçait véritablement longue, Papi et Mamie auraient pu s'appliquer un peu sur le casting. Choisir un Jimmy mannequin et deux jolies suédoises pour Rosaly et Anita aurait été agréable ; peut être rassurant, de tous les voir, Mac Leold comme Nicolaevitch, se jeter sur eux pour un numéro, ou cinq minutes d'ennui en moins. A la place, et sûrement pour éviter quelque émeute de tous ces pauvres idiots, avaient préféré opter pour quatre piètres acteurs (Jacob n'aurait même pas été nécessaire) mais bon marché, dont un espèce de vieil ado tout aussi pommé que les autres, et assurément dépourvu de charme. Enfin, ce coup monté n'aurait que pour but de tous les faire craquer, de les garder jusqu'à épuisement de leurs stocks de coke et de cigarettes, et qu'ils repartent ainsi changés, cleans ou complètement malades. La coupable désignée par Mamie et Papy - certainement Harlow - avait été mise au courant, et recevrait des tonnes de rouges à lèvres et mascara à la fin de « l'aventure », une fois son rôle parfaitement joué.

    Mais bien qu'il soit terriblement ridicule et vraisemblablement stupide, Sienna écouta le pauvre Jimmy, déguisé tel Papy et ses amis du golf. Il essaya tant bien que mal de captiver un minimum l'assistance, avant de la relâcher, l'abandonnant à sa première mission. Cette manière qu'il eu de se sentir supérieur, de les appeler « ses lardons », et de leur parler comme à des enfants de 10 ans déplu certainement à beaucoup d'entres eux, et particulièrement à Sienna, bien que peu concernée ou intéressée par ce petit canular. Quand tous seraient partis, Sienna se feraient un plaisir de faire bouffer son enveloppe à Jimmy, plutôt que d'avoir à veiller toute la nuit. Mais à la place de ça, Alexei, assis à côté d'elle, se fit un plaisir de la tirée de sa rêverie sadique mais pas désagréable sur fond « The Enemy ». Un Alexei certainement pressé d'aller se coucher, qu'on avait sûrement pas prévenu, à propos du troisième occupant de leur chambre, à lui et Sienna. Elle savait, elle, mais son habituelle méchanceté l'obligea à ne rien dire. Préféra se garder l'égoïste plaisir d'exaspérer Dorian, bien qu'elle doute qu'Alexei le partage. Par précaution. Finalement, attrapa Alexei par le T-shirt, avant qu'il ne se fonde totalement dans la masse, cette mase de pauvres crétins assurés que pour sortir de là, le mieux serait de s'exécuter. « Si tu ronfles, je t'égorge. » Sa voix était faible, cachait l'idée qu'ils dormiraient ce soir. Et sincère, d'abord, Sienna se ravisa, admettant l'idée que peut être, ils veilleraient. Chacun de leur côté, d'ailleurs, car s'ils devaient dormir ensemble chaque soir, peut être allaient-ils devoir moins se fréquenter en journée, avant d'en avoir marre. Enfin, Sienna pensa à cette éventualité, mais n'y réfléchit pas plus longtemps, tant l'idée s'avérait stupide et inutile. En vint à se parler à elle-même sans crainte d'être entendue, la salle s'étant vidée. « Va dormir, mon ange. Ce voyage en train ne t'aura pas fait du bien... »

    Mais sûrement trop fatiguée pour écouter ce que son subconscient lui disait, Sienna sorti sur la terrasse, elle aussi déserte. Fouilla longuement les poches de sa veste, sans y trouver ses cigarettes ; regarda le paysage, faute d'avoir autre chose à faire. Se demanda quand ils allaient manger, si la nuit blanche commençait maintenant, et eu beau retourner la question dans tous les sens, n'y trouva pas de réponse. Retourna donc au salon, qu'elle aurait traversé sans lever la tête, si des pas autres que les siens n'avaient pas attiré son attention. Leva les yeux, s'arrêta net, et sourit. Sourit, oui, en voyant Dorian devant la bibliothèque. Et sans trop faire de bruit, s'avança pour s'assoir sur le fauteuil le plus proche de lui, en croisant les jambes de manière quelque peu... pas aguicheuse, mais presque. Elle le fixa, pesa ses mots, avant de s’adresser à lui. « Parce que tu sais lire, maintenant ? »
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Dorian E. Tolstoï

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MessageSujet: Re: And the red queen's off with her head (PV)   Dim 9 Nov - 13:27

    Voyez que j’avais raison, et comme le hasard est fourbe. A peine Dorian avait il choisi son livre, qu’une présence s’approcha de lui, et non contente d’avoir troublé sa solitude, vint s’assoir dans un fauteuil. Il se retourna, toujours le livre en main. Ses lèvres ne purent s’empêcher d’onduler en un sourire mauvais. Evidemment, ce n’était pas un individu sain d’esprit qui allait lui tenir compagnie, car pour cela, il aurait au moins fallu qu’il y ait des gens sains d’esprits dans ce manoir. Chose qui manquait cruellement à ces deux familles. Il pensa pendant un instant battre en retraite, prendre le livre, et aller dans un endroit où personne n’était susceptible d’aller, bien qu’en fait, il n’avait pas connaissance d’un tel endroit. Du moins, pas encore, et il n’avait pas le moins du monde envie d’aller dans cette espèce de confessionnal qui lui rappelait avec amusement et dégoût les télés réalités américaines, anglaises, ou encore françaises. Mais la petite remarque acide sonna, lui donnant une raison de rester.

    « Parce que tu sais lire, maintenant ? »

    Et comme c’était petit ! Dorian vint s’assoir, un fauteuil à côté de celui de Sienna étant libre, et n’étant pas un stupide pouf sur lequel on ne pouvait lire sans se demander à quel moment cette immense poire allait nous faire tomber. Les lèvres tirées en un sourire plus aimable, bien que toujours légèrement mauvais, il posa ses yeux sur elle comme on pose ses yeux sur une gentille enfant qui aurait des ressembles avec boucles d’or, et qui, de ce fait, serait l’innocence même. Allez savoir pourquoi. Car Sienna devait être le contraire de l’innocence, peut être pas l’exact contraire mais… Ou alors, peut être faisait il de l’ironie, vous savez, cette chose là. Mais rien n’était moins sûr.


    « Tu me lirais donc quelques lignes ? Nous savons tout deux comme la gentillesse t’étouffe. »


    Il posa le dit livre sur la table basse qui siégeait au milieu, pour se relever d’un pas léger. Etrange comme ce tableau semblait faux. Non pas tant le pinceau du peintre, mais plutôt… Quelque chose qui ne semblait pas être là initialement. Kamarad Tchekhov, à la moustache plus que suspecte, l’intriguait assez. Enfin, peu importait pour l’instant, il regarderait ça plus attentivement dans les instants qui suivraient, ou même dans les jours, puisqu’il semblait être ‘invité’ ici pour un bout de temps.
    Reprenant sa place dans l’agréable fauteuil, il leva des yeux vifs vers Sienna, attendant une réaction, quelle qu’elle soit.


    « Je vois. Tu préfères lire des BD, ou des ’j’aime lire’. »

    Il était étrange de voir comme le sourire mauvais qui égaillait son visage ne pouvait le quitter quand Sienna était dans les parages, et même, redoublait d’intensité. Admettons que c’était tout aussi petit que la précédente remarque de Sienna. Admettons, n’ayons pas peur.
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Sienna Nicolaevitch

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MessageSujet: Re: And the red queen's off with her head (PV)   Jeu 13 Nov - 19:14

    Admettons que leur petit jeu était franchement stupide. D'une petitesse qu'on ne leur connaissait pas, et qu'on leur aurait certainement reprochée, si on les avait vus. Mais leur petit jeu, tout neuf, comme ils ne se connaissaient pas depuis bien longtemps, s'avérait plutôt jouissif, pour ces pauvres idiots imbus d'eux-mêmes. Chacun s'en prenait plein la gueule chacun son tour, mais n'en demandait pas plus, un peu d'attention n'était peut être pas pour leur déplaire, finalement. Se dire que l'autre te trouve affreusement bête, qu'il te trouve sûrement moche, mais qu'il ose te le dire, c'est tellement bon, plutôt que vexant. Rassurant, de voir que cet imbécile est honnête et tout aussi stupide que toi. Dorian et Sienna l'étaient assurément, et ne peinaient pas à s'avouer leurs reproches l'un devant l'autre, bien qu'ils ne soient absolument pas fondés. Leur gentillesse les étouffant, leur égo étant d'une modestie peu commune, se le répéter mutuellement était tout naturel. Sienna sourit donc quand il lui rappela, par gentillesse toujours, qu'elle était elle aussi fâchée avec la lecture, et qu'elle aurait bien du mal à lire Orwell, même si elle le voulait (ce qui ne risquait pas d'arriver ; Vogue, c'est tellement mieux). Enfin, Sienna s'empara du livre que Dorian avait posé sur la table basse, s'enfonça bien dans son Louis XV à motifs et serra le roman contre sa poitrine avant de lever les yeux vers lui.

    « Tu comprends, il faut que je m'en imprègne, d'abord. Mais bon tu as le même problème, donc tu ne m'en veux pas, j'espère. Ta tolérance te tuera. » Ca s'appelle se défendre avec panache. Dorian ne penserait sûrement pas la même chose, et trouverait d'ailleurs de quoi renchérir, mais Sienna était plutôt fière d'elle. « Mais puisque tu es si fort, lis moi un passage, toi. Tu sauras certainement mieux mettre le ton que moi ; car tu l'as déjà lu de nombreuses fois, n'est ce pas ? »
    La jeune Nicolaevitch marqua une légère pause entre chaque phrase ; après tout, leur nuit s'annonçait blanche, et même si elle n'avait d'abord pas été très tentée, la compagnie de Dorian, bien qu'il soit particulièrement désagréable, allait peut être la faire changer d'avis. Et ensembles, peut être éviteraient-ils une compagnie plus dérangeante encore (Harlow, Jimmy, Leigh, et la liste est longue). Du moins, cette idée l'arrangeait elle, et Sienna ne lâcherait pas son nouvel ami (quel bien grand mot) de si tôt. Et comme elle l'aimait d'un amour fou et incontrôlable, lui envoya le livre le plus fort possible, en veillant à ce que le geste reste tout de même naturel, pas trop « fait exprès », lui laissant l'honneur, le plaisir de leur faire la lecture. Très sagement, se redressa, posa ses mains sur son ventre et ferma les yeux. Attendit que Dorian se manifeste, qui finalement ne se manifesta pas. Et comme il l'avait fait un peu plus tôt, Sienna se leva, et comme il l'avait fait un peu plus tôt, sûrement inconsciemment, se gratta la tête devant le tableau du Kamarad Tchekhov. Sourit intérieurement, fière de pouvoir se foutre ouvertement de quelqu'un sans qu'il ne se mette à pleurer. Saint Dorian.
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